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Dimanche 28 mai 2017

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Maires de Marquette

Maires de Marquette 1790 - 2006

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Présentation

En référence à l'Enquête du Ministère de la Reconstruction et du Logement , faite sur le terrain en 1954:

S.a.r.l. au capital de 34 800 000F.(chiffre de 1954), fondée en 1890 et transformée en 1897.Siège Social à Marquette, rue de Lille
Les raisons d'implantation à l'origine étaient les suivantes:
-Le canal pour l'arrivage du charbon (avant 1939: 80T./jour)
-Les matières premières, trouvées en abondance dans le voisi nage (déchets textiles)de Lille,Roubaix, Tourcoing; et papiers
-Une clientèle nombreuse sur place (emballage)

La surface totale est de 5Ha.5, la surface des bâtiments est de 1Ha.L'état des bâtiments est moyen ( déjà en 1954!)
L'arrivage des matières premières se fait:
Pour 35% par fer et 65% par route (vieux papiers)

De 1932 à 1940, l'usine était embranchée directement au réseau du chemin de fer industriel de Marquette ( mais pendant la guerre l'usine fut fermée et le pont ferroviaire détruit - en 1942- il était installé près des Grands Moulins de Paris et emjambait la Deûle pour desservir les entreprises de l'autre rive).
Le rythme de travail est réduit à 12h.par jour au lieu de 24 avant la guerre.
La production de 1953 (en feuilles et rouleaux):
2508T. de cartons gros ordinaire
2334T. de papier d'emballage de qualité inférieure

L'énergie utilisée était:
Avant 1940, le charbon était livré par péniches à raison de 50T. par jour
En 1954,l'usine est éléctrifiée et alimentée par le courant de 10 000V. transformé par les trois transformateurs en 380V
La consommation annuelle est de 1 200 000kWh
En outre ,on utilise le mazout-200T. par mois
L'expédition se fait: 80% par route, 20% par fer.
L'usine dessert: pour 45% le marché régional,50% le marché national,5% le marché extérieur.
L'effectif de l'usine est de 64 employés et ouvriers habitant: 39 à Marquette; 11 à Marcq-en-Baroeul; 10 à Wambrechies; 2 à La Madeleine; 1 à Linselles et Warneton.
En liaison avec l'action de la communauté "Emmaüs" de Wambrechies-Fondation Abbé Pierre- l'usine va construire une maison d'employé.
Un terrain de 2Ha. appartenant à l'usine et situé de l'autre côté de la rue de la Papeterie, sera exproprié par la mairie de Marquette pour l'accès à la petite propriété (ce sera le lotissement de la Briqueterie)






Nous avons vu qu'en 1940 , le réseau ferré industriel de Marquette fut interrompu .En cause le pont ferroviaire en jambant la Deûle au niveau des Grands Moulins de Paris qui fut détruit pour faits de guerre et priva les entreprises de la rive droite de la Deûle : Verley; Despretz; Clabaut; Grandes Malteries;de l'accès à la voie ferrée industrielle
Ainsi la municipalité de Marquette prit un arrêté municipal le 22 février 1956 :
"Nous, maire de la ville de Marquette
Vu la pétition en date du 20 février 1956 par laquelle la Société de Construction & d'Embranchements Industriels, 80 rue Taitbout à Paris sollicite le retrait de l'autorisation qui lui avait été accordée par arrêté en date du 10 juillet 1935 à l'effet de traverser à niveau le chemin vicinal n°3 par une voie ferrée à écartement normal destinée à relier un réseau ferré industriel de Marquette la Minoterie L&E DESPRETZ (en plus celles citées ci-dessus)et fixant la redevance annuelle à 100F.
Vu la délibération du Conseil Municipal en date du 7 novem bre 1943 qui a ramené cette redevance à 10F. pendant la du rée d'inutilisation de cette voie par suite de la destruc tion du pont-rail utilisé par elle et détruit en mai 1940.

