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Chapelle N.D. de la Barrière

Celle-ci était située à la gauche de la porte principale de l' abbaye de MARQUETTE. Cette dernière était encore visible avant la deuxième guerre mondiale au bout de la rue Sadi-Carnot à St. André (voir photo en page d'accueil)
Elle fut remplacée en lieu et place par l'entrée du stade Donat-Agache...




réf.Marquette lez Lille à la redécouverte de l'abbaye de la Comtesse Jeanne Benoît Chauvin Imp. De Windroos s.a. 8730 Beernem B. 2002

Bien que la porte principale de l'abbaye , la chapelle N.D. de la Barrière et une grande partie des jardins, potagers plans d'eau, ferme et autres bâtiments étaient situés sur le territoire de St.André , il faut bien appeler l'abbaye "Abbaye de Marquette" car les bâtiments principaux, culte, cimetière, couvent et surtout Abbatiale étaient sis sur le territoire de Marquette ...

Mais revenons à la chapelle N.D. de la Barrière,

L'HISTORIQUE :
1°) version "religieuse"

Fondée par Mme. Marguerite de BLANGERVAL dite Marguerite IV du CHASTEL de BLANGERVAL, née à Lille, abbesse de l'abbaye de Marquette de 1617 à 1647.
Elle fut bâtie à la première porte du monastère vis-à-vis le pont qui traverse la Deûle,(la porte principale dont il est question au début de ce chapitre)(la deuxième porte ou porte d'eau était construite dans l'enclos de l'abbaye et permettait l'accès aux bâtiments principaux), en l'honneur de la Vierge Marie dont l'Image qui était mise à la muraille à l'endroit où les hérétiques avaient , en 1578, tenté l'escalade pour piller l'abbaye,fut transférée le 3 septembre 1622, dès que la chapelle fut achevée.
On disait que "les yeux de la Vierge Marie de l'Image Pieuse" jetaient ses rayons de ses yeux miséricordieux sur diverses personnes qui l'invoquaient en passant devant elle.
Les infirmes s'y sentaient allégés , les affligés en rece vaient quelques traits de consolation sensibles, tous remarquaient la présence de la Reine du Ciel....
La chapelle achevée en 1622, embellie en-dedans d'un choeur en forme de lanterne,l'Image Miraculeuse fut transportée le 3 septembre 1622 en procession solennelle et mise au lieu d'honneur par Dom Jacques BART, religieux de LOOS, directeur de MARQUETTE, accompagné de l'Abbesse et de toute la communauté qui la priaient bien humblement d'être la sauvegarde de la Maison.
C'est pendant l'octave de la Nativité surtout que les pélerins se rendaient à N.D. de la Barrière.
L'Image Miraculeuse fut sauvée des profanateurs par la dernière abbesse Pélagie Josephe de FRANQUEVILLE d'ABANCOURT abbesse de 1766 à 1792, et remise à Mme. DE WARESQUEL, sa nièce. Cette dame en fit don à l'église de LOMME où elle recevait encore en 1943 l'hommage des fidèles ...
A l'intérieur de ce santuaire, au dessus de la porte, un marbre noir portait cette inscription :
"Margareta du Chastel dicta de Blangerval, monasterii B. Mariae Virginis in réclinatorio abbatissa XXXI ad promovendum Déi par ae cultum et suae erga camdam dévotionis monumentum, hoc sacellum extrudit, anno a partu ipsius virginus MDCXXII " (1622)
La vénérable prélate fait tous les premiers ornements , un fort riche drap d'autel de velours rouge brodé d'or; elle se dépouille de tous ses joyaux et riches bagues dont elle fait une couronne d'or enrichie de toutes pierres précieuses, à la Vierge pour mériter par son intercession la Couronne de la Gloire.
L'Histoire de N.D. de la Barrière, imprimée à Douai en 1637, à Lille en 1662,cite un grand nombre de guérisons miraculeuses approuvées par l'Illustrissime et Réverendissime évêque de Tournai Maximilien de GAND à VILAIN.
Le 8 septembre 1622, jour de la Nativité de la Bienheureuse Vierge,ledit seigneur évêque bénit et consacre la chapelle avec les trois autels qu'il dédia:
Le maître principal à l'honneur de la Sainte et Glorieuse Mère de Dieu
Le deuxième en entrant , en l'honneur de St. Joseph, son époux
Le troisième à gauche, à St. Adrien , martyr.
Il mit dans chacun d'eux des Saintes Reliques des martyrs de la Légion Thébéaine (IIIe.S.- soldats chrétiens, légion conduite par St. Maurice qui,au cours d'une campagne contre les Bagaudes à Agaune - Valais- ; se tinrent à l'écart d'un sacrifice aux Dieux. La Légion aurait été décimée puis massacrée sur l'ordre de Maximilien. A l'emplacement présumé du martyr s'est élevée l'abbaye de St. Maurice) et de l'une des compagnes de Ste. Ursule. Il donna à tous ceux qui visiteraient la chapelle en ce jour, un an de pardon en la forme ordinaire de l'Eglise,et 40 j. à ceux qui la visiteront le jour de l'anniversaire.
Le 25 janvier 1629,Mme. Agnès de MERODE, douairière de Sain
ghin et de Fontaine, menée de dévotion vers la chapelle de N.D. de la Barrière, donne des chandeliers d'argent pour la décoration de l'autel , en outre, 800 livres Parisis portant par an au denier 20, 40 livres de rentes fondées à perpétuité pour la décoration et luminaire de l'autel de la Vierge.Continuant sa dévotion et bienveillance elle donne 2208 Livres pour être mis et consignés en cours de rentes héritières au denier 20 portant 110 Livres et 8 Sols, à condition expresse d'avoir la sépulture en la chapelle St. Jean en notre monastère, et pour le salaire du Peter et du chapelain assistant de service.
Fait au comptoir de Marquette, en présence de Dame Adrienne DU CHASTEL , Antoinette IMMELOOT, boursière, Jacqueline VANDERMAERE ,chapelaine, Hippolite BRIDOUL,receveur général,scellé de notre Grand Scel abbatial et du Scel conventuel. 30 mars 1636, le R.P. Nicolas RAOULT, prieur du couvent des frères précheurs de Lille, donne à l'abbesse l' autorisation d'ériger la Confrérie du Rosaire en la chapelle N.D. de la Barrière et d'instituer pour chapelain de la Confrérie D. Jacques BART, directeur de Marquette, et ses successeurs d'office avec pouvoir de bénir les châpelets, de recevoir les personnes, d'écrire leurs noms, d'en tenir registre avec toutes les indulgences , grâces et faveurs accordées par les souverains et pontifes à pareille Confrérie du Rosaire dûement établie.




