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Eglise St. Amand

La XIX° siècle sera celui de la révolution industrielle pour Marquette; ainsi la population qui était de 1461 habitants en 1845 passe à 3160 en 1880.
L'église construite en 1830 est devenue trop petite, il faut donc en construire une nouvelle ; mais il faudra dans ce cas détruire l'ancienne, trouver un nouvel emplacement et un terrain.
La nouvelle église sera bâtie sur un terrain provenant d'un don de Mrs.DESBONNETS et DESPRETZ. Le 23 avril 1875 la Préfecture autorise le Trésorier de la fabrique de Marquette d'accepter la donation François DESBONNETS et consorts, faites suivant acte notarié du 19 octobre 1874 et consistant en 10a. de terrain estimés 1200F.destinés à servir d'emplacement pour la construction de la nouvelle église paroissiale.

Le 3 septembre 1880 ,en l'étude de Me.Léon DUJARDIN notaire à Wambrechies et en présence de Mrs.Auguste MATHIEU, couvreur à Wambrechies et Edmond Norbert LEPERS, journalier à Marquette , témoins,la famille DESBONNETS et consorts fait don des terrains entourant l'église de Marquette suivant ces termes:

1°) M.François DESBONNETS, propriétaire à Wambrechies
2°) M.Jules DESBONNETS, propriétaire à Wambrechies
3°) Melle. Palmyre DESBONNETS,propriétaire à Wambrechies
4°) M. Louis DESPRETZ,Mme. Céline DESBONNETS, son épouse,tous deux à Marquette
ont fait donation entre vifs et irrévocable à la commune de Marquette, accepté pour la dite commune par M. Jules DESRUMAUX , adjoint, de:
"Une parcelle de terrain située à Marquette, front à rue de l'Eglise (rue des Martyrs), formant le pourtour extérieur des bâtiments de la nouvelle église appartenant à la fabri que de la dite église, contenance 25a.35ca. environ, 40m. de façade; et de fond délimité de chaque côtés par une paral lèle établie au côté nord de l'église , pour aboutir au chemin de Lille à Warneton (rue Henri Peters en cetendroit), contenant 130,60m.Ces parcelles de terrain sont figurées au plan ci-joint sous les lettres A-B-G-H-J-I




A cette date aucune habitation n'apparait autour de l'église actuelle. La place n'existait pas encore . Les terrains à l'entour sont déclarés à construire...
Sur le plan du 10 octobre 1865 concernant le "projet de rec tification de la rue dite de l'église", cette même rue (au jourd'hui rue des Martyrs) possède depuis le chemin vicinal n°2 dit de Lille à Warneton, (rue Henri Peters puis rue de Wambrechies) jusqu'à la Deûle, en sa partie gauche ,un ensemble de terrains appartenant à M.POLLET , depuis la rue de Wambrechies jusqu'à "la cour de l'école des filles" (J.FERRY/P.BERT).

Dans la partie droite , en premier,faisant angle avec la rue de Wambrechies, une parcelle notée "107", puis l'école des garçons "104" construite en 1848,le Jardin du Presbytère "5", "103" et "104", l'allée donnant au dit presbytère , l'autre partie des jardins du presbytère "6" , "101" etc...

Au-delà de l'école des filles , à gauche ,l'église ( celle de 1830) et le cimetière...