Considérant que cette voie de chemin de fer industriel a été supprimée à la fin de l'année 1955 et qu'il n'y a plus lieu de percevoir de redevance pour la traversée du chemin vici nal n°3 à dater du 1ier. janvier 1956.
Considérant que ce chemin et ses dépendances ont été remis en parfait état de viabilité par le pétitionnaire.
Arrêtons :
Article 1 :
L'autorisation accordée le 10 juillet 1935 à la Société de Construction et d'Embranchements Industriels pour la traversée à niveau du chemin vicinal n°3; est retirée à partir du 1ier. janvier 1956 et de ce fait la redevance annuelle est supprimée à partir de cette même date.
Article 2 :
M. l'Ingénieur T.P.E. et M. le Receveur Municipal sont chargés, chacun en ce qui les concerne de l'éxécution du présent arrêté dont une ampliation sera adressée par nos soins à la société permissionnaire.
Fait à Marquette le 22 février 1956
signé : le Maire M. DELMOTTE

En 1963 le 11juin,le Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la région lilloise signifie aux Ets. CLABAUT que les rejets directs dans les canaux et rivières naturelles ne seront plus autorisées à partir du 31 décembre 1964.
En effet la ville de Marquette verra la construction d'une station d'épuration . De ce fait il appartiendra aux Ets. CLABAUT de procéder à l'étude et à la réalisation des dispo sitions qui permettront d'assurer, d'ici le 31 décembre 1964 l'évacuation de toutes les eaux en provenance de l'usine , y compris les eaux de réfrigération et les eaux fluviales, vers les égoûts communaux les plus proches de l'usine et susceptibles de les recevoir....

Mais CLABAUT vit ses dernières heures d'exploitation sous ce patronyme.
Dans "La Gazette" des 17 & 18 avril 1972 les Ets. CLABAUT S.A. annoncent leur dissolution
L'entreprise sera reprise dans les conditions ci-après:
Etablissements CLABAUT S.A. Société Anonyme au capital de 1 508 000F.; siège : Marquette-lez-Lille,88 rue de Lille
R.C. LILLE 58 6 79
Dissous par voie de fusion-absorption

Aux termes d'une Assemblée Générale Extraordinaire en date du 28 mars 1972 les actionnaires de la Société ETABLISSEMENTS CLABAUT S.A. ont approuvé le projet de fusion par voie d'absorption de leur société avec la société
"LHOMME S.A." société anonyme au capital de 3 191 600F.,dont le siège est à PONT SUR YONNE (YONNE) Route de Paris, imma triculée au registre du commerce de SENS sous le numéro:
56 B 17 et à l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques sous le numéro:545 89 309 1 001
Ce projet a été établi suivant acte sous signatures privées en date à Pont sur Yonne du 12 février 1972.
L'assemblée a décidé que la dissolution de la société serait réalisée à dater de l'augmentation de capital de la société LHOMME S.A. résultant de la fusion et constaté qu'il ne sera procédé à aucune opération de liquidation de la société
ETABLISSEMENT CLABAUT S.A. Le passif de cette société étant pris entièrement en charge par la société LHOMME S.A. et les actions étant échangées à raison de 70 actions de la société LHOMME S.A. pour 29 actions de la société CLABAUT S.A.




La fusion et corrélativement , la dissolution de la société ETABLISSEMENT CLABAUT S.A. sont devenues définitives à la date du 29 mars 1972 ainsi qu'il résulte des résolutions de l'assemblée générale extraordinaire et à caractère constitu tif des actionnaires de la société LHOMME S.A.en date du 29 mars 1972 qui a approuvé le projet de fusion, augmenté le capital de la société LHOMME S.A. et modifié en conséquence ses statuts.

Le dépôt légal sera effectué au Greffe du Tribunal de Commerce de Lille
Pour insertion, Me.DAUCHEZ, notaire.

