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Introduction

Les Ets. RIGOT-STALARS fondés en 1928 à l'emplacement des Ets. SCRIVE, eux même créés en 1826, ont disparu en 1978.
Leurs activités ont été résumées dans un Rapport suite à l'enquête documentaire devant servir de base pour le projet d'aménagement de Marquette lez Lille demandée par le Ministère de la Reconstruction et du Logement en juin 1954 :

RIGOT-STALARS Fils - Filature de jute

S.a.r.l. au capital de 150 millions de F. , fondée en 1928
L'établissement lui-même fondé par SCRIVE en 1826 est passé par plusieurs mains et a été repris en 1928 par la société Rigot-Stalars , dont le siège se trouve (en 1954) à Lille , 15 Place aux Bleuets.
A l'ancienne fabrication de fils et tissus de lin a fait place , depuis cette époque , à la production de divers articles en jute.
La société actuelle possède une filiale à La Madeleine et des services commerciaux à :
Liile , Dunkerque , Rouen , Le Havre , St. Brieuc , Maisons-Alfort , Paris.
Les terrains appartenant à la société forment un bloc de 5Ha.63 dont 1Ha.2 occupés parles installations industrielles L'état des bâtiments est considéré comme très bon.4 bâti ments datent d'après 1947, dont un de 1952 et le reste a été modernisé. La chute d'un V1 en 1943 a provoqué de gros dégats.
Deux groupes d'habitations , situés au long des rues Lalau et du Gal. Leclerc , sont occupés par 16 ménages d'ouvri ers.Ces maisons couvrent une superficie d'environ 500 m2.
Les terrains libres appartenant à l'usine servent de jardins ouvriers. Sur leur emplacement, une extension industrielle peut être envisagée. Pour l'instant , l'usine ne prévoit pas d'extension des ateliers ni des maisons d'habitation.

