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le pont Mabile

LE PONT MABILE:

L'an 1834, le samedi 30 août, le Conseil Municipal de la ville de Marquette, canton de Lille-Ouest, Département du Nord, réuni extraordinairement par le Maire (Antoine François MARCHAND) en vertu de l'autorisation de M. le Préfet en date du 22 du même mois d'août, vu les articles 682,683,684 du Code Civil, a pris la délibération ci-après :
" La commune de Marquette qui comprend une population de 1246 âmes environ, est traversée dans toute son étendue par la Deûle qui la partage en deux portions à peu près égales;
les habitants de ces deux portions ne peuvent dès lors com
muniquer entre eux qu'en passant la rivière.






Depuis plus d'un siècle la commune exerce le passage qui lui est indispensable sur une prairie qui appartient aujourd'hui ( en 1834) à M. VANNIERE-SMET, au moyen d'un sentier qui abouti à une planche au pont-tournant établi à cet effet aux frais de la commune.
Une personne préposée et payée aussi par la commune est char gée de tourner cette planche pour laisser une libre circula tion aux bâteaux qui parcourent la Deûle.
La prairie par laquelle le sentier dont il s'agit est prati qué est d'une très mauvaise qualité , et par suite ,d'un pro duit très faible et d'une valeur très minime.
Le passage d'ailleurs est fort étroit et , par conséquent, très peu dommageable.
Ce passage est d'une nécessité absolue et tout à fait indis pensable aux habitants à qui il fournit les seuls moyens de communication qu'ils puissent avoir entre eux.S'il était sup
primé , les deux portions de la commune deviendraient entiè
rement étrangères l'une à l'autre puisque tous ceux qui habitent le territoire situé à gauche de la rivière ne pourraient plus arriver au centre du village où se trouvent l'église, le cimetière (rue des Martyrs ex-école P.Bert / S.I.), la Maison Commune, l'école des garçons et l'école des filles.Par suite la rédaction des Actes d'Etat Civil, l'instruction des enfants , la fréquentation de l'église, l'administration des Sacrements, la sépulture des morts (ancien cimetière rue des Martyrs),en un mot tout représen terait les plus grands obstacles pour les habitants dont on vient de parler.
Cependant M. VANNIERE-SMET élève la prétention d'interdire ce passage et, déjà, à plusieurs reprises , il a essayé, mais inutilement , de l'interrompre en ouvrant dans la prairie des tranchées pour la rendre impraticable.
M. VANNIERE-SMET se fonde sur un titre du 26 novembre 1733 qui établirait qu'on a usé du passage que par grâce et moyen
nant un prix convenu.
SI la commune n'avait d'autre chance définie que celle d'at taquer ce titre de front, elle reculerait peut être devant une telle entreprise.Mais telle n'est pas sa position, elle ne s'occupe pas de ce titre , elle se place sur le terrain de la légalité et c'est dans le Droit Commun qu'elle puise les moyens qui doivent lui donner gain de cause.
La communedit à M.VANNIERE: je vous demande un passage à titre de servitude légale, c'est un droit que je tiens de la Loi, je le réclame et vous paierai une indemnité convenable;
il ne s'agit donc point de votre titre qui ne peut rien contre les dispositions de la Loi.
La commune de Marquette se trouve dans le cas de l'enclave;
le passage dont il s'agit n'est point un passage de simple commodité mais de nécessité.Le point où il se trouve aujour d'hui établi est celui où il doit continuer d'éxister parce qu'il est le plus rapproché de la voie publique, parcequ'il cause moins de dommage en cet endroit qu'en tout autre, par cequ'ailleurs il serait impraticable et , qu'enfin, la commu
ne n'a pas d'autre issue sur son territoire puisque les ponts de Wambrechies et de l'Abbaye qui sont , du reste, à des distances fort éloignées, ne dépendent point de Marquette et sont sur les communes de Wambrechies et de St André dont les territoires lui sont étrangers.
On demande le passage sur la prairie de M. VANNIERE parcequ'on y passe depuis plus d'un siècle et qu'un si long usage a déterminé le lieu de l'exercice du droit de passage.
On le demande en vertu des articles 682,683,684 du Code Civil parcequ'il y a enclave et que, d'après les Jurés consultés,le principe relatif à l'enclave peut s'étendre à tous les cas où leur nécessité l'exige .
On le demande en vertu du principe relafif à l'enclave parceque si le propriétaire d'un fond enclavé et qui n'a aucune issue par la voie publique peut exiger un passage de son voisin pour aller à son champ , une commune enclavée le peut à plus forte raison lorsqu'elle est sans moyen de communication avec une portion notable des ses habitants. Car si l'intérêt de l'agriculture milite dans le premier cas l'intérêt public et celui de l'existence d'une commune militent dans l'autre.
On objectera peut être que la commune pourrait faire quelque part un pont sur la rivière, mais alors il s'agira d'exami ner si l'on peut forcer une commune à des dépenses énormes alors surtout qu'elle est pauvre , qu'elle n'a aucun bien , qu'elle a déjà, au contraire ,des charges très lourdes qui grèvent son avenir et l'on soutiendra avec l'opinion des Jurés consultés,que lorsque l'on est obligé de faire des dépenses considérables pour rendre un passage viable, sur un point même plus court, on peut s'adresser à un autre voisin dont la propriété offrirait même un passage plus long mais moins difficile.
Le Conseil ayant délibéré sur ces faits :
Considérant que le passage par la prairie de M. VANNIERE est d'une nécessité absolue pour la commune de Marquette
Considérant que l'endroit où existe aujourd'hui le passage est tout à la fois le moins dommageable et celui où le tra jet est le plus court pour arriver au centre de la commune.
Considérant enfin que le passage dont il s'agit est réclamé à titre de servitude légale en vertu des dispositions du Code Civil , articles n° 682,683,684 et suivants et moyen nant une indemnité convenable.
Arrête qu'il y a lieu de se pourvoir en Justice contre M. VANNIERE pour qu'il ait à laisser le passage libre, et qu'à cet effet il est nécessaire de solliciter du Conseil de Préfecture l'autorisation requise en pareil cas.
Fait en séance extraordinaire du conseil municipal, en la maison commune,mois et an que ci-dessus.