C'est sur la partie gauche ,(Pollet) que sera construite l'église.
L'histoire de cette église a été consignée dans un registre qui fut commencé par l'abbé DETHOOR. La première pierre fut bénie le 23 mai 1875 par l'abbé DURIEZ, doyen de Ste. Cathe rine, délégué par le Cardinal REGNIER,Archevêque de Cambrai.
Sa construction commença en 1874. Cette église était érigée sous le vocable du Sacré Coeur de Jésus, comme la précédente
St Amand ne fut associé à ce vocable qu'en 1893.Mais l'égli se actuelle possède toujours un vitrail dédié au Sacré Coeur
et les paroissiens utilisent toujours le vocable de St.Amand
L'église a été conctruite avec, en partie, une aide de l'Etat.En effet la Fabrique de l'Eglise de Marquette a demandé en mai 1877, une aide de l'Etat pour ooursuivre les travaux de la nouvelle église.
Le 19 juin 1877 la Préfecture répond au Maire en ces termes:
"Communication au Maire de la demande du Conseil de Fabrique de Marquette;
En communication du C.de F. tendant à obtenir des secours de l'Etat et du Département pour aider au paiement des dépenses de construction de l'église.
En cas d'insuffisance des ressources de la Fabrique c'est à la commune qu'incombe la charge de pourvoir à la reconstruc tion de l'église.Le Conseil Municipal doit délibérer sur:
La nécessité des travaux
Moyens de couvrir le déficit
Si la situation de la commune ne permet pas de prendre en charge la totalité du déficit , elle sollicite le secours nécessaire de l'Etat et du Département".
Le 21 juin 1877 le Conseil Municipal de Marquette décide:
"Vue la lettre du Préfet du 19 courant par laquelle le Con seil est appelé à donner son avis sur la demande de secours faite à l'Etat et au Département par le Conseil de Fabrique de la paroisse à l'effet d'achever les travaux de la nouvelle église.
Le Conseil,

Considérant que l'oeuvre de construction d'une nouvelle égli
se a été commandée par souscription et dons volontaires que le Conseil de Fabrique est d'avis de la terminer par les mêmes moyens et qu'aujourd'hui , comme au début des travaux, il ne demande rienà la commune.
Considérant que la nécessité d'une église plus grande eu égard au chiffre de la population ne saurait faire doute,il est également avéré que les charges communales ne peuvent plus être augmentées comme le reconnais lui-même le Conseil de Fabrique dans sa demande et comme on peut en juger par la copie ci-jointe du budget 1877; qu'en ce qui concerne les ressources les seules qu'il soit permis de prévoir sont:
1°)L'abandon par lacommune de l'ancienne église et du terrain qui l'entoure au profit de la nouvelle église aussitôt que celle-ci sera mise en état d'être vouée au culte.
2°)Le produit d'une nouvelle souscription que va ouvrir le Conseil de Fabrique
3°)Les fonds du secours demandé à l'Etat et au Département
Que si ce secours atteint le chiffre que notre situation nous donne droit d'espérer les travaux urgents pourront être ainsi achevés.
Que ce droit à un secours semble , en effet , devoir s'ac croître de ce que la commune s'est endettée uniquement en créant la plupart de ses routes pavées avant la promulgation sur les chemins nouveaux , quelle a payé la presque totalité des dits travaux de ses propres deniers et que, par conséquent , il est de toute justice qu'aujourd'hui l'Etat et le Département nous accordent le maximum de secours deman
dé attendu qu'il est du devoir et de l'intérêt de la commune de favoriser l'oeuvre du Conseil de Fabrique.
Le Conseil:
Emet un avis favorable à la prédite demande de secours et la recommande instamment.

A M. le Ministre du Culte ; A M. le Préfet

Analyse financière des travaux de l'église:

Un marché de gré à gré est conclu le 29 octobre 1874 entre le Conseil de Fabrique de Marquette et M. PICAVET frères, entrepreneurs à Roubaix 118 rue de Blanchemaille, l'architec te chargé de la direction des travaux est M.MAILLARD de Tourcoing.
Etat des dépenses:
Factures du:
20 mars 1875, à M.PICAVET:5000F.; à M.MAILLARD:250F.
28 juin 1875, à M.PICAVET:10 000F.; à M.MAILLARD:500F.
13 septembre 1875, à M.PICAVET:10 000F.; à M.MAILLARD:500F.
22 décembre 1875, à M.PICAVET:25 000F.; à M.MAILLARD:750F.
24 mars 1876, à M.PICAVET:10 000F.; à M.MAILLARD:500F
5 avril 1877, à M.PICAVET:10 000F.; à M.MAILLARD:500F.
17 octobre 1877, à M.PICAVET:3200F.; à M.MAILLARD:160F.
Au 31 octobre 1877 M.PICAVET aura reçu : 73 200F., M.MAILLARD : 3 160F.
En janvier 1878 le Conseil de Fabrique se trouve dans l'impossibilité de faire face aux factures successives présentées par l'entrepreneur.De ce fait le Conseil de Fabrique se rapproche de la Préfecture à l'effet d'obtenir un secours financier.

