www.marquette-en-flandre.net

Mardi 27 juin 2017

Accueil

Jeanne de Flandres

Album de Croÿ

Nouvelles

Album de Croÿ 2

Liens

Forum

Livre d'Or

Enclos abbatial plan 1686

Kuhlmann 1923

 

Admin

Industrialisation

Débuts de l'industrialisation

Kulhmann

Introduction

Massey Ferguson

introduction

Maires de Marquette

Maires de Marquette 1790 - 2006

photos

photos de familles

La période noire

Le déclin de l'entreprise se fait sentir en cette décénie qui commence .
Après l'arrêt de l'usine de Fives,la Direction prévoit , dès 1972 , des licenciements dans le secteur du jute.
Le 22 mai 1975 , l' Inspecteur du Travail et de la Main d'Oeuvre répond à M. le Maire de Marquette M. Michel DELEBARRE
" Comme suite à notre entretien , je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint la liste des personnes licenciées pour l'usine Rigot-Stalars et Vandesmet de Marquette.
Veuillez...
Réf. PM/CL n°649

La liste à été donnée en communication aux Délégués des Ets Rigot-Stalars qui en ont pris connaissance le 26 mai 1975

Déjà le 4 avril 1975 , la section CGT de l'entreprise avait écrit à M.le Maire de Marquette:
"Comme vous le savez , les Ets. Rigot-Stalars & Vandesmet ont engagé une procédure de licenciements à l'encontre de 43 personnes de l'entreprise de Marquette et 40 pour celle de La Madeleine, ( cette dernière étant un atelier détaché de Marquette)
Devant cette menace de la sécurité de l'emploi, nous vous prions de bien vouloir intervenir et nous rencontrer , comme vous l'aviez déjà fait en 1972 lors des licenciements du jute.
Dans l'attente d'une réponse...

La délégation sera reçue le mardi 8 avril 1975 à 15h.30...

De son côté la mairie de La Madeleine publie un communiqué de presse le 15 avril 1975 :
COMMUNIQUE DE PRESSE A INSERER DANS "LA RUBRIQUE SOCIALE"

Objet : Problèmes d'emploi aux Ets. Rigot -Stalars & Vandesmet de Marquette :
" Prévenus par les Représentants du Personnel de la Sté. Rigot-Stalars que d'importants licenciements de personnel avaient été annoncés par la Direction de cet etablissement , tant au Siège de Marquette qu'à l'atelier annexe de La Madeleine, après avoir eu confirmation par contact pris avec les Inspecteurs du Travail , les Maires de ces deux communes ( Marquette et La Madeleine)ont demandé et obtenu un rendez vous chez M. le Préfet de Région.
Reçus par M. Ulrich, Secrétaire Général de la Préfecture , ils ont attiré l' attention de ce Haut Fonctionnaire et des Pouvoirs Publics des conséquences éventuelles de cette décision spécialement au plan humain en ce qui les concerne, ainsi que sur les risques d'une constante dégradation de l'emploi.
Ils ont insisté pour qu'aucune mesure irréversible ne soit prononcée avant que tous les autres moyens ait été examinés, et que la Législation de Travail soit scrupuleusement respectée.
M. le Secrétaire Général de la Préfecture a pris note de l'exposé des faits par Mrs. les Maires de La Madeleine et Marquette et a promis de prendre immédiatement contact avec l'Inspecteur du Travail et, en tout état de cause , de les tenir informé.
Liste des personnes licenciées résidant sur Marquette :

1ier. licenciement ( accepté le 8 novembre pour 14 personnes)

COISNE Bernadette , 1O, rue des Tilleuls
HADRIA Abdelmajib , 109 route de Menin
SOUIOU Messaoud , 109 route de Menin

2ème. licenciement (accepté le 26 novembre pour 45 personnes plus 38 dans les agences)

VANNIEUWENHUYSSE Jacqueline , 153 rue Gal. Leclerc
ROSAY Jean Paul , rue des Platanes
DARGHAL ZAANAN Abdellah, 109 route de Menin
GHETTEM Martine , 14 rue Chanzy
PIEDBOIS Renée , 159 rue Gal. Leclerc
DELVAS Nadine , 41 rue St. Exupéry
LEFEBVRE Francine , rue Gal. Leclerc
BEAURY Chantal, rue Camille Saint Saens

voir également la liste proposée en 1975


http://www.marquette-en-flandre.net/images/rglicenciements1







Le Comité Central d'Entreprise de Rigot-Stalars & Vandesmet demande une expertise comptable de la société auprès de
SYNDEX S.a.r.l. 52 rue de Dunkerque PARIS 75009
Le rapport fourni par cette organisme est éloquent. Il sera remis au C.C.E. en juillet 1976 ( un pré-rapport avait été remis au même C.C.E. le 28 mai 1976)