Dès le mois de décembre suivant(1972) LHOMME S.A. le service "communication" émet un(long-20 pages-) bulletin d'informa tion sur la situation générale du groupe, il est transcris ci-après dans son intégralité:

" On parle beaucoup en cette période de changement d'année, de plus-préélectoral, d'Economie et plus spécialement de Prospective ou de "futurologie". Ce mot barbare désigne les travaux de certains experts qui analysent , entre autre, les probabilités qu'ont les différentes nations d'Europe ou d'Amérique et bien entendu le Japon,de voir se modifier leur situation par rapport aux autres sur le plan du développe ment industriel, du revenu par habitant,de la qualité de la vie et sur différents autres aspects.Et bien ces experts sont nombreux à désigner la France comme le futur champion des années 80 et ils le prouvent en s'appuyant sur des études sérieuses.
Tout cela est fort bon,fort encourageant,mais il ne fau drait pas que,se reposant sur ces lauriers plus ou moins hypothétiques,les Français considèrant le but atteint dimi
nuent leurs efforts ce qui ne manquerait pas de faire mentir les prévisions.
Chez nous , à la LHOMME S.A., la situation est un peu diffé rente: les résultats ne sont pas pour"dans dix ans"; ils existent, ils sont acquis.Voilà la quatrième année consécu tive que nous établissons un bilan positif. Il ne faudrait pas pour autant imaginer que nous voilà définitivement à l'abri de tout accident de parcours, voire même d'un renver sement de tendance.C'est précisément quand la vitesse augmen te qu'il faut tenir plus fermement la barre.

Ceci dit, la grande affaire de l'année 1972 restera ,sans conteste,la Fusion.Par rapport aux objectifs de politique, définis ou rappelés en 1971, voyons un peu l'impact de cette fusion.
Rappelons d'abord les grands axes de politique:
-Rentabiliser, aujourd'hui grâce: à l'implantation le plus près possibledu besoin, à l'intégration de la fabrication du carton.
-Diversifier pour assurer la rentabilité de demain

La rentabilité immédiate est indiscutablement meilleure avec un cash-flow brut de 11,9% à fin septembre 1972 contre 9% en 1971.Dans le même temps le chiffre d'affaires augmentait de 61% passant de 16 194 000 à 26 062 000.
Ces résultats proviennent d'abord de la poursuite de l'eff ort et des investissements su secteur Tubes.Nos chiffres de gestion par centre de responsabilité le mettent en évidence (sans tenir compte des ventes de carton en l'état, c'est à dire pour les tubes seuls l'augmentation du chiffre d'affai res est déjà de 23%).Pendant la même période la fabrication du carton a été également bénéficiaire grâce à différents facteurs conjoncturels (demande active,bas prix des vieux papiers)et aussi, bien entendu, grâce à la standardisation et la réduction du nombre des sortes fabriquées.

Il est intéressant de noter qu'une certaine réserve de puissance est encore disponible à l'usine de SAULCY qui ne travaille pas entièrement pour la clientèle qui lui est spécialement destinée;à savoir: une partie de l'Allemagne, la Suisse,et l'est de la France.La rentabilité sera proba blement meilleure au moment où l'évolution de cette clientè le évitera de trop nombreuses livraisons vers la région pari sienne, le Nord, la région de Lyon.

Si l'on parle rentabilité il faut signaler que le contrôle de gestion est maintenant opérationnel au secteur transports et que la preuve est définitivement faite,chiffres à l'appui que les transports réalisés par nos soins sont de 10 à 30% selon le cas,plus économiques que le recours au chemin de fer ou aux transports publics.Des investissements qui se traduiront par la mise en service prochaine de deux nouveaux camions gros porteurs devant assurer, entre autre, les appro
visionnements en carton depuis Marquette, de l'usine de SAULCY ont été décidés en parfaite connaissance de cause.