Entre temps un devis supplémentaire est demandé par l'archi tecte M.MAILLARD pour "emploi de pierres non prévues au devis précédent". La facture se monte à :4 286,47F....en date du 5 juin 1875.
Le 12 août 1876 M.MAILLARD envoi à M.BONDUELLE-LESAFFRE le courrier suivant:
J'ai l'honneur de vous adresser ci-contre le résultat de mes opérations de mesurage de l'église de Marquette. Il n'y a que les travaux de maçonnerie et de pierres qui sont métrés mais je crois que pour les autres travaux:charpente , couver ture etc... les sommes portées au devis ne seront pas dépas sées. Nous pouvons donc espérer ne pas excéder le devis de plus de 4 000F. ce qui est défà énorme, mais le projet n'avait pas été fait pour l'emplacement actuel (???)et nos fondations nous ont fait dépenser beaucoup d'argent.Mon métré n'a pas encore été collationner avec celui de M.PICAVET, après ce travail fait (ce qui aura lieu lasemaine prochaine)
Je vous confirmerai ma lettre , agréez....
Détails du métré:
400 652 cubes de terrassement à 0,75F.= 300,49
233 040 cubes de maçonnerie de béton à 15F.= 3 495,60
1 763 131 cubes de maçonnerie de briques à 18F.= 31 736,36
18 861 cubes de maçonnerie de pierres bleues de Soignies à 240F.= 4526,64
33,464 cubes de maçonnerie de pierres de roches à 200F.= 6692,80
101,115 cubes de maçonnerie de pierres blanches à 110F.= 11 122,65
Ensemble = 57 874;54F.

Suivant le devis (y compris le devis supplémentaire du 5 juin 1875- repris ci-dessus) le montant total serait de :
53 401,25F.
Soit un excédent de dépense de = 4 473,29F.

Le devis avant métré des travaux éxécutés et à éxécuter pour l'achèvement du gros-oeuvre est chiffré à : 80 000F.
Au 20 avril 1876 les travaux éxécutés et en cours d'éxécution s'élèvent à 68 000F.

Le 10 décembre 1876 nouveau courrier de M.MAILLARD,et nouvel état du compte de M.PICAVET :
j'ai l'honneur de vous envoyer les comptes de M.PICAVET pour l'église de Marquette , montant :
Pour grosse construction église :74 516,72F.
Pour sacristie :937,68F.
Ensemble : 75 454,40F.
Il y a entre autre , un compte de 921,56F. qui est à discuter:
-19,09F. pour transport à un relai, le cahier des charges dit: transport sur le terrain de la construction; il n'y a pas par conséquent à en tenir compte
-130,10F. pour couvrir les colonnes pour les préserver de la gélée; nous avons quelque fois payé ce travail mais ici n'est-ce pas à M.PICAVET qui a été en cause de ce travail en ne pouvait il pas , en mettant de la bonne volonté,arriver à terminer en maçonnerie ; les éboulements ne proviennent ils pas aussi de leur faute?
Le piqueur pourrait nous renseigner à ce sujet
-45,81F. pour changements aux niches demandés par la Direction ( voir quels changements et, s'il y a lieu , d'en tenir compte)
-164,22F. Pierre préparée pour le clocher .Pourquoi cette pierre a-t-elle été préparée ? M.PICAVET savait très bien à la hauteur que nous nous arrêtions
-546,91F. Arrerage provisoire. Si nous ne devons pas continuer les travaux. M.PICAVET peut enlever les poutres,dans le cas contraire nous n'avons que la location à payer à partir du jour de la couverture de l'église jusqu'au moment où ce Monsieur peut entrer en possession de son bois.
-15,43F. plus-value pour corniche circulaire, n'étant pas prévu un devis y-a-t-il lieu de lui accorder ? Je le crois.
Veuillez agréer...

