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Mardi 27 juin 2017

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L'enseignement à Marquette

Introduction :

L'enseignement à Marquette en ce XIX°siècle est surtout de niveau "primaire",le "secondaire" étant réservé aux bour geois car onéreux. Ceux-ci éxigeaient des diplômes d'Etat officiels et cotés.
En 1833, le 28 juin,la loi GUIZOT donne la liberté à cha cun de la scolarisation "libre" ou "laïque" mais les com munes doivent gérer une école de garçons et les Préfet ont les moyens de les y obliger.
Par contre les instituteurs peuvent être laïcs ou reli gieux, sont rémunérés à partir d'un seuil plancher par les communes et celles-ci fixent le montant des frais de scola risation demandés aux familles.
Puis ce fut,en 1850,la loi FALLOUX qui imposa aux communes de gérer une école de filles si la population de la com mune est au moins de 800 habitants(en 1867 la loi DURUY en fixe le niveau à 500)
Cependant les écoles dépendaient en exclusivité des Maires et des curés.Il a fallut organiser toutes ces entités com munales au niveau national.Les Ecoles Normales datent de 1833 (loi GUIZOT de 1833) elles forment à cette date les instituteurs, puis,en 1879,les institutrices,encadrés d'inspecteurs primaires et d'académie départementaux.
Vinrent ensuite les lois "Jules Ferry". Celui-ci,anticlé rical,institua l'enseignement laïc privant par exemple l'enseignement catholique des grades universitaires (loi du 12 mars 1880)
L'enseignement devint gratuit (loi du 16 juin 1881) laïc et obligatoire (28 mars 1882).300 congrégations d'hommes furent dissoutes à cette période.L'enseignement religieux fut exclu des programmes(loi Jules Ferry du 28 mars 1882). Les enfants de 6 à 13 ans étaient obligatoirement scolari sés

Au Moyen-Age les curés avaient la faculté d'enseigner dans leur presbytère,il en était de leur devoir écclésiastique.
A la Revolution,les principes mêmes de celle-ci furent mis en application dans l'enseignement.Il fallait que chaque citoyen connaisse ses principes de laïcité. En 1792,le 12 décembre,elle décréta que les personnes enseignant dans les écoles primaires s'appelleront "instituteurs"...
De 1825 à 1832 à Marquette, J.B.Fournier aura 55 élèves en hiver et 35 en été sur une population de 1149 h. De 1837 à 1841 J.B.Lefebvre a 42 élèves payants et 12 gratuits. En 1881 le directeur,M.Lagache et ses 4 adjoints auront 315 élèves...
Il y eut aussi des institutrices : en 1836-1840 Catherine Lemay compte 40 élèves payants et 10 gratuits. En 1890, les dames de la Sainte Famille comptent 300 élèves...
En 1848 une école fut construite (aujourd'hui école de mu sique)- cf.plan du projet d'école de garçons pour 60 élè ves et logement de l'instituteur -approuvé par le conseil municipal le 16 juillet 1846-
L'école des filles,à cette date,au presbytère,est devenue trop petite (était à l'endroit de la mairie actuelle)
Suite à un courrier du Préfet en date du 19 février 1848,si
gnifiant la construction d'une école de filles, le conseil municipal de Marquette vote ,le 27 février, l'étude d'adju dication de travaux concernant la onstruction d'une maison d' école de flles.
M.Leroy,architecte,désigné par M.le maire,M. Louis SALEMBIER pour la conduite et l'éxécution des travaux, pré sente un devis entrepris par soumission du 3 septembre 1857 et approuvé par M. le Préfet le 3 octobre suivant.
L'importance des travaux "monte" la facture à 11 059,21F.
Mais il faut trouver un terrain. Le conseil municipal propose au Diocèse l'acquisition d'un terrain . La munici palité n'ayant aucun terrain duquel elle serait proprié taire à proposer.
Le Conseil de Fabrique de la paroisse autorise la cession d'une parcelle de terrain provenant du presbytère le 16 novembre 1853.( ce presbytère se trouvait près de l'église construite en 1830.- Il a été remplacé en 1827 jusqu'en 1870 par celui qui était sis en place de la mairie actuel le - en cet emplacement figure aujourd'hui le bâtiment du Syndicat d'Initiative - ex-école P.BERT - voir le chapi tre :"Le centre ville au XIX°s.)
Les travaux de la maison d'école commenceront en 1857 ils se termineront en 1859.
L. SENELAR institutrice, est remplacée en 1864 par les Soeurs de la Sainte Famille d'Amiens.Directrice: Soeur Françoise SIMON, directrice de l'école publique de filles. Elle enseignera durant 37 ans et décède à Marquette le 13 février 1901,elle fut nommée Supérieure à 24 ans...
Elle est enterrée au cimetière de Marquette où l'on peut encore voir son tombeau au pied du calvaire entre deux autres,tous trois de même conception, celui de l'abbé DETHOOR et de l'abbé AGASSE...