Une conférence de presse organisée par la C.G.T. de Rigot-Stalars et Vandesmet en date du 4 juin 1976 est présentée par M. DEHEUNINCK , secrétaire de la section

Un appel est également lancé aux Pouvoirs Publics le 11 juin 1976 par la même section C.G.T.

Les membres du C.E. sont convoqués plusieurs fois en cette fin 1976 :
1°) Le jeudi 16 septembre 1976 à 9h.
Ordre du jour : consultation du C.E. en vue d'un projet de licenciements collectifs par suite de difficultés économiques graves touchant l' entreprise de façon durable.

2°) Le 26 novembre 1976
Objet : Rapport de la Réunion du C.E. du 24 novembre précédent

3°) Le 23 décembre 1976
Objet : Rapport de la Réunion du C.E. du 21 décembre précédent


4°) Le 23 septembre 1976
Objet : Rapport de la Réunion du C.C.E. du Mercredi 22 décembre 1976

En 1975 le Groupe AGACHE-WILLOT rachète RIGOT-STALARS et VANDESMET
Un projet de fusion regroupant une trentaine de sociétés dont T.M.E.( Techniques Modernes d'Emballage)ayant succédé à R.S.V. en 1976 , est déposé à la Chambre de Commerce. Mais en mars 1979 le C.E. est informé de la cessation d'activité de T.M.E.
Suite aux différentes vagues de licenciements l'effectif passe de 540 à 210 personnes en 1979 , il était de 1200 répartis en cinq usines dont celle de Marquette.

Bien entendu les réactions sont multiples
Ainsi le 7 avril 1977 M; le Maire de Marquette écrit à M. le Directeur Régional du Travail et de la Main d'Oeuvre , 13 rue Faidherbe à Lille

M. le Directeur
J'ai l'honneur de vous faire part de ma surprise et de mon émotion à la suite de la nouvelle agression dont sont l' objet , de la part de la direction, les Délégués du Person nel et du Comité d'Entreprise des anciens établissements RIGOT-STALARS à Marquette annexés par le groupe AGACHE -WILLOT.
En effet , après les licenciements massifs des derniers mois , vous avez refusé le 13 Décembre 1976 de donner droit à une nouvelle demande de licenciements , et appel n'a été fait à l' encontre de votre décision le 11 mars 1977 que pour les seules personnes ayant une responsabilité syndicale...
Le pretexte de suppression des services généraux parait très spécieux à une période où des techniques modernes de travail sont introduites qui laisseraient présager de meilleurs résultats et l'insistance de la Direction ne semble nulle ment tenir compte , au contraire , des droits conférés aux délégués par la Législation du Travail.
Elu d'une commune où les problèmes de l'emploi ont pris une douloureuse acuité , je ne puis , sans protester, laisser porter atteinte à la dignité des personnes , et spécialement dans le cas présent , à celle des délégués du personnel , le climat social , en pleine dégradation, risquant de provoquer des mouvements aux conséquences imprévisibles.
Je vous serais gré si vous le jugez bon, de vouloir bien faire connaître ma position à M. le Ministre du Travail et vous remercie de l'intérêt qu'il vous plaira d'accorder per
sonnellement à mon intervention.
Veuillez agréer...

Le mêmejour M. FLORIS , délégué du Personnel des anciens Ets. Rigot-Stalars 167 rue du Gal. Leclerc à Marquette, est averti du courrier adressé au Directeur Régional du Travail et de la Main d'Oeuvre .

Réponse du Directeur Régional du Travail en date du 19 avril 1977 Réf. PD/MD n° 2589

M.le Maire de la ville de Marquette


J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 7 avril 1977 relative à la situation des délégués du personnel des anciens Ets. Rigot-Stalars à Marquette , annexés par le goupe Agache-Willot .
J' ai bien pris note des considérations qui vous ont amenés à attirer mon attention sur les problèmes qui se posent.
Croyez que mes services et moi-même sommes toujours très attachés à la résolution correcte et la plus favorable possible au personnel, des problèmes de licenciement, et que nous ne manquerons pas de suivre en particulier l'affaire qui fait l'objet de votre intervention.
Veuillez agréer...