Nous avons vu plus haut que le lieu exact prévu pour la construction de l'église n'était pas celui qui nous intéresse aujourd'hui. Quel était donc le lieu primitivement souhaité ?
Nous savons aussi que M.DESPRETZ , minotier à Marquette, fait construire sa résidence (sa maison de campagne comme il la nommait) sur un terrain face à celui qui doit servir à construire l'église actuelle et ce en 1870 ( ce sera la mairie actuelle) nous savons aussi que le terrain où se situe l'église est un don de la famille DESBONNETS et consorts ,dont M.DESPRETZ ,en 1874.
Doit on en conclure que par un caprice de notable les deux bâtiments -église et "château" Despretz- se sont trouvés face-à-face en un lieu qui , 10 ans plus tôt n'était que terrains de jardinages ? Vous remarquerez que l'orientation de la nef n'est pas celle habituellement proposée , tradi tionnellement celle-ci est orientée ouest/est (en direction du lieu de naissance du Christ)alors que celle de Marquette l'est en nord/sud!...Les "Anciens " ne disaient -ils pas que les briques de l'église et du "château" Despretz ont été fabriquées avec la terre provenant des fondations de l'église...

De plus un retard important a été observé par l'architecte M.MAILLARD , en cause le travail de M.PICAVET
M.MAILLARD signifie, par huissier interposé , ce retard à M.PICAVET :
" L'an 1876,le 2 septembre, à la requête de M.BONDUELLE , négociant à Marquette agissant en sa qualité de Président du Conseil de Fabrique de l'église de Marquette
J'ai Henri ARVESTIN huissier près le Tribunal Civil de Lille, demeurant en cette ville , soussigné, signifie à :
M.PICAVET,frères, entrepreneurs à Roubaix en leur domicile et parlant à l'un d'eux
Que sans préjudicier à la sommation qui leur a été signifiée le 8 septembre 1875,
Le requérant en sa qualité lui fait encore sommation d'avoir terminé avant le 15 de ce mois les travaux par eux entrepris à l'église de Marquette..."

Bien entendu M.PICAVET n'a pas apprécié, ainsi il emploie le même principe en signifiant 3 mois plus tard à M.BONDUELLE un retard dans le paiement de ses émoluements :
" L'an 1877 , le 13 janvier , à la requête de MM.PICAVET frères , entrepreneurs à Roubaix
J'ai Henri BROUTIER huissier auprès le Tribunal Civil de Lille demeurant en cette ville, soussigné ,fait sommation à M.BONDUELLE-LESAFFRE, négociant à Marquette,en la qualité de Président de la Fabrique de l'église de Marquette étant en son domicile et parlant à sa servante
De payer immédiatement aux requérants la somme de 10 000F. formant le complément des 4/5 du montant de leurs travaux comme entrepreneurs de la nouvelle église de Marquette.
En rappelant que les précédents acomptes ont toujours été remis difficilement et bien longtemps après qu'ils étaient dûs.Et que depuis le commencement de juin tout acompte leur a été refusé
Qui déclarant que faute de se conformer à la présente somma
tion les requérants entendent l'y contraindre par les voies de Droit...."