L'épitaphe de soeur Françoise porte l'inscription suivante :
" Hommage et reconnaissance à la chère soeur Françoise, di rectrice de l'école communale de 1864 à 1900.Pieusement dé cédée en cette paroisse dans sa 62° année, le 11 mars 1901
Ses anciennes élèves"

L'ancienne église et son cimetière suite à démolition sont adjugés le 4 juillet 1881 à M. Bertin FONTAINE-GRANDEL pour 6150F., contenance: 20a.45ca. sans l'église. rappelons que celle-ci vit ses travaux commencer en 1827.
En 1883 déjà, M. FONTAINE-GRANDEL écrivait à M. le maire de Marquette, M. Louis DESPRETZ :
" Je,soussigné,Bertin FONTAINE,propriétaire,demeurant à Marquette,m'engage à vendre à la commune de Marquette pour la construction d'une école de garçons et logement des ins tituteurs :
1°) Une parcelle de terrain formant le fond de l'ancien ci metière y compris l'ancienne église,pour le prix total de 7017,42F.
2°) Environ 1300 m2 de terrain pour compléter les 3000 m2 nécessaires à l'école des garçons
3°) Environ 500 m2 de terrain nécessaires à l'agrandisse ment de l'école des filles
Ces terrains,en addition du premier,seront payés à raison de 3F. le m2.

La municipalité avait l'intention d'adjoindre à l'école des filles une école de garçons.C'est la raison pour la quelle M. FONTAINE-GRANDEL spécifiait ci-dessus "école de garçons"

Les plans successifs de 1881 à 1883 indiquent,en effet, les différents projets de la municipalité:(les lois Jules Ferry ne sont pas loin.)
- 1°) Ecole des filles, rue des Martyrs:
Déjà en 1881,la ville prévoyait une salle d'asile avec cour,appenti,salle des exercices,salle pour 170 enfants (garçons de 8 à 12 ans),maison de la directrice avec cuisine,lavabo,vestibule et étage.Même le mobilier était dessiné,prévu et figurait sur un plan séparé à celui de l'ensemble du 26 août 1883.
Au 20 juillet 1883,trois plans font état d'un projet d'é cole de garçons ( en lieu et place du projet précédent d'asile sans suite) avec 3 pièces en rez-de-chaussée, 3 classes à l'étage,6 pièces au 2° étage pour les logements des adjoints au directeur,et en alignement(front à rue des Martyrs mais en-deça de 2m.)une maison d'habitation à un étage, excavée.
Cette étude qui n'a pas vu le jour non plus, est (était) remplacée aujourd'hui par le bâtiment préfabriqué en faça de de la rue des Martyrs et renfermant garderie et classe, et par le préau adossé à la maison du 27 rue des Martyrs Ce bâtiment a été détruit récemment pour y faire un espace vert près du S.I....
Le deuxième plan concerne l'agrandissement de l'école des filles par surélévation des classes éxistantes (derrière la maison de la directrice) et rajout d'une classe supplé mentaire(remplacée à ce jour par les toilettes)
Le troisième plan,également de juillet 1883,représente l' ensemble scolaire filles/ garçons.

En emplacement de la maison n°27 rue des Martyrs se trou vait un chemin particulier nommé "passage de M.GRANDEL" long de 75m.sur sa partie mitoyenne avec l'école et qui menait à l'habitation de celui-ci,chemin de la Place(av. Foch);enfin au 15 novembre 1883,un autre plan projette une nouvelle classe(la 4°)dans le prolongement des trois autres.
Les classes faisaient:
- 11 m. sur 8 (en deux classes cloisonnées)
- 8,55m.sur 8 (classes 3&4 prévues)
Tous ces plans sont oeuvres de M.BOIVIN, architecte à Lille.