En 1835, la municipalité délibère de ce qui suit:
" L'an 1835, le 2 avril, le Conseil Municipal de la commune de Marquette, canton de Lille Ouest, département du Nord, é tant assemblé extraordinairement en vertu de l'autorisation de M. le Préfet en date du 22 mars dernier. Il lui a été exposé par M. le maire que par suite de l'arrangement qui a eu lieu le 5 février dernier,entre les membres dudit conseil et M. VANNIERE-SMET ,propriétaire,demeurant à Lille, pour mettre fin à une contestation élevée entre ce propriétaire et la commune au sujet d'un droit de passage sur une prairie
appartenant à ce même propriétaire , il avait fait dresser par M. DEWARLEZ,architecte à Lille, le projet d'établisse ment d'une planche tournante sur la rivière de la Deûle vis à vis la Place de cette commune , afin d'assurer une communi cation facile entre les habitants qui sont divisés en deux portions à peu près égales par le cours de cette rivière.

Vu les plans, devis et détails estimatifs des ouvrages et fournitures à faire pour la construction de cette planche, dont la dépense est évaluée à la somme de 4339,35F.

Considérant que ce passage n'est pas d'une simple commodité,
mais bien d'une nécessité absolue pour procurer aux habi tants qui se trouvent sur le territoire à gauche de la Deûle
l'avantage de pouvoir arriver au centre de la commune où sont situées l'église, les écoles,la maison commune, etc...

Le conseil municipal de Marquette déclare qu'il reconnait la nécessité de cette construction, et est d'avis qu'il soit pourvu au paiement de la dépense qu'elle doit occasionner , de la manière suivantes:

1°)Par une somme de 1000F. provenant de dons volontaires of
ferts par quelques personnes généreuses qui sera payée comptant aussitôt que le passage sera livré à la circulation des habitants.
2°)De celle de 1134F.formant , en 1837, l'excédent de la 6° annuité de l'imposition extraordinaire pour les travaux de l'église, après avoir entièrement satisfait l'entrepreneur.

Malheureusement cela ne se fit pas sans mal! La municipalité n'ayant pas trouvé les moyens financiers en temps voulu...

Le 28 juillet 1836; le conseil de Préfecture écrit au Maire de Marquette en ces termes:
(le maire est alors J.B. LESAFFRE)
" M. le Maire, une contestation paraît s'être élevée entre vous et le sieur HUMBERT, Maître charpentier à Lille, au sujet de la construction d'une passerelle tournante sur le canal de la Deûle, en votre commune, dont ledit sieur HUMBERT est entrepreneur.
Les travaux auraient même été suspendus puisqu'il résulte d'un exploit d'huissier , que j'ai en ce moment sous les yeux, que vous avez enjoint à l'entrepreneur d'en reprendre la continuation et de les terminer sous prompt délai.
Je vous prie de ne point tarder d'avantage à me faire connai tre les motifs du différent survenu entre la commune et l'en
trepreneur au sujet de l'éxécution des travaux précités et à me renvoyer , avec vos observations, la demande du sieur HUMBERT, en vérification des pieux qu'il a placés dans la rivière, demande qui, d'ailleurs , me parait fondée.
Recevez..."




