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Mardi 22 août 2017

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Colonie Ghesquière

ORIGINE:
Le château d'Hollebecque à Marquette , entouré de fossés,avait été bâti en briques et pierres de Lezennes, dans le premier tiers du XVIII°s. (1720) par M. FOURMESTRAUX




Réf.ADN 33H106 plan Lille 34 1688

Origine antérieure:
- 10 octobre 1592: Marie DU BOSQUIEL fait le rapport d'un fief contenant 12 bonniers, 1,203 vergettes, éclissés du gros de le RIVE, tenant à la chaussée de Menin et à la Marque. Elle fait aussi le rapport: 1°) D'un fief consistant en la moitié de 11 bonniers 600 vergettes éclissés du gros fief de le Rive; 2°) D'un autre fief consistant en l'autre moitié des 11 bonniers 609 vergettes.
1609 - A la mort de la dite dame, Antoine, écuyer, Sgr. de THIEFFRIES de la BOUTEILLERIE, de HOLLEBECQ, son neveu, en ligne directe relève la RIVE
4 septembre 1615 - Jean du BOSQUIEL, écuyer, Sgr. de GADIMEZ; Jacques du BOSQUIEL, écuyer, Sgr. D'AVERDOING; Marie DU BOSQUIEL,- enfants de Pierre, écuyer demeurant à Lille et de Jeanne DELOBEL (Pierre DU BOSQUIEL lui-même, fils de Gérard et de Marie DELIOT), font rapport de le RIVE qui échut à Jacques DU BOSQUIEL allié vers 1609 à Marie DELANNOY, nièce de Jean LE VASSEUR, mayeur de Lille.
1630 - A sa mort le fief est relevé par Jeanne DELIOT, fille de Guillaume,(celui-ci frère de Marie DELIOT femme de Gérard DU BOSQUIEL). Elle avait épousé André de FOURMESTRAULX,bour
geois de Lille,anobli en 1623,qui, en 1640, relève la terre et seigneurerie de LE RIVE, comprenant sur Marquette 11 B. 609 v., à savoir: 2 B.408 v.aboutant aux terres de l'Abbaye, aux terres de Guillaume de COUROUBLE à une pièce de 2 B.215 v. nommé le camp à la longue voie - item, 2 B. 617 v.dépen
dant de la cense de le RIVE (occupée , en 1595, par Martin TRACHET fils de feu Gilles), tenant aux terres de Guillaume de COUROUBLE - item , 2,023 v.tenant d'un bout vers le grand chemin menant de Lille à Menin au jardin Nicolas SIX - item, 1,509 v. tenant à la piedsente passant par les dites terres menant de la cense de la RIVE vers Bondues aux terres desq hoirs Antoine de Flandre, et à Daniel MARTIN - item, 2B. 613 v.tenant aux terres du fief des OBEAUX, à celle de feu Antoine de FLANDRE - item, 2 B. 116 v.
André FOURMESTRAUX , chevalier, seigneur de VERT BOIS (Bondues) et des WAZIERS (Wambrechies), relève la terre et seigneurerie de le RIVE, s'étendant ès paroisses de Bondues, Marquette, Seclin, au trépas de sa mère Jeanne DELIOT, survenu le 29 avril 1648.
Jean André François FOURMESTRAUX des WAZIERS ,écuyer, épouse
Marie Anne Henriette de VICQ
Claude François, leur fils,baptisé à Marquette le 14 août 1676, écuyer, Sgr. de HOLLEBECQ, épouse Antoinette Albérique de BACQUERODE. Mort à Marquette le 12 novembre 1713, il fut inhumé aux Récollets à Lille.
24 août 1708 - Martine Eugénie Françoise des WAZIERS, fille de Claude François, décédée à Marquette.
31 janvier 1709 - Baptisé à Marquette, Claude François des WAZIERS , fils de Claude François
Marie Madeleine Françoise des WAZIERS, Dame de BEAUPRE à Haubourdin et de le RIVE vers 1784. Auguste Eugène Joseph DENIS DU PEAGE dit aussi DENIS DE LE RIVE.