M.Augustin Bertin FONTAINE est décédé à Marquette le 29 mars 1884 (acte 39) à 1h. du matin...
L'acte est rédigé ainsi :
" L'an 1884, le 29 mars,est décédé, hameau de la Place, Augustin,Bernard,Joseph GRANDEL, propriétaire,71 ans 1/2, né à St. Omer (P.de C.),époux de Adelaïde,Constance, GRANDEL,fils de Louis Séraphin et de Marie Augustine Joseph REMOND
Comparant: Georges FONTAINE,37 ans et Maurice FONTAINE, 23 ans, tous deux fils du défunt et négociants à Lille.

Un extrait du cadastre de 1880 donne la position de l'éco le "Jules Ferry / Paul Bert". Les parcelles correspondan tes à celle-ci sont numérotées:
307 pour la maison d'école
308 pour les classes d'origine (1865)
309 pour l'excédent de terrain employé à cette date (1880) comme jardin et qui verra l'extension de l'école avec les bâtiments actuels.




Les parcelles 310 & 311 correspondent aujourd'hui aux habi tations de la rue des Martyrs n°25 à 39 (25 pour la 310)
Le "chemin particulier" de M. FONTAINE-GRANDEL (sur parcel les 311bis et 312) a été remplacé par l'avenue Foch.

En comparant ce cadastre avec le plan joint à la vente par M.FONTAINE-GRANDEL à la mairie de Marquette en date du 15 septembre 1883 on peut remarquer que le tracé des parcel les est identique. Ainsi les "lots" le composant portant les références 1ier. lot et 2ième. lot correspondent à:
- Lot 1 : 16a.96ca.28: habitations et terrains N°25 à 39 rue des Martyrs
- lot 2 : 18a.87ca.91: av.Foch (partie du 279 et parcelles 309 A.B.C. du cadastre de 1880.)

Le préau couvert existe déjà mais la salle d'asile (mater nelle)objet du projet du 25 mai 1881 n'est pas portée au cadastre.

En 1917, l'école des filles est entièrement détruite et la maison de la directrice a beaucoup souffert. Les recons tructions (dommages de guerre) furent menées de 1921 à 1924.
Elles concernaient 3 classes et 2 vestiaires - préau- W.C. et clôture devant...




En date du 20 février 1885 Mme.Vve.FONTAINE consent à vendre à la commune de Marquette 150 à 200m2 de terrain faisant suite au jardin des soeurs (cour des soeurs) situé près de l'ancien cimetière de Marquette, au prix de 3F.le m2.
En 1885 il faut distinguer deux parties bien différentes:
1°- La maison d'école (des filles) avec ses 3 classes en continuité et parallèles à la rue des Martyrs
2°- Dans la rue des Martyrs côté de cette rue dite"école des filles" dans sa partie délimitée par ladite école et l'avenue Foch, un terrain ayant servi à la construction de l'église, en 1827, et de son cimetière.
C'est cette dernière partie qui est concernée par les 3 plans concernés.

L'école des filles entre réellement en fonction en 1860. L'institutrice Mme.SENELAR cède sa place en 1864 à soeur Françoise (Françoise SIMON)des soeurs de la Sainte Famille d'Amiens.
Le 4 septembre 1900 M. le Préfet écrit au maire de Marquette
"Depuis plusieurs années,il est de règle dans le Dépar tement du Nord de mettre à la retraite les instituteurs et institutrices dès qu'ils atteignent la 60° année.
M.le Directeur départemental de l'enseignement primaire me demande d'appliquer la même mesure aux institutrices con grégationistes. Cette proposition est tout à fait justi fiée.
En conséquence,j'ai décidé qu'à partir du 1ier. octobre pro
chain Mme.SIMON,directrice de l'école des filles de Marquette ,qui a près de 60 ans,et par suite ses trois ad jointes,seraient remplacées par des laïcs.
J'ai l'honneur de vous en informer et vous prier d'appor ter aux locaux scolaires, s'il y a lieu, les travaux d'ap propriation qui seraient jugés nécessaires.

Ainsi la niche creusée en façade de la maison d'école, sur montée d'une croix, vit disparaître sa statue dediée à St. Joseph
La croix en relief est restée en place mais la statue fut déménagée par les paroissiens vers l'école St Joseph , rue de Lille, qui venait d'ouvrir...