Par rapport à nos objectifs on peut noter qu'en ce qui con cerne l'implantation des usines près de la clientèle, un premier pas à été fait avec la création de SAULCY. Il reste à étendre, pour une meilleure utilisation de cet investis sement,la clientèle locale, Allemande en particulier.

Un second pas a été réalisé cette année grâce à la fusion puisqu'un atelier de tubes va entrer en activité au cours du premier trimestre 1973 à Marquette.Cet atelier ne constitue qu'une première étape vers la mise en service progressive d' un centre de production "Tubes" destiné à couvrir les be soins du Nord de la France , de la Belgique, de la Hollande et d'une autre partie de l'Allemagne.

Pour rester sur l'aspect rentabilité , la fusion avec la so ciété CLABAUT se traduit par une amélioration non négligea ble de la structure de notre bilan au 30 septembre dernier. Les capitaux propres et les dettes à long et moyen terme cou
vrant très largement les immobilisations, en partie rééva luées, ainsi que le stock "outil".Quand on sait qu'une par tie des dettes à moyen terme peuvent être considérées ,à la limite, comme des capitaux propres,on constate une améliora tion par rapport aux bilans déjà satisfaisants des années précédentes.

Dans ces conditions le conseil pourra demander aux action naires d'envisager une distribution de dividendes d'un niveau au moins égal à celui de l'an passé.Un pas de plus sera fait dans l'optique d'une rémunération correcte des capitaux investis.

Avant de passer à un autre aspect de la fusion, sachez qu' aujourd'hui nous fabriquons nous-mêmes un peu plus de 90% en tonnage de nos besoins carton, ce qui utilise environ les 2/3 de la capacité actuelle de production de l'usine de Marquette.Nos services commerciaux s'emploient , bien enten du, à vendre,dans les meilleures conditions possibles le 1/3 restant.

Par contre, nous ne devons pas considérer la fabrication et la vente du carton comme une diversification.Vu sous cet angle de nos politiques , la fusion, outre l'accroissement de taille, n'apporte pas d'éléments nouveaux.

Notre vocation ancienne est de satisfaire un besoin de sup ports de bobinage, cette satisfaction se traduisant par la fabrication et la vente de produits industriels de consomma
tion: les tubes en carton.Si nous tendons vers une certaine diversification de notre activité c'est dans le but d'assu rer la meilleure rentabilité possible des capitaux investis face à un certain vieillissement du produit "Tubes", vieil lissement qui se traduirait plus ou moins rapidement par une baisse de profits.

Nous pensons qu'il ne suffit pas de diversifier les produits eux-mêmes , ce qui nous amènerait à rechercher d'autres utilisations du tube carton ou la vente d'autres catégories de cartonnage, voire d'emballages.Nous croyons qu'une vérita ble diversification consiste à satisfaire une autre sorte de besoins; c'est pour cela que nous nous tournons vers une notion de "service". Nous pensons, en effet, que dans les années à venir, nos clients potentiels intègreront de plus en plus la fabrication de leurs emballages et qu'en consé quence leur besoin évoluera du produit vers un matériel de conditionnement, plus ou moins automatique et plus ou moins complexe.




C'est dans cette optique que , profitant de notre expérience dans la construction de nos propres outils de travail,nous étoffons notre atelier de mécanique, notre bureau d'études et que, comme nous le verrons plus loin au chapitre des structures,nous avons rendu autonome le centre de responsa bilité "construction machines".

Faisant suite à la représentation en Europe des machines à tronçonner APPLETON , à la conception et à la construction par nos soins de certains types de tronçonneuses , toujours pour tubes cartons,nous avons démarré voilà maintenant quel ques mois,pour le compte d'une firme des Etats-Unis particu
lièrement compétitive en ce domaine,la représentation pour la France et la Suisse de dispositifs permettant d'utiliser le procédé de collage "Hot-Melt". D'autres possibilités sont actuellement à l'étude. D'autres contacts seront pris et un voyage aux Etats-Unis est prévu au mois de mai prochain. Nous poursuivrons jusqu'à aboutissement complet et rentable la recherche d'activités diversifiées.