Procès-verbal d'estimation du fief - Une maison de campagne occupée par la veuve Denise provenant de l'émigré DENIS DU PEAGE,contenant 1 B.550 v.compris potager,jardins, bosquets, fossés ainsi que la drève de la campagne à la chaussée de Lille à Menin et quatre petits flégards tenant à la drève sur l'un desquels se trouvait ci-devant la chapelle St. Roch
le tout aboutant de midi à la Marque; 13 B.4 c.tant en manoir, vergers,prés et terres à labour, le tout sis à Marquette, occupé par J.B. THERIN, cultivateur, provenant de DENIS DU PEAGE.
L'ensemble portant 14 B. 950 vergettes avec une maison de campagne,ferme, vergers, jardins, terres à labour, bosquets et bois de haute futaye, fut vendu le 13 Ventôse An V, 13 mars 1797, et n'atteignit pas le prix d'expertise...
réf.Spriet 1890

Mis en vente sous la Révolution, il fut racheté par le notaire de la famille DENIS DU PEAGE pour le compte de celle-ci.
Construit sans recherche de style particulier avec deux petites ailes sur le devant, il manquait complètement de ce qu'on appelle aujourd'hui "le confort moderne"...
" mon grand père avait eu la fâcheuse idée de faire abattre tous les plafonds anciens pour les remplacer par les lourdes fioritures si en honneur dans le second Empire. Tout ce qui était ancien ne trouvait pas grâce à ses yeux et était bientôt changé pour une horreur moderne "...Extrait de la lettre manuscrite qui me fut adressée le 8 novembre 1998 par M.François DENIS DU PEAGE à CHAVILLE...

Composition de la "maison de campagne":




Plan manuscrit de M. Paul DENIS DU PEAGE dans sa lettre écrite sur son grand père Théophile décédé le 11 avril 1850 et qui me fut transmise le 8 novembre 1998 par M. François DENIS DU PEAGE à Chaville
L' ensemble des renseignements ci-dessous exposés est issu de cette lettre...


A gauche, en entrant et donnant sur le vestibule, la sacris tie et la chapelle genre style gothique avec boiseries do rées; dans le choeur deux tableaux :St. Joseph et la Sainte Vierge par Watteau de Lille. St. Sacrement à demeure et deux fois par semaine , à 7h. , la messe était dite par le curé DETHOOR ou par son vicaire. Seuls les habitants du château y assistaient.D'ailleurs l'emplacement n'était pas bien grand et il n'y avait qu'une quinzaine de chaises. Après la messe déjeuner tous ensemble avec le célébrant qui était ensuite reconduit au presbytère en voiture quand le temps était trop mauvais.
A côté du vestibule,la pièce centrale était un petit salon à deux fenêtres et une porte centrale; ..."c'est là que se tenait le plus souvent ma Grand Mère , impotente, qui voyait de la facilement les allées et venues." réf. comme ci-dessus
A la suite, un autre salon ,ayant une cheminée, avait dû ser
vir de chambre à coucher; là se trouvaient les provisions du ménage et les confitures. ces deux salons se commandaient et il fallait les traverser pour se rendre aux lavabos.
Après le vestibule il y avait la cage d'escalier , puis la salle à manger. Celle-ci était assez petite pour l'ensemble, on pouvait mettre difficilement plus de 18 personnes à table.
Une grande cheminée permettait de s'y chauffer; c'est d'ail leurs le seul feu allumé au château jusqu'à la fin du séjour que la famille y faisait à la Toussaint...
Tout contre la salle à manger un immense salon avec glaces, assez peu meublé; dont on ne se servait jamais , "c'est là que mon Grand Père faisait sa sieste habituelle après son déjeuner..." Ref. comme par avant...
Dans ce salon eut lieu un banquet offert à Mg. de LYDDA quand il vint bénir la nouvelle église de Marquette (19/09/1880).
Enfin, de ce salon central, on pouvait passer à un autre salon mieux meublé avec cheminée en marbre et boiseries. Il fallait une occasion exceptionnelle et des hôtes de marque pour qu'on fait usage de cette pièce.Dans l'ensemble tout ce bas de maison était assez gai parcequ'on dominait à la fois l'entrée et le parc. Un pont en pierres suivi d'un perron à double escalier permettait de descendre au jardin.
"...Le premier étage comprenait deux chambres au-dessus de la chapelle et du vestibule, puis une longue salle servant de salle de travail pour les bonnes où un vieux billard à bourse dégarni de ses bandes servait de table.Après elle, se trouvait le quartier où logeait ma mère avec ses enfants; il y avait une chambre donnant sur la cour d'honneur,une autre avec cabinet de toilette donnant vue sur le potager. Enfin la chambre de ma Mère ,regardant le parc, où elle loge les plus jeunes enfants, à côté d'elle.Sur le côté jardin mon grand père et ma grand mère avaient chacun une grande cham bre à plusieurs fenêtres.
Enfin , le second étage était composé d'une chambre sur jardin où logeait mon Père, d'une autre sur cour réservée aux invités et une bibliothèque bien dégarnie de volumes depuis que le père WIART était passé par là !...
Le reste comprenait les chambres de domestiques et le grenier.
La cuisine et les différentes parties de la cave étaient solidement voûtées et entièrement recouvertes de carreaux céramiques anciens à dessins variés de couleur brune.; cette carapace était si fortement attachée aux murs qu'on ne put la détacher lors de la démolition du château.
Les fossés remplis d'eau croupissante servaient aux grenouil les et autres insectes et moustiques ; ma grand mère finit par obtenir que tout fut comblé; ce fut un long travail car on ne connaissait pas alors les petits chemins de fer DECAUVILLE; les ouvriers allaient chercher la terre au loin dans des chariots qu'ils faisaient rouler sur des poutrelles de bois ; il y fallait beaucoup de monde..." réf. comme ci avant.