Les soeurs de la Sainte Famille partent le 9 août 1903...
La période de "régulation" anti-cléricale est à son apogée,il y a eu les lois J Ferry, il y aura en 1905 la loi de Séparation...

Le 30 septembre 1898 ouvre la nouvelle école catholique (St. Joseph - rue de Lille) avec 48 enfants, puis 68 au 8 octobre et 76 le 12 décembre

"LAÏCISATION DES SOEURS ":

L'instituteur Lagache est remplacé par l'instituteur Avronsart. Les soeurs sont laïcisées et remplacées par Julie Pascale, femme Avronsart "Il fallait un mariage" dit elle au curé. On devine bien pourquoi ! Répond celui-ci!...
La famille BONDUELLE , toujours généreuse,fait installer aus sitôt les classes des soeurs au cercle (rue de Wambre chies).
Un comité de dames composé de Mes. DESPRETZ, BONDUELLE et VERLEY se charge de recueillir des souscriptions et sont bien accueillies partout. En 8 jours elles ont rassemblé les sommes nécessaires pour le mobilier de la première année.

Le 23 septembre 1900 sont installées les soeurs dans l'école St.Joseph, rue de Lille.
En octobre 1903,l'école des filles est réouverte mais les religieuses de la Sainte Famille sont sécularisées (laïci sées)
En octobre 1905, les demoiselles RINGEVAL, sécularisées, reçoivent leur changement pour Haverskerque et sont rempla cées par Mme. BOINET, sécularisée de la même congrégation.
Le 3 juillet 1905 loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat ,Tous les biens de celle-ci doivent être transférés aux municipalités
Des inventaires de biens de l'Eglise ont lieu courant 1905/1906. Ainsi,le 5 mars 1906, première tentative d'inventaire à l'église St.Amand qui échoue. Le 20 novembre 1906 reprise des inventaires décidés par M. CLEMENCEAU.
A 8h.du matin,l'église est cernée par des gendarmes à cheval et des chasseurs du 16° de Lille.
A 7h.1/2 M. le curé ayant eu un pressentiment,avait fait évacué l'église et placé à la porte un sommier en fer qui était resté du premier inventaire.
Nous étions donc pris sans être préparés. M. DEMAY, vicai re, réussit cependant à pénétrer dans l'église avec quel ques paroissiens qui mettent la cloche en branle. Bientôt on voit arriver sur le place de l'église,le commissaire de police de Comines nommé ESCASSUT escorté d'un bataillon du 43°et des crocheteurs,soldats du Génie d'Arras.
Puis survient le Percepteur BIENVENU. Sur le refus de M. le curé d'ouvrir l'église,le commissaire la fait croche ter; mais la porte ne cédant pas à cause du sommier de fer,on la fait briser à coups de hache.
Le Percepteur, le commissaire et deux témoins pénètrent dans le temple,en font rapidement le tour,et ressortent au milieu des protestations et des insultes des foules indi gnées".

Réf.: Annales Paroissiales de l'abbé DETHOOR

Dès 1900 donc, l'école des fille est laïcisée. L'école libre se trouve alors rue de Lille (St. Joseph)

Pendant la première guerre mondiale, tous les bâtiments com
munaux sont sinistrés. Les sommes allouées pour "Dommages de guerre" sont les suivants :
Ecole de filles (entièrement détruite): 78 535F.
Mairie (actuelle école de musique) :15 590F.
Bureau de poste : 3 025F.
Ecole de Garçons (St. Louis) :53 898F.
Eglise (St. Amand) : 77 966F.
Maison d'habitation - école des filles : 44 894F.

A l'école des filles les travaux concernant la reconstruc tion de trois classes avec deux vestiaires, préau, W.C., clôture devant,
évaluation : 121 768,17F. Classe enfantine, salle de récréation avec W.C. et clôture
évaluation : 56 185,26F.

Suite aux dommages de guerre la commune reçoit de la librairie CAMBAY à lille pour les écoles en 1921 diverses fournitures
Les travaux de réparations sont assurés par des entreprises locales :
Terrassement, maçonnerie Emile FERTIN
Charpente, menuiserie Maurice PLOUVIER
Ferronnerie Maurice PLOUVIER
Couverture , zingage Alphonse SOUDANT
Peinture, Vitrerie Albéric D'HALLE
Reconstruction de trois classes avec vestiaires, préau, W.C.