De cela ce qui suit:

"Courrier de la Préfecture du Nord en date du 31 mai 1838:

- Vu la délibération du Conseil Municipal et des plus impo sés de la commune de Marquette, en date du 10 mai courant, qui a pour objet de voter une imposition extraordinaire de 3000F. pour compléter le paiement des travaux de construc tion d'une planche tournante sur la Deûle, éxécutés en vertu d'une adjudication réguliérement approuvée le 17 juillet 1835,
- Vu le procès verbal de réception de ces travaux approuvé par Nous le 14 avril dernier, et d'après lequel le montant a été liquidé à la somme de 5318,58F.sur laquelle la commune à payer un accompte de 2318,5_F.
- Vu le budget municipal de 1838 et les articles 30 & 40 de la Loi du 18 juillet 1837 sur l'Administration Municipale.
Considérant qu'il s'agit d'une dette exigible que la commune ne peut solder avec les ressources ordinaires, et à laquelle il est conséquemment nécessaire de pourvoir par des centimes additionnels.
Considérant qu'une imposition de 3000F. composée au princi pal des contributions montant à 8637F., donnerait lieu à une addition d'environ 34 centimes, qu'il est convenable de diviser en 2 années pourvupar surcharger les contribuables.

Arrêtons:
Art. 1ier.La commune de Marquette est autorisée à s'imposer extraordinairement en 2 ans au centime le Franc de quatre contributions directes de 1839 & 1840, la somme de 3000F. pour compléter le paiement des frais de construction d'une planche tournante sur la Deûle.
Art.2. M.le Directeur des Contributions est chargé d'assurer l'exécution du présent arrêté dont une expédition sera adres sée à M. le Maire de Marquette.

Fait à la Préfecture de Lille le 31 mai 1838..."


Cette "Planche tournante" fut employée près de 40 ans.
Le 18 mai 1860, le conseil municipal de Marquette réuni en séance extraordinaire se voit exposé par M. le Maire ce qui suit:
" Par suite de l'adoption par le Conseil des projets de cons truction d'un pont sur la Deûle , d'une route pavée pour Lommelet et du remaniement du pavé communal avec l'établis sement d'un trottoir, il existera diverses lacunes qu'il convient de combler"

Exposé des faits:
Depuis longtemps l'établissement d'un pont sur la basse Deûle à Marquette en face de la place est reconnu comme chose indispensable ( rappelons que la place , avant 1860,se trouvait près de la Deûle) . Au point de vue de l'intérêt communal, nul ne saurait en contester les avantages, car c'est tout à la fois une économie pour les finances de la commune et une mesure d'une grande utilité locale; d'abord il y a necessité urgente de relier complètement l'importante fraction dite de Lommelet avec le Centre où se trouvent l'Hô
tel de ville , l'église, les écoles de garçons et de filles et de donner satisfaction à une population nombreuse qui se trouve presqu'entièrement privée de communication avec ces précieux établissements dont les habitants ont chaque jour besoin de se rapprocher pour les actes d'état civil, les devoirs religieux, l'instrustion primaire et le rapport avec la Mairie.
Tous ces intérêts sont en souffrance , il s'agit de les satisfaire. Il faut donc créer en leur faveur une voie facile de communication pour y pourvoir amplement.Ce but ne peut être atteint que par la construction qui en donnant accès facile avec chevaux et voitures réunira parfaitement le hameau de Lommelet à la partie principale de la commune, donnera aux propriétaires des deux côtés de la rivière tous les moyens de circulation qui leur mauquent pour l'exploita tion de leurs terres et le transport de leurs produits.
Il n'est pas un esprit sérieux qui ne voit dans l'établisse ment de ce pont un avantage considérable pour tous, un déve loppement certain, enfin unevie nouivelle et un élément de prospérité pour la commune.Dans un avenir très rapproché cela est tellement évident que sans cette mesure, Marquette est menacée d'une décroissance qui n'est doûteuse pour per sonne; aussi l'adoption ou le rejet du pont est elle ici une question de vie ou de mort.
Quant à l'économie pour les finances de la commune rien n'est plus facile à démontrer.En effet, la planche qui sert aujourd'hui pour le passage à pied sur la Deûle a coûté dans le temps environ 5000F. pour sa construction.Elle est arri vée à fin , elle ne tient plus, elle tombe en ruines;il faut en faire une autre et dépenser une somme au moins égale à la première, on n'aura encore qu'un passage à pied ; elle deman de un entretien annuel et dans vingt ans, plus ou moins, il faudra recommencer le même travail et la même dépense.
Si,au contraire, pour un pont bien et solidement construit, on aura tracé un trait d'union entre Lommelet et Marquette qui rendra leur réunion indissoluble, on aura procuré à tous les habitants une communication avec chevaux et voitures, tous les besoins seront satisfaits.
D'un autre côté ce sera une dépense faite pour longtemps et, en supposant qu'il en coûte 12 à 13 000F. pour ce travail, ce serait de l'argent bien employé ; d'ailleurs il est certain que ce pont ne coûterait pas à la commune la somme de 12 à 13 000F. puisqu'une personne donnerait avec assuran ce 8000F. pour cet établissement et qu'il serait très proba blement possible d'ajouter à ces 8000F. une somme de quelqu' importance provenant de dons volontaires. Ces dons ne produi sent ils que 2000F. on aurait un total de 10000F.environ et il ne resterait à la charge de la commune que 3000F. au plus.Tout le monde est obligé de convenir que c'est bien peu de chose pour obtenir les avantages qui viennent d'être indi qués.
La commune ne doit donc pas hésiter à faire cet acte de bonne administration , bonne aux différents point de vue de l'intérêt public et de l'économie.
Une seule objection est possible: il faudra le terrain pour établir le chemin ou la rue en face du pont pour aller à la route d'Ypres et , de plus, paver ce chemin.Nous dirons d' abord faisons le pont; le reste viendra ensuite, on obtien dra probablement la cession gratuite de tout ou partie des terrains par les propriétaires qui, en faisant ce léger sacrifice, obtiendront une plus-value notable dans le prix de leur propriété.