Le parc tel qu'il était vers 1910, avec son plan d'eau et son petit pont de briques

L'arrivée au château se faisait par une série d'avenues de deux ou de quatre rangées d'ormes de toute beauté, la cour d'honneur étant fermée par une grille , à droite par la maison du jardinier, à gauche par les écuries et remises. Dans cette cour tapissée de chaque côté par les vignes , il y avait une orangerie, un fruitier, une place aux lapins. Les vignes produisaient abondamment d'excellents raisins que mon grand père voulait cueillir lui-même et qu'il rapportait dans son vieux chapeau de paille usé.Pour rien au monde il n'eut voulu se servir d'un panier propre...
Le centre de la cour était occupé par une petite pelouse entourée de massifs de géraniums.
La ferme était située derrière les écuries. A droite de la cour se trouvait le potager à cinq allées rempli d'arbres fruitiers; le jardinier: François PINTE se connaissait très bien en son métier.Les légumes poussaient à foison; mes grands-parents n'en profitaient pas seuls, comme dans toute campagne qui se respecte.Quant aux fruits récoltés c'étaient des prunes, abricots, brugnons, pêches, cerises blanches et rouges,cerises à l'eau de vie, châtaignes et même du raisin muscat sucré qui mûrissait exposé au plein soleil ;et de tout cela nous n'avions pas le droit de manger; on le fai sait bien parfois en cachettes à nos risques et périls.
A Marquette il n'y avait pas de serres on conservait quel ques plantes dans une pièce froide calfeutrée et au prin
temps on repiquait en couches.Mon grand-père aimait surtout les géraniums, les fuschias et les roses simples, des dahlias aussi parfois.Ces massifs manquaient de variété et étaient les mêmes chaque année; il n'y fallait pas toucher et jamais l'on ne mit dans la château le plus petit bouquet...
Le jardin comptait 8 à 9 ha.Je l'ai vu agrandi à plusieurs reprises par de nombreuses équipes de terrassiers. Dans la rue du château il y avait des allées en forme d'étoile, l'une d'elles était terminée par un groupe en pierres tendres.Deux fois grandeur nature qui représentait Hercule enlevant une femme; le groupe assez effrité fut jeté bas et brisé par les Allemands en 1915. La pièce d'eau était une addition du second Empire; la Marque faisait une courbe assez prononcée pour géner la batellerie; l'Etat la fit redresser et il se fit un accord entre lui et ma famille à qui était cédé l'ancien lit de la rivière, mais qui donnait en échange à l'Etat l'emplacement pour creuser un nouveau lit. Les déblais servirent pour faire dans le parc des mouve
ments de terrain. dans l'ensemble ce jardin avait été bien dessiné sans grande recherche toutefois. Mon grand père y passait ses journées à ratisser et à oter les mauvaises herbes comme un véritable homme de peine et c'était son seul grand plaisir.Bien entendu les enfants ne pouvaient pas déranger ces ratissures et étaient relégués dans une sorte de cul-de-sac avec défense d-en sortir.Si nos grands parents n'étaient pas difficiles pour nous ils avaient la manie de défendre tout et n'importe quoi en sorte qu'à Marquette tout était interdit. De là provenait l'aversion que tout mes parents ont éprouvé pour cette propriété. A l'âge de ma première bicyclette , en 1886,cette sorte de contrainte finit pour moi et il me fut possible de circuler à mon aise.