En 1930, la toiture de l'école des filles doit être réparée les travaux coûteront 8 000F.

En septembre 1959 à l'école St Joseph on ajoute une nou velle classe; l'effectif atteint alors 225 élèves. Les 4 classes sont donc insuffisantes même en y ajoutant la classe enfantine. Il est donc urgent de construire une nouvelle classe pour les ainées. Le procédé de financement qui a si bien marché pour le foyer paroissial va être re pris.La maison CASTELAIN de Tourcoing éxécute les princi paux travaux de gros oeuvres et de maçonnerie. Le Comité Familial Scolaire qui assure avec dévouement la gestion des écoles (MMs. Michel DELEBARRE,Eugène VERPLAETSE,Pierre THEETEN) et la paroisse vont couvrir les frais de cette construction dont le montant s'élève à 840 527F. plus 300 000F. environ de dons en matériaux divers.




Soeur Thérèse et soeur Odile-Renée seront heureuse d'y accueillir les ainées de 12 à 14ans...
extrait des Annales Paroissiales

En septembre 1966: construction d'une nouvelle classe à l'école des filles.Départ de soeur Marie Victor qui a passé plus de 25 ans à Marquette.Nommée directrice à la communauté de Blendecques.Soeur Thérèse qui enseigne dans la classe des ainées la remplace comme supérieure.


ECOLE DES GARCONS :

Elle fut construite en 1848 en même temps que la mairie.
La maison d'école sise en bordure de la rue des Martyrs était partagée en école et en mairie.

Le rez -de-chaussée était composé comme suit :
En façade de rue des Martyrs :
Une fenêtre, la porte d'entrée, au centre une fenêtre puis une autre fenêtre et une porte donnant sur les escaliers et le vestibule
En entrant au rez-de-chaussée:
A gauche: 2 pièces nommées "cabinet". Au centre un couloir puis 2 pièces : salon et salle à manger,une cuisine, une pièce avec escalier donnant à l'étage
Un escalier annexe et une pièce nommée "violon"
A l'étage:
Mairie avec , en façade et au centre,Salle du Conseil,puis à gauche: cabinet du maire; à droite : ecalier

L'école proprement dite située derrière la maison d'école et au-delà de la cour fut bâtie en 1883. Avant cette date et de puis 1848, l'école ne représentait que trois classes bâties à l'emplacement de l'école actuelle (dans le parc de la mairie actuelle et derrière l'école de musique)
A la date du 20 juillet 1883 les plans établis par M. Ch. BOIVIN, architecte à Lille , prévoient une extension de cette école mais ce projet ne sera pas adopté...
Par contre en 1885, un projet d'exhaussement d'un étage à l' école à usage de classes et chambres d'adjoints est proposé par le maire de Marquette à M.GORIS, architecte à Lille. Un cahier des charges est dressé le 7 décembre 1885 et signé par le maire M.GOEMAN.
M. Gustave GORIS, architecte, 168 rue Nationale à Lille, est donc chargé du suivi des travaux réalisée par M.DATHIS, entrepreneur à Lomme, par adjudication du 17 mai 1886 pour la somme de 15 530F...
Au 8 novembre 1902 M. le Préfet du Nord écrit à M. le maire de Marquette en ces termes :
"L'école de çarçons de Marquette compte six classes et six maîtres : un directeur et cinq adjoints. Elle recevait en moyenne 285 élèves alors qu'il n'éxistait aucune école concurrente dans lacommune.
Depuis l'ouverture , au 1ier. octobre 1898, d'une école privée laïque , l'effectif de l'école publique a diminué de près de 80 élèves ( ce fut l'école St Joseph laïcisée en 1900)
Cet effectif a varié entre 190 et 200 élèves au cours de la dernière année scolaire. Ces 190 élèves peuvent aisément être répartis en 5 classes ; cela fera pour chacune d'elles une moyenne de 40 élèves.
Dans ces conditions M. le Directeur de l'Enseignement Primaire estime que l'on peut , sans sérieux inconvénient , ramener de 5 à 4 le nombre des emplois d'adjoints de la dite école.
J'ai l'honneur de vous prier , M. le maire de bien vouloir appeler le conseil municipal à émettre son avis au sujet de cette suppression, par application de l'article 13 de la loi du 30 octobre 1886.
Je vous serais obligé de me faire parvenir sa délibération pour le 17 novembre au plus tard...