Nous espérons que le Conseil Municipal après avoir mûrement examiné la question reconnaîtra combien l'établissement du pont dont il s'agit doit profiter à la commune et qu'il s'empressera d'accueillir la proposition qui leur est faite à cet égard.
En conséquence nous le prions de prendre en consirération cette proposition et de charger une commission de trois membres de l'étudier à fond, de s'entendre avec la Maison de Lommelet, les propriétaires de terrains et les habitants de la commune pour préparer les moyens d'exécution et connaître les ressouces , cette commission fera un rapport au Conseil Municipal qui avisera ensuite sur ce qu'il y a de mieux à décider.




Le conseil municipal après en avoir délibéré:
Considérant que le pont dont il s'agit est indispensable pour relier la section de Lommelet au centre de Marquette;
que, suivant les ressources déjà disponibles et la dépense qu'il y a lieu de prochainement pour une nouvelle planche, la commune à intérêt à faire emploi de ces ressources pour le projet en question.
Que d'un autre côté, la formation d'une commission prise au sein du conseil municipal est indispensable tant pour re cueillir les dons et souscriptions que,pour étudier le pro jet et aviser aux moyens d'obtenir des terrains nécessaires à l'établissement de la nouvelle rue.

En conséquence, l'assemblée nomme Messieurs SALEMBIER, DEFON
TAINE, SENELAR et GOEMAN, Commissaires chargés de présenter au Conseil Municipal lors d'une prochaine séance,un rapport tant sur l'évaluation de la dépense que sur les ressources et moyens à employer pour arriver à une solution favorable au projet en question.




Il sera adopté ce qui suit le 7 décembre 1860:

1°)La nouvelle route de Lommelet(nommée précédemment chemin de St.Amand), en passant sur le pont tournant, va venir aboutir au petit pavé de l'église (rue des Martyrs)qui se trouve très défectueux et ne permet le passage que d'une voiture à la fois, il convient donc de donner à cette voie une largeur de 7m.avec remaniement du pavé et construction de trottoirs.
2°)Le relevé à bout du pavé communal ainsi que son trottoir n'ayant été adopté que depuis le pont de l'abbaye jusqu'à l'Epinette, il est nécessaire de remplir la lacune qui existera de ce dernier point jusqu'à la mairie.
3°)enfin, l'entretien du gravier dans le chemin allant à Wambrechies, coûte annuellement 1000F. au moins et, dès lors il y aurait une très grande économie sur cet entretien en y établissant un pavé.
M. le Maire engage l'assemblée à se prononcer sur ces diverses additions aux projets déjà adoptés.

Le conseil, après avoir délibéré sur les propositions de M. le Maire, les adopte à l'unanimité et décide que les plans et devis de ces nouveaux projets seront donnés dans une prochaine réunion avec ceux déjà adoptés, afin que l'assem blée , avec le concours des plus imposés , pourvoie aux moyens de faire face à la dépense.