Faisant suite à la fusion, il s'avère nécessaire de repenser les structures de la Société.Bien que nous disposions, au début de l'année dernière, d'une organisation administrative largement structurée,la gestion d'un établissement supplémen taire, établissement où les investissements sont importants et le matériel lourd,le brusque accroissement du personnel employé qui est passé de 250 environ à plus de 400 personnes nous obligent à revoir la façon dont nous entendons articu ler les prises de décisions.

C'est ainsi que dans le courant de l'année 72 la fonction production a été partagée en deux branches . D'une part : " production carton et tubes " d'autre part, "production machines et outillage" , avec un Responsable à la tête ce chaque branche.

Pour faire face aux problèmes nouveaux et toujours plus complexes qui se pose sur le plan administratif , également pour alléger la tâche des Responsables "production" , il est crée,en état-major de la Direction Générale , un poste de Directeur de la gestion du personnel , des affaires sociales et de la formation; le Directeur Général conservant plus spécialement les responsabilités financières.

Enfin, la Direction qui, dès maintenant, est chargé de faire progresser les actions de diversification.

Toutes ces modifications de structure ne sont justifiées que par la croissance; nous ne devons pas perdre de vue que la croissance a ses servitudes ainsi d'ailleurs que la multiplication des lieux de production. Nous sommes confrontés à des problèmes tels que l'harmonisation des salaires et des horaires de travail, les rapports avec les syndicats de toute nature, et , tout dernièrement , avec les aspirations de nos Cadres dont le nombre a considérablement augmenté avant et depuis la fusion.

Tout ceci doit nous inciter à être vigilants, à éviter un certain "gigantisme" , à tout faire pour conserver le style de direction qui est le nôtre. Il serait dangereux de diviser l'entreprise , de créer des groupes de pression à l'interieur même de la Société; en un mot nous devons conserver un visage humain; la dimension modeste de nos établissements devrait nous y aider.




Le plan de développement qui avait été élaboré en 1968 et qui consacrait la création de l'établissement de Saulcy, a pris fin en 1972. Nous avons repensé avant la fin de ladite année 72 un nouveau plan de 4 ans qui intégre , en même temps que le développement du secteur tubes, la fabrication de l'usine de Marquette et la politique de diversification.

Pendant la période couverte par ce plan qui s'étend de fin 72 à 1976 , le chiffre d'affaires doit passer d'environ 26.000.000 à 41.000.000 de frc l'essentiel étant obtenu par le développement des tubes , comptenu ainsi d'une diminution des ventes de carton en l'état et d'une augmentation
sensible en valeur absolue des ventes de produits autres que carton ou tubes , c'est à dire de produits de diversifica tion. Les taux de croissance retenus dans les différents secteurs restent très réalistent et les comptes d'exploita tion prévisionelle correspondants doivent permettre de déga ger un autofinancement satisfaisant.

Bien entendu la réalisation d'un tel programme exige des moyens. Un programme d'investissements est d'ores et déjà au point. Il porte essentiellement sur les réalisations suivantes

. à PONT - construction d'un bâtiment devant abriter cer tains services administratifs ainsi que la Direction et les Etudes du centre "production machines" , une extension de l'atelier de mécanique est également prévue. En ce qui con cerne l'usine de tubes , la principale innovation porte sur la mise en place d'un matériel de récupération des dé chets, déchiquetage et mise en balles automatique.

. à MARQUETTE - un effort particulier sera fait pour rationaliser et moderniser le secteur trituration de la fa brication du carton , construction d'un local de stockage de vieux papiers, réimplantation et nouvelle alimentation des pulpers, rénovation complète du circuit de distribution et de stockage de pâtes. La chaufferie sera complètement réno vée et dans le même temps on poursuivra l'installation de l' emplacement des bureaux, de la mise en service d'un pont bas cule moderne et de nombreux traveaux de gros entretien ou de voirie, on aura une image de l'effort réalisé dans cet éta blissement.