Et aussi le 23 janvier 1878:
" L'an 1878, le 23 janvier à la requête de MM. PICAVET frères,entrepreneurs , demeurant à Roubaix,
J'ai, Louis FLIPO huissier près le Tribunal de 1ière. Instan ce séant à Lille, demeurant dans cette ville,soussigné
Fait sommation à M.BONDUELLE-LESAFFRE, distillateur , demeu rant à Marquette,en sa Qualité de Président de la Fabrique de l'église de Marquette, en son domicile on étant et par lant à M. Urbain, son employé,
De payer aux requérants, en mes mains, la somme de dix mille
cent quatre vingt huit Francs quatre vingt quatre centimes pour solde de la première partie des travaux de la nouvelle èglise de Marquette qui ont été effectués par mes requérants
A ce que M. BONDUELLE, es-qualité, n'en ignore lui déclarant que faute d'avoir égard à la présente sommation et d'y satisfaire, les requérents se pourvoieront comme de droit.Sous toutes réserves...

En janvier 1878 le Conseil de Fabrique se trouve dans l'impossibilité de faire face aux factures successives présentées par l'entrepreneur.De ce fait le Conseil de Fabrique se rapproche de la Préfecture à l'effet d'obtenir un secours financier

Versailles le 19 mars 1878
M. le Préfet , vous m'avez transmis avec les pièces à l'appui,une demande formée par la Fabrique de Marquette - lez-Lille à l'effet d'obtenir un secours pour la reconstruc tion de l'église paroissiale.
L'examen du projet présenté a donné lieu de la part du Comité des Travaux Diocésains à diverses observations dont les principales portent sur les points ci-après :
La disposition du choeur et des parties adjacentes offre une regrettable complication .En effet, l'abside est encombrée de la façon la plus fâcheuse par des sacristies d'une impor tance exagérée et par des remises qu'il eut été convenable de placer plus à l'écart.
D'un autre côté, le mode de construction adopté pour l'éta blissement des voûtes ne peut donner que d'insuffisantes garanties de durée et l'emploi en a été depuis longtemps condamné sous ce rapport par les instructions ministèriel les.
Enfin l'architecture de l'édifice comporte un luxe de dé tails qu'il eut été d'autant plus sage d'éviter que cette richesse d'un goût contestable ne paraît obtenue qu' au détriment des moyens d'éxécution.
Il résulte , au surplus, des renseignements fournis par l'architecte diocésain qu'au point où en sont les travaux nulle observation ne pourrait aboutir à un résultat pratique.Dans cette situation , le Comité n'a pu au devoir formuler d'une façon plus détaillée son opinion sur l'oeuvre dont il s'agit. J'estime en conséquence M. le Préfet qu'il n'y a pas lieu de contribuer par une subvention sur le fond du Trésor à l'achèvement de l'église de Marquette.En effet, l'Administration Supérieure si elle eût été commise moins tardivement n'aurait pas encouragé cette entreprise que moyennant de nombreuses et profondes modifications actuelle
ment irréalisables.
Je vous renvoie ci-joint le dossier de l'affaire et vous prie d' informer la Fabrique de Marquette-lez-Lille des motifs qui ne permettent plus de donner suite à leur demande de secours.
Recevez ...
Pour le Ministre de l'Instruction Publique et des Cultes
Le sous-secrétaire d'Etat
Signé :Casimir PERIER

M. le Maire de Marquette en est informé le 23 mars 1878

Suite à la délibération du Conseil Municipal de Marquette qui sollicite,le 21 juin 1877, la Préfecture , pour obtenir l'autorisation de vendre les matériaux de l'ancienne église de la commune
devenue inutile par suite de la construction d'un nouvel édifice , la Préfecture nomme, le 8 mars 1881, M.BARBE, conseiller d'arrondissement , commissaire pour procéder à une enquête de Commodo & incommodo.