Fait et délibéré en séance à Marquette les jours , mois et an ci-dessus


Un pont tournant sera donc installé en 1864

Le 14 juillet 1887, on pose la première pierre du pont Mabile, un pont fixe métallique à une voie charretière. Il sera détruit durant la première guerre et reconstruit de la même façon quelques années plus tard.Cet ouvrage sera démoli lui aussi en 1940.
Le pont actuel fut mis en place le mardi 12 avril 1949;
sous le titre "Six hommes avec un treuil ont lancé le nouveau pont Mabile de 180 T."La Voix du Nord en rendait compte en ces termes:
" Mardi, dans la matinée,une équipe spécialisée a procédé au lancement du nouveau pont Mabile qui remplacera l'ouvrage détruit en 1940.Cette opération délicate (d'une portée de 48m. le nouveau pont ne pèse pas moins de 180T.)a été menée à bien dans un temps remarquablement court.



Quelques heures ont suffit pour que l'équipe que dirige M. DECOMANN, conducteur des travaux,pour procéder au lancement. On sait que le montage de l'ensemble a été éxécuté sur place
L'opération de lancement proprement dite a débuté mardi à 8h.30; à 9h. l'avant-bec atteignait la rive opposée. Pendant plusieurs heures , un treuil , manoeuvré par 6 hommes,fit lentement glisser le pont sur les galets. A 11h.30 le pont enjambait la Deûle.






Au début de la semaine prochaine, l'ouvrage sera descendu sur ses assises.L'armature de fer sera recouverte d'un revêtement en béton ou "hourdis" sur lequel sera posé un pavage en mosaïque.
L'inauguration aura probablement lieu le 14 juillet .De nombreuses personnalités des Ponts et Chaussées assistaient
à cette opération , notamment MM. ETIENNE,Ingénieur en chef PETIT et GERARD, ingénieurs.

Dans la même presse le 13 avril 1949, un entrefilet relate comment les ouvriers qui ont travaillé au chantier du pont, ont été reçus officiellement au café Mabile. Et dans l'édi tion du vendredi 15 juillet 1949, La Voix du Nord,reprend le compte-rendu de l'inauguration,dans lequel on apprend com ment l'ancien pont Mabile avait sauté en 1940:
"Toutes les sociétés s'étaient rassemblées dans la rue d'Ypres afin de défiler rue Pasteur jusqu'au pont Mabile dont la construction vient d'être achevée.Tandis que les drapeaux formaient devant le cordon symbolique une haie d'honneur, M.Henri DELMOTTE, Maire,souligna la satistaction du Conseil Municipal devant cet ouvrage dont la réalisation, depuis si longtemps souhaitée, constituera le trait-d'union entre les deux parties de la cité.
C'est M. Charles FERTIN,qui,soldat au 12° bataillon régio nal, en mai 1940,reçu l'ordre impératif de faire sauter le pont. Et c'est encore lui qui, ce matin de 14 juillet,eut le privilège de couper le cordon tricolore, au cours d'un céré monial salué de vifs applaudissements.




Et si l'on pousuit la lecture de cette èdition,en ce vendre di 15 juillet 1949,on découvre que le même jour, une équipe de gymnastes de l'U.S.Marquette partait disputer un champion
nat à Casablanca...

Réf. "La Voix du Nord" du jeudi 14 août 1986

Début juin 1986, des travaux sont entrepris par la Direction Départementale des Voies Navigables . Il s'agit de porter le gabarit des péniches et autres bâteaux à 1350T.
Leur coût devrait atteindre 7 millions de F.payés par l'Etat la Région et le Conseil Général. Dès l'ouverture des travaux les différents réseaux sont à l'ouvrage( E.D.F.-G.D.F. ; P.T.T.;assainissement) le pont devant être surélevé en fin 1986. Depuis cette année 1986, une placette est aménagée devant les habitations de la rue des Martyrs en contre-bas du pont, ce qui amènera la construction d'un escalier pour accéder à la rue depuis la montée du pont.
L'autre côté de cette rue, sur les terres expropriées les années auparavant,un chemin , des espaces verts et un square (celui du" Combattant" depuis transféré en bout de l'Av. Foch)seront aménagés.Ce dit chemin mènera à la rue de la Deûle qui , elle aussi,sera réunie, en prolongement, avec la rue du Quai de la Deûle en passant sous la montée du pont.
C'est de cette façon que nous connaissons le pont Mabile aujourd'hui...Ce fut , rappelons le, en cet endroit qu'était situé le centre du village quelque 150 ans plus tôt...

Dernière modification le : 11/11/2006 @ 18:49
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

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