Réf. Marquette lez Lille à la redécouverte de l'abbaye de la Comtesse Jeanne Benoît Chauvin Imp. De Windroos s.a. 8730 Beernem B. 2002

ADDITIFS :

Il est un petit livre intitulé " L'Histoire de la Très Ilustre abbaye du Repos de Notre Dame de Marquette et de l'Image Miraculeuse de la Vierge honorée dans sa chapelle sous le nom de N.D. de la Barrière, à la porte du monastère"
avec le récit des principaux miracles opérés au même lieu par son intercession et quelques pratiques et raisons pour l'honorer.
Ce livre imprimé à Lille en 1743,fut réimprimé en 1772 chez BROVELLIO et par LEFORT en 1853.
Philippe Jacques WAYMEL, né en 1724, Procureur de Lille, en même temps bailli et intendant de l'abbaye de Marquette, complète cette histoire.
Messes à la chapelle N.D. de la Barrière:
- Mme. FONTAINE a fondé deux messes par semaines qui doivent être dites à N.D. de la Barrière et qui se paient par an à M. le Directeur de notre abbaye ,échéance fixée au 1ier. octobre à la rétribution de 36 Florins 8 Patars
- M.le Directeur doit dire chaque an une messe pour M. SEQUEDIN chapelain de St. Pierre,directeur de la musique en cette abbaye sous le régime de Mme. ISENGHIEN (abbesse de 1658 à 1683). Cette messe , fondée à son intention, en reconnaissance de ses services et enseignements echet le lendemain de Ste. Cécile; rétribution fixée à 12 Patars.