Voici dans le détail ce que les "Annales Paroissiales" indiquent sur cette école:
Février 1904:
M. DANCOISNE, nommé en poste à Lomme, est remplacé comme directeur de l'école des garçons par M. DUFAY instituteur adjoint à Armentières, qui saura donner à notre école un nouvel essor et remportera de nombreux succès dans les concours.
Octobre 1904:
M.DELVAL, instituteur adjoint est nommé à Roubaix. C'est M.EIDEL, ancien religieux mariste (membre de la société de Marie de Bordeaux)qui le remplace.
Otobre 1905:
M.EIDEL, adjoint est remplacé par M. Henri MARCOTTE
Octobre 1907:
M. DUFAY, directeur de notre école catholique, est appelé à la direction d'une école à Roubaix , son adjoint M.MARCOTTE reçoit aussi son changement. Ils sont remplacés par deux instituteurs , messieurs ALAUX, frères.
Avril 1910:
Ouverture d'une troisième classe à l'école catholique des garçons. M.le chanoine BERNOT ne pouvant nous fournir d'ad
joint,Mme.ALAUX, épouse du directeur , munie de son brevet élémentaire, veut bien se charger de la Direction.

La guerre 1914-1918 a fait beaucoup de dégâts aux bâtiments communaux. Un métré des travaux de maçonnerie éxécutés par Mrs. Emile et Albert FERTIN estime les travaux à 1563F. en date du 14 juin 1919.
L'architecte chargé du suivi des travaux est M. COCKENPOT.
Il faut aussi équiper les écoles de fournitures scolaires; une facture de 4470,55F. en date du 20 août 1921,et émanant de la librairie CAMBAY à Lille est proposée suivant devis pour les deux écoles, filles et garçons (Dommages de guerre)

En octobre 1946 le Comité Familial Scolaire pour répondre au désir de plusieurs familles décide d'ouvrir une classe de garçons dans les locaux de la Maison des Oeuvres, rue de Wambrechies.

Octobre 1948:
La rentrée des classes amène le Comité Familial Scolaire à prendre d'importantes décisions:
1°) Une classe supplémentaire à l'école des filles
2°) Une 2°classe à l'école de garçons
Nous avons désormais :
- L'asile gardiennage qui compte deux classes
- L'école des filles (St. Joseph) qui a 3 classes
- L'école des garçons (St. Louis) qui a 2 classes

Le 30 septembre 1956:
une 3° classe est inaugurée à l'école libre de garçons.
M. DELESALLE, président du Comité Familial Scolaire retrace les étapes de la vie de l'école. M. le curé remercie tout ceux qui ont travaillé à l'aménagement de ce local et le bénit.
M.HOUZET, instituteur, fixe le crucifix qui va présider au travail de ses élèves.
A l'été 1963 :
les locaux scolaires vétustes devaient être rajeunis. Ce grand travail a été effectué pendant l'été 1963.
L'entreprise JONCQUEZ de Lille (devis de 20 000F.) a consolidé les murs , posé un faux plafond, changé les portes et fenêtres; du 1ier.juillet au 5 septembre les différents corps de métier y ont travaillé ; puis notre équipe bénévo le d'entretien recrutée surtout dans notre comité Familial, (J.M.DEPRICK,G.DESCAMPS,A.DORGE, Ch.HOUZET, Bd.VANTROYS) a entrepris les peintures des deux classes, peintures offertes par les Ets BYGODT. Les fins de semaine et jours fériés de cette première quinzaine de septembre ont été réservés à ces travaux.
Un groupe de jeunes filles s'est chargé du nettoyage des deux classes avant d'y remplacer le matériel scolaire. L'école des garçons est maintenant solide.Deux classes sur trois peuvent être considérées comme refaites complètement.
Un beau travail à l'actif de notre Comité Familial Scolai re.
Juillet 1967:
Le parquet des deux grandes classes est remplacé par un carrelage comme cela avait été fait , l'an dernier, à l'école des filles.