plan manuscrit de M. Paul DENIS DU PEAGE

Marquette perdit beaucoup de son agrément par la canalisa tion de la Marque et le développement des usines qui déver saient leurs résidus dans la rivière qui devint bientôt un cloaque pestilentiel. De plus les bateliers ne se génaient guère pour venir piller de sorte que mes soeurs n'osaient plus faire seules le tour de la propriété.
Malgré un inconvénient les quelques semaines que nous pas sions à la campagne paraissaient courtes; ma mère s'y plaisait par contre mon père et mon oncle ne pouvaient s'y voir. Nos grands parents ne recevaient que très rarement.

Mon grand père avait demandé par testament que la propriété ne soit pas vendue, mais plutôt donnée à moi (M.Paul DENIS DU PEAGE auteur de cette lettre - pour rappel-):
Dès 1896,année de sa mort,(le 9 avril), le château fut vidé, loué pendant quelques années à Me. Martin, à M.Hector FRANCHOMME et finalement vendu avec les avenues et la ferme sur les instances de mon oncle . M.Paul VANDAME acheta le tout pour 200 000F. prix qu'il récupéra facilement en fai sant abattre tous les arbres des avenues.
L'occupation allemande acheva le désastre et quand , en 1928, la ville de Lille chercha un emplacement pour établir une colonie de vacances elle acquit toute la propriété, rasa les ruines du château et les remplaça par des bâtiments dor toirs en briques ; ainsi il ne resta plus traces du château
D'HOLLEBECQUE si cher à mon aïeul...

Les amusements à Marquette étaient rares ; mon père aimait assez les illuminations,on allumait autour de la pièce d'eau un ruban de verre blanc, l'île était éclairée par les feux de Bengale et la barque circulait avec un couronnement de lanternes vénitiennes.
On y ajouta ensuite quelques pièces de feux d'artifices et des fusées en nombre,mais l'une d'elle ayant eu la fantaisie de partir dans les fenêtres du château,cette distraction fut supprimée. Un autre divertissement, gratuit celui-là , c'étaient les allumoirs au début octobre; tous les gamins du village, en momome, circulaient ayant une betterave creuse avec une chandelle allumée à l'intérieur ou, à défaut, avec une lanterne vénitienne,et ils chantaient à tue-tête :
" vlà les allumoirs pour ouvrer au soir; et les capotins pour ouvrer le matin"
Toute cette bande arrive au château par les avenues à la nuit tombante et cela faisait un défilé assez pittoresque, les enfants ne faisaient pas la route sans réclamer une "bringnolle" que mon grand père leur donnait en rechignant pour éviter un chahut général. Comme autre distraction , nous allions passer une après-midi à la foire de Lille et parfois nous faisions un déjeuner à Houplines et c'est tout , mais en ce temps là on savait se contenter facilement...




Du château Hollebecq à la Colonie Ghesquière...

VENTE DU 22 DECEMBRE 1938 :

Désignation :
Une bande de terrain d'une contenance totale de 440 m2, située à Marquette , C.V. 5, dit chemin St. Roch traversant les n° cadastrés: 755,760,769bis,761,762,784,785,786.
Cette bande de terrain d'une largeur de 2m. et d'une lon gueur de 220m.est acquise par la commune de Marquette pour permettre l'élargissement du C.V. 5 dit rue St. Roch...

Origine de propriété :
La bande de terrain présentement vendue se trouve décorporée d'une propriété de plus grande étendue, dénommée château et ferme Saint Roch, appartenant à la ville de Lille,au moyen de l'acquisition qui en a été faite pour son compte personnel, moyennant un prix payé comptant, du mandataire régulièrement constitué,de M. Paul Camille Joseph VANDAME, propriétaire , et Mme. Zélia Léonie Marie VANDEWYNCKELE,son épouse qu'il a autorisée,demeurant ensemble à St. André, suivant contrat de vente dressé par Me. Emile VANLAER, notaire à Lille,le 1ier. avril 1925...