Au 18 décembre 1881 la commune de Marquette averti par courrier la Préfecture du produit de la vente des matériaux de l'ancienne église.
" Lecture est faite d'une lettre du Préfet en date du 1ier. décembre 1881 informant que le receveur municipal est auto risé à verser entre les mains de M. le Trésorier de la fabrique de l'église la somme de 6150F. montant de la vente des matériaux et du terrain de l'ancienne église.
Le conseil
Vu l'arrêté du Préfet en date du 4 mai 1881 art. 2 qui dispose que les fonds dont il s'agit devront servir à payer les frais de la construction de la nouvelle église et par suite être versés dans la caisse de la Fabrique attendu que M.FONTAINE, acquéreur des dits biens a versé le montant de la vente soit 6150F. entre les mains du receveur municipal.
Il y a lieu de régulariser cette position et , à cet effet , le Conseil vote la somme de 6150F. qui sera prélevée sur les fonds libres de l'exercice courant.(1881)et demande à M. le Préfet l'autorisation d'en faire le versement immédiat entre les mains du trésorier de la fabrique.
vu et approuvé par la Préfecture le 31 décembre 1881

La construction de l'église s'avère donc onéreuse et le temps passe ...
Une souscription sera lancée en 1883. Les noms des souscrip teurs seront gravés sur une plaque de marbre qui sera mise dans la sacristie.
Les donateurs principaux seront :
- S.S. le Pape PieIX
- S.E. le Cardinal REGNIER, archevêque de Cambrai
- M.DENIS DU PEAGE : 12 000F.
- M.DESPRETZ : 2 000F.
- M.LESAFFRE-BONDUELLE : 25 000F.
- M.FONTAINE-GRANDEL : 1 000F.
- M. Henri EMPIS-HOLLEBECQ : 1 000F.
- Asile de Lommelet : 6 000F.
- Communauté Sacré-Coeur de Lille : 100F.
- Monastère d'Esquermes : 200F.
- Mme. DUFOUR de LAMOTTE : 500F.
- Le Doyen de Ste Catherine : 500F.
- L'abbé Réquillard : 300F.
- Edouard Saint-Rémy : 500F.
- Edouard Leclercq : 500F
- M. Ferry DENIS DU PEAGE : 2 500F.(500+2000F. pour le maître-autel)
- M. Jules DENIS DU PEAGE : 1 000F. à l'occasion de son mariage
- M.KUHLMANN, chimiste : 2 000F.
- M. Jules SCRIVE-LOYER : 3 000F.
- Melle Pauline DENIS DU PEAGE :500F.
Au total :64 750F. et 97 souscriptions

EXTRAITS DES ANNALES PAROISSIALES:

Le 1ier Octobre 1883 Nouvelle Cloche
a l'occasion des noces d'or et d'argent de M. DETHOOR curé de la paroisse, une cloche de 1245kg., fondue pour la circonstance,a été solennellement bénite par M. DURIEZ Archiprêtre à Ste. Catherine
En 1894 ,de juin à août, a été construite la tribune de l'orgue. Elle est l'oeuvre de MM.ALLARD frères, rue N.D. à Roubaix
L'Orgue a été construit par MM. DELMOTTE frères , facteurs à Tournai: il a été inauguré le dimanche 22 septembre 1895, et bénit par M. le chanoine DURIEZ, archiprêtre de Ste Catheri ne. C'est M. le docteur Salembier, professeur à l'université de Lille qui a donné le sermon de circonstance.Pendant la cérémonie d'inauguration , l'orgue a été tenu par Melle. DELMOTTE 1ier. prix du conservatoire de Bruxelles.
La tribune seule a coûté près de 7 000F.l'orgue...
Mme. BONDUELLE -LESAFFRE a eu toute l'initiative de ce travail.Elle s'est mise pour une forte somme en tête d'une souscription. Ellea été secondée par M.DENIS DU PEAGE, père, Mrs. DESPRETZ,VAN RENYNGHE, les Pères de Lommelet...

Dernière modification le : 28/11/2006 @ 17:18
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

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