L'ORIGINE TRADITIONNELLE DE NOTRE DAME DE LA BARRIERE:

L'histoire de N.D. de la Barrière, imprimée à Douai en 1637,puis à Lille en 1662,nous assure que l'an 1578 , les religieuses étaient encore réfugiées à Lille au plus grand trouble des guerres civiles et qu'il y avait là une garnison établie par ordre du Roi et du gouverneur de Lille.
Ce fut en ce temps que la Glorieuse Vierge donna des preuves évidentes et miraculeuses de sa sauvegarde et protection en faveur du monastère. Toute la garnison en était sortie pour aller à la picorée, à la réserve du sieur TINCELLE ,le capitaine ,et de 8 hommes, un maréchal de camp dit "Bras de fer" (François de la NOUE) à qui la victoire semblait être compagnie, vint à la tête d'un bon nombre d'ennemis pour surprendre le monastère. Fortifié d'une vertu intérieure extraordinaire, TINCELLE enflamme le courage de ses soldats, ils s'avancent le long des murailles depuis la porte du monastère jusqu'à l'église: chaque coup d'arquebuse frappe un ennemi , Bras de Fer qu'on ne peut vaincre ni décourager, se montre à cheval au bout du mur et pousse un des siens à l'escalade. Le soldat obéit mais ,arrivé au bout de l'échelle,il s'écrit que le jardin a disparu sous un lac ondoyant et que la place est imprenable ;en même temps Bras de Fer est emporté par son cheval blessé. Toute la troupe prend fuite laissant comme signe de sa défaite l'échelle dressée contre la muraille.Les nombreux chariots que les gueux traînaient à leur suite pour emporter les richesses du monastère, ne leur servirent qu'à emporter leurs blessés et leurs morts.
On ne peut s'empêcher de voir en cet évènement le doigt de Dieu ; tout le monde reconnu que cette victoire était un nouvel effet de la protection de la Sainte Vierge.
L'abbesse voulant témoigner publiquement sa reconnaissance à la Reine du Ciel, fit placer dans la muraille, non loin de la barriére, une Image de Notre Dame nommée, pour cette raison et aussi parceque la Sainte Vierge s'était opposée comme un mur infranchissable aux efforts des hérétiques , Notre Dame de la Barrière.

RECONSTITUTION ,DE NOS JOURS ,DE L'EMPLACEMENT REEL DE CE FAIT

Source : Plan de l'abbaye de Marquette de 1688.Réf.A.D.N. 33H106 LILLE34

Sur ce plan l'on peut distinguer l'enclos du monastère avec, à sa droite la Deûle, et plus à droite encore la rue de Lille actuelle.
A gauche de l'abbaye, la rue Félix Faure à St. André (nommée alors chemin des vertes feuilles à l'abbaye)avec , donnant dans celle-ci, le chemin qui menait à l'entrée annexe de l'abbaye par "LA BARRIERE" dont il est question...
"Bras de Fer" a donc longé la muraille à partir de la porte principale ( située en bas du plan),jusqu'au niveau de l' "église" (que l'on distingue avec ses deux "clochers").
Un de ses soldats a donc dressé l'échelle contre la muraille près de la dite "barrière". Du haut de son échelle il voyait donc les potagers , jardins de l'abbays (que l'on distingue également sur le plan).
Il est clair qu'en ce jour de 1578 la Deûle toute proche , dont plusieurs "bras" s'étendaient jusque dans l'enclos de l'abbaye,avait quitté son lit et inondé les terres de l'enclos.
Il est a remarqué que le site de l'abbaye se situe à 15 m. au-dessus du niveau de la mer alors que le point culminant du "quartier"(où se trouvait le moulin de "l'abbaye"-rue du Gal. Leclerc- ) est à 25m. Ce fait est visible sur la gravure de l'album de Croÿ (voir page 2 en accueil)
"Bras de Fer" et ses hommes ont dû voir , par ce fait, une intervention divine de protection de l'abbaye - c'est ce que la légende nous rapporte -

LA CHAPELLE N.D. DE LA BARRIERE RUE SADI-CARNOT A SAINT ANDRE :