Orgine antérieure :
La propriété sus désignée, de laquelle se trouve aujourd'hui décorporée la bande de terrain présentement vendue,dépendait de la communauté de biens réduite aux acquêts qui existait entre M. et Mme. VANDAME-VANDEWYNCKELE, au moyen des acquisi tions qui vont être énoncées, faite depuis leur mariage

1°) La presque totalité pour avoir été acquise par M. Paul VANDAME, moyennant un prix payé comptant, de :
1/ M. Ferri Joseph Marie DENIS DU PEAGE,écuyer propriétaire,
et Mme. Yvonne Amélie Marie DE MADRE DE NORGUET, son épouse de lui autorisée,demeurant ensemble à Lille, 94 rue Royale,
2/ M. Jules Jacques Marie DENIS DU PEAGE,écuyer propriétaire et Mme. Elisabeth Marie DE MADRE DE NORGUET, son épouse de lui autorisée,demeurant ensemble à Lille rue Princesse n°63, suivant contrat passé devant Me. Edouard MARTIN et l'un de ses collègues, notaires à Lille le 23 mars 1899...

2°)Une maison avec 1a.6ca.de fonds et terrain à front du chemin St. Roch, reprise au cadastre sous le n°465 de la section A , maison aujourd'hui démolie et dont le terrain se trouve englobé dans le n°761 du nouveau cadastre, a été acquise par M. VANDAME durant son mariage de :
1°: Mme. Elise Joseph DEPROST, journalière, demeurant à Marquette,veuve de Jean Baptiste Joseph LAGACHE
2°: M. Rémi LAGACHE, ouvrier tanneur, demeurant à Marquette et Mme.Appoline SOYEZ, son épouse autorisée
3°: Mme. Julienne LAGACHE, épouse assistée et autorisée de M.Charles DEFFONTAINE, imprimeur à La Madeleine
4°: Mme. Marie LAGACHE, épouse assistée et autorisée de M. Charles RENAUD, charretier, demeurant à Marquette,
suivant contrat passé devant Me.Paul DUCROCQ, notaire à Marcq en Baroeul, le 20 juillet 1902...

3°) une maison avec 1a.9ca.de fonds et jardin, située à Marquette , le tout repris au cadastre sous les n° 467- 468 de la section A (maison aujourd'hui démolie et dont le terrain se trouve englobé dans le n°761 du nouveau cadastre, a été acquise pour un prix payé comptant , par M. VANDAME,durant son mariage, de M.Charles VISCART et Mme.Octavie VERDURM,suivant contrat passé devant Me.Paul DUCROCQ, notaire à Marcq en Baroeul, le 4 août 1902....




Ainsi le château "Hollebecque" aura vécu près de 200 ans...

Aujourd'hui il a été remplacé par le C.D.L.- Centre de Détente et de Loisirs- Aucun des bâtiments n'a survécu et même la ferme a disparue en 1960 pour laisser place à la station d'épuration...

LA FERME "LETERME":


Comme nous l'avons vu précédemment la propriété DENIS DU PEAGE possédait une ferme ...Il fallait que celle-ci soit gérée par une personne compétente qui soit habituée de la profession et des exigences de l'agriculture. L'occasion se présenta pour une famille d'origine flamande qui résidait à WIJTSCHAETE (près de Ypres) et qui était rompue aux travaux de la ferme . Ce fut la famille LETERME qui vint en 1884 à Marquette et de laquelle les descendants furent les derniers à y exercer...

La famille LETERME:
C'est ainsi que les "anciens" Marquettois appelait la ferme St. Roch du nom de cette famille "la ferme LETERME"

Venant donc de Belgique, à Wijtschaete,en 1884, celle-ci s'est installée à Marquette dans la ferme de la propriété de M.Ferri DENIS DU PEAGE, connue sous le nom de "château d' HOLLEBECQUE", cette ferme sera abattue en 1960 pour laisser place à la station d'épuration. Elle restera le seul vestige de cette grande propriété dont les derniers bâtiments seront détruits en 1928, ils ne restait que ruines et tout fut rasé quand la ville de Lille en devint propriétaire pour y édi fier une "colonie de vacances"...La "Colonie Ghesquière"