A SAULCY- l'usine étant de construction récente les investis sements porteront surtout sur quelques adjonctions de maté riel de fabrication des tubes et sur l'amélioration du maté riel existant
La politique d'intégration de nos transports sera poursuivie et pour ainsi dire terminée par la mise en service durant le plan de 5 ou 6 camions supplémentaires.

Enfin, il faut faire mention du déménagement de nos bureaux parisiens qui nous est imposé par la société propriétaire qui réalise une opération immobilière. Ceux-ci seront trans férés au printemps prochain près de la Place d'Italie, dans des locaux neufs spécialement aménagés à cet effet ; il n'y aura plus à ce moment à Paris aucun local de fabrication ou de stockage.

Cet important programme d'investissement a nécessité l'étude d'un plan de financement qui comprend, outre l'utilisation des ressources d'autofinancement dégagées par l'exploitation le recours à deux emprunts à long et moyen terme dont le principe à déjà été approuvé par le Conseil d'Administration et qui fait actuellement l'objet de pourparlers avec les organismes finaciers spécialisés.

Naturellement votre Conseil d'Administration , comme le Comité de Direction, sont parfaitement conscients que les investissements projetés et par conséquent l'endettement relatif qui va en résulter, doivent contribuer d'abord à une création de profits.

Ce profit que tous pensent à distribuer, à répartir, ces bénéfices jugés scandaleux par une opinion publique restée à l'écart des véritables problèmes économiques , il faut d' abord les réaliser, ce qui n'est pas , loin s'en faut,à la portée de toutes les entreprises. Ensuite, et ensuite seule ment,on se souciera de les répartir.

Si l'on pense qu'une entreprise qui réalise en France un pro fit net de l'ordre de 5 à 6% du capital investi est considé rée comme valable, que doit on penser quand on constate qu' il est facile , sans courir de risque , de placer les mêmes capitaux à 7 ou 8% , souvent avec indéxation. Combien alors apparaît ingrat le rôle du responsable, qu'il s'agisse de l'entrepreneur risquant ses fonds ou du Cadre Supérieur qui joue sa carrière! Ces hommes servent trop souvent de boucs émissaires . On n'imagine absolument pas la tâche écrasante qui est presque toujours leur lot et , devant l'indifférence ou l'hostilité du plus grand nombre qui s'extasie par ail leurs devant des "idôles" du music-hall ou des champions sportifs , on mesurera mieux l'amertume qui est quelque fois la leur.

Il faut souhaiter que l'évolution dans ce pays et en Europe en général, ne tende pas à réduire le nombre de ceux qui re cherchent et accptent le risque ,des enthousiastes,des optimistes qui entraînent les autres, qui assurent l'avenir.

Informations générales :
-Reprise d'une activité en avril à SAULCY
-Achat d'un chien-loup de gardiennage à SAULCY
-Camion LHOMME allant livrer en Angleterre
-Au printemps 5 à 6 wagons livrés par mois en Angleterre
-Première étape vers une reconstruction à Marquette:la démolition du pavillon pour l'installation du pont-bascule, bureaux et voies d'accès.
-55 mouvements de camions (entrées et sorties)dans une journée à Marquette
-Exposition à Bruxelles et à Paris pour présentation des tubes cartons et de la diversification(machines à tronçonner les tubes,appareils de collage"Hot Melt" et différents appa reils ou outillages pour l'imprimerie.
-L'usine de Pont sur Yonne a sorti son tonnage record dans la semaine 19, celui-ci a été de l'ordre de 361 T.
-A Pont le camion-benne a été mis àla casse , i est remplacé par un camion Renault quifaisait la navette Paris- Pont, lui-même remplacé par une petite camionnette Mercédes
- La mise en service d'une nouvelle balateuse à Pont.


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Dernière modification le : 13/11/2006 @ 15:17
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

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