Préalable:
Si l'abbaye de Marquette était effectivement bâtie sur le territoire de Marquette ( en tous cas pour les bâtiments principaux),la majeure partie de la surface occupée était sise sur St.André.De ce fait, les municipalités successives de cette dernière ville ont toujours revendiqué cette (grande) partie dee la célèbre abbaye.D'ailleurs, sur le blason de la ville de Saint-André au-dessus de la porte d'entrée de la mairie figure la porte de l'abbaye.Mais ni Marquette , ni Lomme concernant la chapelle N.D. de la Barrière, n'ont accédé aux revendications de St. André.
En 1916, l'abbé DELANNOY, curé de la paroisse de St. André , exprima le voeu de voir édifier une chapelle au patronyme de N.D. de la Barrière si la commune serait épargnée des bombardements de la guerre.
Ainsi un terrain fut offert , rue Sadi-Carnot, à la munici palité par la famille VANDAME-VANDEWYNCKELE, parcelle de leur propriété sise entre les rues du Gal. Leclerc et Sadi Carnot à St. André.
La chapelle y fut érigée en 1925, la ville n'ayant pas trop souffert des sévices de la guerre...
Lors de l'inauguration, "dans la joie et l'allégresse", en présence des enfants des écoles, de groupes de jeunes filles portant les bannières de la Sainte Vierge,d'enfants vêtus de blanc,de la fanfare municipale et des sociétés paroissiales, une foule dense escorte la statue de N.D. de la Barrière qui n'était , évidemment, point l'"originale" mais une copie.
En 1990, la municipalité andrésienne a restauré la chapelle la rendant plus visible depuis la rue Sadi Carnot et a aménagé en façade un petit square avec deux bancs à l'usage des paroissiens .

LA CHAPELLE N.D. DE LA BARRIERE A LOMME :




Nous avons vu précédemment que "l'image" de N.D. de la Bar rière fut sauvée des révolutionnaires en 1792 par la dernière abbesse de l'abbaye : Pélagie Joseph DE FRANQUEVILLE D'ABANCOURT, celle-ci en fit don à sa nièce Mme. DE WARESQUEL qui, elle même ,la transmise à l'église de Lomme.
A ce jour ,cette chapelle est encore visible en l'église de la Visitation, av. de Dunkerque à Lomme.
De nombreux ex-votos et témoignages de remerciements sont disposés de part et d'autre de la statue de la Vierge figu
rant au centre de la chapelle.Quant à l'origine exacte de celle-ci il est probable que celle qui figure en cette chapelle est une copie (inexacte ?) de l'"originale"...
Toujours est il qu'elle y était déjà présente en 1885 réf.
"Marquette et l'Abbaye du Réclinatoire ou Bon Repos de Notre Dame" par C.S. SPRIET 1890 imp. Lefebvre-Ducrocq , rue de Tournai n°88 à Lille




ADDITIF SUR LES ORIGINES DE MME MARIE PELAGIE DE FRANQUEVILLE

1733, le 4 janvier , fut baptisée Marie Pélagie Joseph DE FRANQUEVILLE, fille de Jean Baptiste DE FRANQUEVILLE Sgr. D'ABANCOURT, demeurant à Cambrai, paroisse Ste. Marie Madeleine , et de Dame Marie Anne Joachime DE BARALLE. Fut parrain : Messire Jean Pierre DE CHAUNY, capitaine au régiment de la Reine, infanterie, chevalier de St. Louis,
et la marraine Dame Marie Catherine Françoise DE BEAULIEU.
(acte signé par le vicaire général JACQUERYE ; scellé des armes de Charles, archevêque de Cambrai, Prince du St. Empire)
Reçue novice à l'abbaye de Marquette le 12 juin 1751, elle y fit ses voeux le 10 septembre 1752.
Ses frères :
- Jean Baptiste Joseph Seigneur D'ABANCOURT,conseiller procureur du Roi aux Etats de Cambrai (1783) et pair et bailli du Grand Duché de Cambrai et Comté du Cambrésis
- Jacques Joseph DE FRANQUEVILLE , procureur général en 1765 mort en exercice le 15 août 1777
- Nicolas Robert DE FRANQUEVILLE, Chevalier de St. Louis, commandant pour le Roi la ville de Philippeville.
- Jean Charles Joseph , prêtre,chanoine de l'église métropolitaine de Cambrai.

Françoise Renée DE FRANQUEVILLE , fille de M. DE FRANQUEVILLE d'INIELLE, président à mortier du Parlement de Flandre,cousine germaine de l'abbesse, épousa François Marie DE WARESQUEL.