Les premiers "Leterme" de Marquette :
Louis Bruno LETERME, né à Wijtschaete le 5 octobre 1854 est venu en France, à Marquette,à 30 ans ,avec son épouse, Marie Louise DESCAMPS ,née à Kemmel (B) le 2 février 1861, elle avait donc 24 ans à son arrivée à Marquette.
Ils sont venus de Belgique avec peu de choses, une charette avec queques matériels agricoles et surtout beaucoup de courage et d'espoir pour s'installer en pays "inconnu" dans "leur" ferme , ne connaissant point la langue et laissant la famille en Belgique...Le dernier occupant de la ferme en 1960 fut Joseph LETERME-ALLEMEERSCH, petit-fils de Bruno...




Bruno LETERME et son épouse Marie Louise DESCAMPS

Généalogie rapide de cette branche des LETERME:

- Louis Bruno LETERME est le fils de Pierre François LETERME et de Catherine MAHIEU, il est décédé à Marquette le 18 décembre 1922 (acte 171) ferme "d'Hollebecque", rue St.Roch, à 69 ans.
- Marie Louise DESCAMPS, son épouse, est décédée à Marquette le 5 mars 1941 à 88ans, 17 rue Denis Du Péage. (En 1941 , ce sont les deux fils LETERME: Louis François LETERME-SIX et Léon LETERME-SIX qui géraient la ferme. C'est le fils du premier:Joseph LETERME-ALLEMEERSCH qui fut , en 1960, le dernier occupant...),Elle est la fille de Jean Baptiste DESCAMPS [ il fut Président des Marguilliers - membres d'un conseil de fabrique chargé d'administrer les biens d'une paroisse, sous le régime du Concordat- et du conseil de fabrique de l'église de Kemmel (B)] et de Rosalie Dorothée LETERME.

Louis Bruno LETERME et Marie Louise DESCAMPS ont eu 9 enfants : 2 garçons et 7 filles:

- Louis François LETERME né à Marquette le 27 novembre 1886
(acte 114), décédé à Lille le 8 juillet 1968 à 82ans. Résidant à Marquette 21 rue Denis du Péage
- Marguerite Marie LETERME née à Marquette le 27 septembre 1888, décédée à Lille le 21 février 1966 à 78 ans.
43 rue du Touquet à Marquette
- Léon Pierre LETERME né à Marquette le 27 juin 1890 (acte69), décédé à Sancy les Meaux (77) le 6 juin 1971 à 81 ans
- Louise Marie LETERME née à Marquette le 5 mars 1892 (acte 27), décédée à Lille le 24 juin 1978,à 86 ans, en religion Soeur Anselme, religieuse Franciscaine de la Propagation de la Foi, Asile des Cinq Plaies à Lille.
- Esther Marie Valérie LETERME née à Marquette le 26 mars 1894 (acte35), décédée à Lille le 3 février 1981 à 87 ans.
- Marie Louise LETERME née à Marquette le 7 décembre 1895, décédée à Marquette en 1953 à 58 ans,en religion soeur Louise Marie,Religieuse Franciscaine de la Propagation de la Foi.
- Félicie LETERME née à Marquette le 28 octobre 1897,(acte 119),décédée à Wasquehal le 16 août 1986 à 89 ans
- Gabrielle LETERME née à Marquette le 5 mai 1900,(acte50), décédée à Poperinghe (B) le 7 octobre 1968 à 68 ans.
- Julie LETERME née à Marquette le 6 décembre 1903, (acte 127),décédée à Loos le 29 janvier 1983 à 80 ans.(dans l'acte de naissance il est inscrit que le père , Louis Bruno LETERME, est né à Wouthem (B))?.




De G. à D. :
Marguerite LETERME-DUTHOIT, Félicie LETERME-BAILLY, Gabrielle LETERME-VANHAECKE, Julie LETERME-RENAUD, Esther LETERME-DERYCKE.
Il manque les deux filles LETERME,religieuses Franciscaines,
Louise Marie-soeur Anselme- , et Marie Louise - soeur Louise Marie- .

La suite de cette "généalogie" ayant moins de 100 ans je ne peux , par respect, la diffuser sur ce site...


Dernière modification le : 09/12/2006 @ 09:42
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

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