En 1953 par exemple, l'enseignement à Marquette pouvait se résumer ainsi :

Il n'y éxiste que l'enseignement primaire et les classes maternelles. Une partie seulement de a population scolaire peut fréquenter ces établissements. Les chiffres concernant
les écoles publiques sont les suivants :
- 56% des enfants fréquentent les écoles de Marquette
- 44% fréquentent les écoles primaires de Marcq et St. André
il s'agit des enfants habitant les quartiers du pont de l'abbaye et de Lommelet respectivement et domiciliés assez loin des écoles de Marquette qui ne sont suffisantes que pour les enfants du quartier du centre.

En 1953 toujours,on compte à Marquette deux écoles dont une de garçons et une de filles, ainsi qu'une classe enfan tine, rattachée à l'école des filles.Les écoles se trou vent rues de Wambrechies et des Martyrs de la Résistance.
L'école des garçons occupe 1 bâtiment et compte 4 classes
L'école des filles occupe 2 bâtiments et compte 4 classes
Le nombre d'élèves par classe est en moyenne de 26 à l'éco le des garçons et de 35 à l'école des filles et à la maternelle. Cela donne un total de 279 enfants.
Un terrain d'évolutions est aménagé au stade municipal, près de l'hôtel de ville.
Les écoles de Marcq en Baroeul accueillent
66 filles et 46 garçons, 11 enfants de l'école maternelle.
Soit ensemble : 123 enfants de Marquette
Les écoles de St André reçoivent
37 garçons et 44 filles ,15 enfants de l'école maternelle.
Soit au total: 96 enfants de Marquette

Les conditions spéciales dans lesquelles se trouve le quar tier du pont de l'abbaye( voisinage de Kuhlmann) ne sont pas favorables à la construction d'une école dans ce quartier.
Le trajet, en 1953, vers l'école du pont de Marcq n'est pas trop long, malgré une distance de 500m., par contre, pour la partie ouest de Marquette, vers les écoles de St André, ce parcours est de 1 300m. en moyenne
Il est important de signaler que les écoles du pont de Marcq en raison de l'insuffisance des terrains et de l'insalubrité du lieu (voisinage de Kuhlmann) seront transférées quelques années plus tard de l'autre côté de la R.N. 17 (route de Menin). Ce transfert allongera encore le trajet des enfants de Marquette et les obligera à franchir une route à grande circulation. Une bonne solu tion de ce problème scolaire semble difficile à trou ver ... (nous étions en 1953...)

Pour la partie ouest de Marquette(Lommelet et route d'Ypres) il est indispensable de réserver un emplacement pour une éco le maternelle dans un proche avenir et pour un groupe scolai re par la suite. L'emplacement le plus favorable serait à l'ouest de la route d'Ypres...
Par ailleurs, la construction d'un groupe H.L.M. et l'acces sion à la petite propriété posent des problèmes d'agrandis sement des écoles du centre.Les enfants de Marquette sont exposés aux dangers de plusieurs croise ments et des trajets le long des routes, très fréquentées par les poids lourds des usines...(nous sommes toujours en 1953...)
Il n'y a pas d'enfants des communes voisines dans les écoles de Marquette.
L'enseignement primaire libre comprend :
- une école de garçons, 2 rue de Wambrechies, 2 classes 55 élèves
- une école de filles , 60 rue de Lille,3 classes 80 élèves
- une école maternelle, 2 classes 80 enfants
ces écoles ne possèdent que des préaux.
Les projets d'extension en cette moitié du XX°s., suivant les indications de la Direction de l'Enseignement Primaire de Lille, se borneraient à la transformation d'une partie des locaux des Oeuvres de la paroisse N.D. de Lourdes, rue de Lille, et qui devront servir à une classe maternelle pour une quarantaine d'enfants de la paroisse.Cet emplacement n' est pas très heureux(voisinage de Kuhlmann)mais le besoin d'une école maternelle est évident et le terrain choisi se trouve dans la partie du quartier du pont de l'abbaye la plus éloignée des usines.

L'enseignement secondaire se trouve à Lille...