La Mairie de Marquette a jugé bon de transmettre au person nel de l'entreprise un communiqué dans lequel elle exprime son soutien à celui-ci.
" Pour répondre aux questions que lui ont posées les représentants du personnel au sujet de l'avenir de la société T.M.E. ( Rigot-Stalars) M.le Maire de Marquette a de
mandé audience auprès de M. le Préfet de Région. Et ce mercredi 4 avril à 14 h. une délégation du personnel a été reçue par M. Praget, sous Préfet, adloint de M. Paraf , pour les dossiers économiques.
Le Préfet a été sensibilisé sur les inquiétudes des familles concernées et de l'ensemble de la population face au risque de nouveaux licenciements dans la commune.
M. le Ministre Norbert Segard et M. le Député Georges Delfosse dont les collaborateurs assistaient à la réunion de Travail, ont appuyé avec détermination la démarche du Maire de Marquette.
Ainsi il a été demandé et obtenu du Représentant du Gouvernement que tout soit mis en oeuvre pour qu'un dialogue approfondi entre les représentants du personnel et la Direction de l'entreprise ait lieu rapidement; il est à noter qu'au dernier moment , Mme. Denise CACHEUX représen tant le Parti Socialiste a demandé à participer à la réunion, ce que M. le Maire de Marquette a volontiers accepté.
Enfin il est à signaler que , toujours à l'initiative de M. le Maire de Marquette , la même délégation sera reçue avant la fin de cette semaine par M. le Directeur Départemental du Travail et de la Main d'Oeuvre.

Le 8 mai 1979 M. le Maire de Marquette écrit à M. le Délégué Syndical de la Société T.M.E.:
"Ainsi que j'en ai eu l'occasion d'en informer M.DEHEUNINCK par téléphone , nous avons enfin obtenu que la Direction Générale réponde à nos pressantes démarches.
Je vous serai donc obligé de me rejoindre à la mairie de Marquette ce jeudi 10 mai 16h.où un collaborateur de M. Darmon viendra dialoguer avec vous.
Les élus ayant oeuvré pour obtenir ce rendez vous seront présents.
Restant à votre dispositon ....
Le Maire de Marquette Michel DELEBARRE

Le 31 janvier 1980 , la S.A. TOULEMONDE, filature et retor derie de coton, rue Pierre Brossolette à Marcq en Baroeul , propose une entrevue avec M. le Maire de Marquette, devant étendre leurs activités dans un secteur proche de Marcq en Baroeul.

Le 6 février 1980 cette société envisage la création d'une nouvelle activité avec possibilité, si des locaux suffi samment grands sont disponibles, d'un transfert total de l'usine de Marquette. Il pourrait y avoir création d'emplois en fonction de la décision qui sera prise :extension ou transfert.

Le 18 mars 1980 M. MARESCAUX , Maire de Marquette , s'inquiète par courrier , auprès de M. le Secrétaire Général de la Société Foncière et Financière AGACHE-WILLOT 12 rue des Vieux Murs à Lille, de la destination future qu'envisage de donner celle-ci au site ex- Rigot-Stalars.
Il précise , néanmoins , les règlements du Plan d'Occupation des Sols à ce sujet ainsi que le projet d' élargissement du carrefour formé par les rues Lalau , Jules Guesde et Gal. Leclerc.du côté de l'usine Rigot-Stalars....


Une société d' Engineering pour faciliter l'implantation prospective des entreprises (E.f.i.p.e.)94 rue St Lazare à Paris 75009 est même contactée le 31 mars 1980. Cette société répond le 22 mai 1980 qu'elle est prête à étudier le probléme...

Le 6 juin 1980 , M. MARESCAUX , Maire de Marquette , écrit à M.SCHACHT , Directeur de l'Office Public D'H.L.M. de Lille, 108 Av. du Peuple Belge pour lui transmettre copie des plans relatifs à l'emplacement et aux caractéristiques de RIGOT-STALARS...


Depuis , l'emplacement de RIGOT-STALARS a fait place à la Résidence du HAMEAU de l'ABBAYE.

Dernière modification le : 05/11/2006 @ 10:50
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

Haut

Site créé avec Phortail 2.0.2
PHP version 4.4.9



Page générée en 0,028 secondes