DOCUMENTS, ECRITS, CITATIONS :

- En la sacristie de l'église du Bourg à Lomme est conservé un tableau signé "WACQUEZ - 1831", il est sensé représenté l'attaque des gueux de "Bras de Fer"... On peut imaginer ce qu'était la "barrière" encore que celle-ci soit antérieure de 250 ans !
- En l'église de St André centre, un autre tableau remarquable de par ses dimensions et son (triste) état,représente une procession en l'honneur de N.D. de la Barrière au XVII°s... Mais le tableau est du XIX°s. et ne reconstitue évidemment que peu la réalité...
- Dans "Brovelio" Lille 1763,cité précédemment on peut lire:
" La Vierge ,si favorable aux étrangers , ne pouvait ne le point être aux domestiques. Dame Marie BALIQUE,religieuse de Marquette,en ressenti les effets. Car, après avoir été affligée, l'espace de 18 mois continuels,d'une oppression d'estomac que le médecin jugeait tendre et éthisie, elle représenta son mal à Mme. son abbesse, lui demandant permission d'en aller chercher le remède à Notre Dame de Grâces, dont l'Image est honorée au village de Loos. Madame lui fit concevoir que la Vierge honorée à Marquette , sous le titre de N.D. de la Barrière,était la même que celle honorée à Loos et qu'il ne fallait pas aller si loin pour trouver guérison... Ce qui fut fait, et après son pélerinage,la malade se retrouva en "parfaite santé" sans avoir usé d'autres médicaments que la prière...
Puis :
" tous ces miracles(37) sont arrivés en l'an 1623 et , depuis ces temps, la Bienheureuse Vierge n'a point cessé de répandre ses faveurs sur les personnes qui ont eu recours à sa miséricorde, en les délivrant de plusieurs dangers de mort, tant par mer que par terre, ainsi que font foi divers tableaux et autres présents qu'ils ont emportés ou envoyés à la chapelle pour marque de leur reconnaissance. Mais comme nous ne voulons apporter ici que les choses bien approuvées, nous n'en diront point d'avantage, en voilà que trop..."

En l'an 1554 , déjà, l'abbaye doit faire face aux attaques de pilleurs et autres gueux et révolutionnaires .Les Dames de l'abbaye doivent faire face dans la crainte et la frayeur
Ainsi en ce jour de 1566 , comme le relate une de ces Dames de l'abbaye :
" Le matin du 16 août 1566,que lors des gens corrompus par l'exemple des Hollandais révoltés contre Dieu, contre l' Eglise et contre le Roi, vinrent en ce monastère, entrèrent dans l'église et y rompirent toutes les images..."
"Les gueux saccagèrent les douze autels de l'édifice , déchirant les livres, brisant les pierres tombales, endommageant les orgues et mettant en pièces une armoire où étaient gardées des reliques des onze mille Vierges..."
"Ils y causèrent un très grand dommage mais qui parût d'au tant plus supportable que ce fut merveille que les religieuses aient pu se mettre à couvert de leur insolence puisqu' elles étaient toutes dans le monastère ce jour là, n'ayant pas eu le temps de prévoir cet orage et de se réfugier à Lille.Un seigneur de Wambrechies, de la Maison de Haynin de Hamelincourt et neveu de la précédente abbesse,feue Mme. Agnès DE CROIX, n'eut que le temps d'accourir au plus vite à l'abbaye et de retirer les Dames dans le réfectoire gras"
(réfectoire des jours"gras" , le refectoire à poissons étant réservé aux jours "maigres")

L'abbesse Mme.Marguerite d'Amiens dite de BACHIMONT , après cette attaque,fit abandonner le monastère trop exposé par ces temps de querelles , et certaines des religieuses gagnèrent le refuge de l'abbaye situé à Lille (aujourd'hui Place du Concert - dont il reste un bâtiment de l'époque- dans l'école N.D. D'Annay , anciennement le Bon Pasteur), tandis que d'autres , déguisées et habillées en bourgeoises partirent à Arras chez M. de BELLEVALLEE , parent de l'une d'elles, conseiller à la Chambre d'Artois.
Mais en septembre suivant les religieuses revinrent peu à peu à l'abbaye sans éveiller trop l'attention car le pays restait belliqueux...
Ainsi , en cette fin de XVI°s. ce fut bien souvent des aller-retour de Marquette à Lille , tant et si bien que le refuge de la rue Pharaon-de-Winter devint leur "demeure" quasi permanente.


Dernière modification le : 22/04/2016 @ 11:08
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