En 1971 , l'enseignement à Marquette était composé de :

- un C.E.S.mixte rue du Touquet (Debeyre)
- Une école de garçons , rue de Wambrechies (Jules Ferry)Directeur : M.RENAUX
- une école de filles , rue de Wambrechies (Paul Bert) Directrice: Mme. BOUZIN
- une école maternelle, rue Pasteur, Directrice: Mme. LECLERCQ
- Le groupe Scolaire "Abbaye":
Filles , Directrice : Mme.HAVERLAND
Maternelle, Directrice : Mme. LARCANCHE
- une école maternelle, rue Fléming, "les Alouettes", Direc
trice : Mme.VANDENBICQUE

Ecoles privées :
-Ecole St.Louis, rue de Wambrechies, directeur : M.HOUSET
-Ecole St. Joseph,60 rue de Lille, fille et maternelle

En 1979 :
Les 930 élèves inscrits dans les écoles maternelles et primaires de la ville sont répartis ainsi :

Abbaye maternelle : 4, 140 élèves
Pasteur maternelle : 2, 49 élèves
Alouettes maternelle : 3,84élèves
P.BERT primaires : 5 , 116 élèves
J.FERRY primaires : 4 ,perfectionnement : 1 , 98 élèves
Abbaye primaires : 10 ,perfectionnement : 1 , 280 élèves
Gr. Jean XXIII : primaires : 5 ,maternelles : 2 , 163 élèves

La part du budget communal consacré aux écoles est la suivante :
Pour les écoles publiques à 949 300,00F. soit 31 640F. par classe
parmi les principales dépenses :
- Fournitures scolaires 71 000F.
- Acquisition de matériel 11 000F.
- Frais de personnel 456 000F.
- Entretien des bâtiments 328 500F.

Pour les écoles privées , l'allocation est de 9 300F. par classe sous contrat.

D'importants travaux ont été réalisés durant les vacances de 1979. Entre autres :

- Peintures intérieures de l'école Pasteur
- Peintures extérieures de l'école Paul Bert
- Pose d'un nouveau grillage à l'école maternelle "Abbaye"
- Vérification des toitures
A noter encore qu'en 1979 tous les enfants des écoles primaires bénéficient gracieusement de l'enseignement de la natation, près d'une heure par semaine. Les professeurs de l'école de musique se rendront, en novembre 1979,dans les classes des cours élémentaires 1ière. et 2ème. années, présenter la gamme des instruments.

En 1987, l'enseignement était composé de :

Ecoles Maternelles Publiques :
- Les Alouettes, 6 rue Fléming,directrice : Mme. SCREVE
- Pasteur, 251 rue Pasteur,directrice : Mme. BRAUD
- Abbaye, 60 av. de la Fraternité, directrice : Mme. GOSSENS
- Jeanne de Flandre, village en flandre, 2 rue de Terdeghem, directrice : Mme. RENIER
Ecoles Primaires Publiques :
- Groupe scolaire Abbaye, classes primaires, classe d'adaptation,58 av. de la Fraternité Directeur: M. HAVERLAND
- Jules Ferry, classes mixtes, CP,CE1,perfectionnement,rue de Wambrechies, Directeur : M.CARLIER
- Paul Bert, classes mixtes,CE2,CM1,CM2, 25 rue des Martyrs Directeur:M.PLATTEAU
Ecoles privées :
- Ecole mixte St.Louis,CM1,CM2, 4 rue de Wambrechies,Directrice: Mme. BEULQUE
- Ecole mixte St. Joseph,sections enfantines,CP,CE1,CE2,60 rue de Lille, Directrice: Mme.MATHIEU
Enseignement secondaire :
- Collège Pr. A. DEBEYRE, rue du Touquet, Principale: Mme. CAUCHIE

En 1990 l'enseignement était composé de :

Ecoles maternelles Publiques:
- Les Alouettes, 6 rue du Dr.Fléming, Directrice : Mme.DESPRES
- Pasteur,251 rue Pasteur,Directrice: Mme.LAURENT
- Abbaye , 60 av. de la Fraternité, Directrice: Mme.GOSSENS
- Jeanne de Flandre: Village en Flandre, rue de Terdeghem, Directrice :Mme.RENIER
Ecoles Primaires Publiques :
- Groupe Scolaire Abbaye,58 av. de la Fraternité,Directeur: M.CARLIER
Paul Bert / Jules Ferry,25 rue des Martyrs, Directeur : M.DELECOURT
Ecoles Privées:
- Ecole mixte St. Louis,4 rue de Wambrechies,Directeur :M.
HOLLEBECQ
- Ecole mixte St. Joseph, 60 rue de Lille, Directrice: Mme.MATHIEU

Enseignement secondaire:
- Collège Pr. A. DEBEYRE, rue du Touquet, Principale: Mme. CAUCHIE

Dernière modification le : 26/04/2016 @ 09:00
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