L'usine utilise exclusivement le jute et produit des fils, de la toile et des sacs confectionnés.
Les chiffres de production pour 1953 sont les suivants :
Fils divers : environ 2000T.
Toile de jute :1800T.
Sacs Complets : 2 500 000 pièces.
Les sacs servent à tous usages: agriculture , produits chimiques et alimentaires ,matériaux de construction ( ci ment , sable)
Un atelier spécialisé assure l'impression des sacs aux mar ques des clients.
Les matières premières arrivent pour 90% par route et 10% par fer.
L'usine est entièrement électrifiée et alimentée par le courant de 10 000V. fransformé à l'usine. La consommation
est d'environ 1 500 000kWh par an . Le charbon et le mazout sont utilisés pour le chauffage et le séchage , leur consommation annuelle est de :
700 T. de charbon (qualité fixe lavée grenue, demi gras)
500 T. de mazout
Une cheminée de 35m.de la chaufferie ne travaille que 17 h. par jour et ses fumées sont pratiquement imperceptibles grâ
ce à l'utilisation rationnelle de chaudières modernes à combustion totale.
Une cheminée de 10 m. dessert le four à déchets et travaille par demi journée, la fumée est assez épaisse.
Les produits finis sont expédiés pour 70% pour le marché national et le reste dans l'union française et à l'étranger.
Le jute provient pour 70% de l'Inde et est fourni par la Société d' Importation du Jute.
L'effectif de l'usine est de 342 personnes, dont 300 ouvri ers.Les lieux d'habitation du personnel sont :
138 à Marcq en Baroeul
64 à Lille dont 37 de Fives avec un service d'autocars
56 à Marquette
25 à La Madeleine
22 à Hellemmes
7 à Wambrechies
35 dispersés dans 14 communes par groupes de 1 à 5 personnes ( y compris 3 personnes en Belgique et 1 de Drocourt - P. de C.)
La direction veille particulièrement aux bonnes conditions d'hygiène et du travail. on ne trouve pas trace de silicose.
Depuis l'élimination des troublions du professionnels les relations entre la Direction et le personnel se sont bien améliorées : depuis quelques années on n'a pas eu à enregis trer une seule grève ou une réclamation collective quelcon que .
En matière d' urbanisme ,le seul désir de l'usine est de faire améliorer l'écoulement des eaux pluviales dans la rue St Roch, dont une poche d'eau stagnante gène non seulement l'usine mais aussi les habitants des maisons voisines.
Les usines ayant été sinistées (par les dégâts de la guerre) les Ets. Rigot-Stalars font une demande de permis de cons truire en date du 22 juin 1946 auprès de M. le Délégué Départemental de la Reconstruction, 13 Bd. de la Liberté à Lille
Un avis favorable est donné car les reconstructions ne sont pas touchées par l'alignement ou par le plan d'aménagement prévu par la commune de Marquette.
Déjà le 11 mai 1946 , les Ets. Rigot- Stalars par l'intermé diaire de leur architecte présentent un projet pour la mitoyenneté de leurs terrains avec le futur tracé de la rue projetée ( Av. de la Liberté)
Une rue doit , en effet , réunir la rue Lalau avec larue de Lille, aboutissant à l' avenue de l'église et croisant la rue Faidherbe ; elle formerait la mitoyenneté entre les propriétés Rigot-Stalars et VANDEWOESTYNE. L'usine envisa gerait en effet la construction de maisons pour le personnel venant de l'usine de Fives qui a cessé ses activités.Il faudra incorporer néanmoins à la commune de Marquette les parcelles du territoire de Marcq faisant parties du terrain de Rigot-Stalars et cadastrées : Ville de marcq en Baroeul , section A n° 5079 & 5080 , surface 35a.64ca.
En réunion le 27 juin 1946 , le Commission des Travaux de la commune de Marquette étudie le plan d'aménagement de la commune ; M. le Maire expose les faits :
" Les établissements Rigot-Stalars fils rue de Marcq qui ont eu leurs usines de Fives et de Marquette sinistrées du
rant les hostilités se proposent de reconstruire ces deux usines à Marquette.Pour permettre à cette firme de recons truire ses nouveaux bâtiments , elle nous demande de dépla cer de quelques mètres le tracé de la rue nouvelle prévue qui doit relier la rue de Lille et la rue Lalau.
Cette modification n'apporterait pas grand changement au plan prévu pour l' aménagement de la commune.
Cette solution permettrait à cette frme de construire plus facilement les maisons nécessaires au logement de son personnel qui habite actuellement aux environs de son usine de Fives qui sera transférée à Marquette
Nous prions la Commission des Travaux de vouloir bien exami ner cette demande et de la soumettre au Conseil Municipal avec son avis.
D'autre part une parcelle de terrain appartenant à cette firme se trouve enclavée dans le territoire de Marquette et dépend de la commune de Marcq en Baroeul. Cette parcelle qui se trouve rue de Marcq a une superficie de 35a.64ca.est cadastrée sous le n°5079 & 5080 et doit servir en partie à la construction de l'usine projetée.
Les Ets. Rigot-Stalars et fils demandent, pour faciliter l'exploitation de son usine, de vouloir bien incorporer cette parcelle dans le territoire de Marquette.
Conformément à l'Article 5 de l'Ordonnance du 2 novembre 1945, quand il s'agit de distraire d'une commune une portion
de son territoire pour la réunir à une autre commune, le Préfet prescrit dans les communes intéressées une enquête sur le projet en lui même et sur ses coditions.
Le Préfet doit ordonner cette enquête lorsqu'il a été saisi d'une demande à cet effet, soit par le Conseil Municipal de l'une des communes intéressées , soit par le tiers des électeurs inscrits de la commune ou de la portion de territoire en question.
Il peut aussi l'ordonner d'office.
Un Arrêté du Préfet décide la création d'une Commission syndicale qui donne son avis sur le projet.
Après enquête les Conseils Municipaux intéressés donnent leur avis et la proposition est soumise au Conseil Général.
La décision est prise par Arrêté du Préfet.
Cette parcelle comprend un terrain à usage de jardin et deux maisons.
Nous prions la Commission des Travaux de vouloir bien exami ner la question et de prier le Conseil Municipal de demander le rattachement de cette parcelle à la commune de Marquette.
Le Maire


La COMMISSION

Ouï l'exposé de M. le Maire,
Cosidérant que cette petite modification demandée par les Ets. Rigot-Stalars ne nuira en rien au projet d'aménagement de la commune,
Considérant que le rattachement à la commune de Marquette de la parcelle enlevée rue de Marcq ne peut que faciliter l'ad
ministration de la commune,
après en avoir délibérer, propose au Conseil de prendre la demande des Ets. Rigot-Stalars en considération.
En réunion le 29 juin 1946 le Conseil Municipal décide de modifier le tracé de la rue envisagée, conformément au désir des Ets. Rigot-Stalars et d'incorporer les parcelles 5079 & 5080 figurant au cadastre de la ville de Marcq en Baroeul, dans le territoire de la ville de Marquette.
Le projet devra être néanmoins soumis à enquête et approbation de M. le Préfet.

En 1951 , les Ets. Rigot-Stalars envisagent la construction de nouveaux ateliers en bordure de la rue Lalau et d'un nouvel aqueduc sous trottoir pour l'évacuation des eaux pluviales de l'usine.
Suite à la demande du 9 avril 1951la Mairie accepte l'éxécution des travaux:
" L'alignement à suivre est déterminé par une ligne droite parallèle à l'alignement opposé et distant de 14m. de cet alignement .
L'écoulement des eaux sera assuré en construisant un aqueduc
en tuyaux de 0,80m., le radier de cet aqueduc sous trottoir se raccordera avec le radier de l'aqueduc existant en aval.
Des regards de visite seront aménégés tous les 20m.Les rem
blais seront fortement damés et les lieux remis en état parfait par le pétitionnaire."
Marquette le 13 avril 1951 signé :Henri DELMOTTE , Maire

En 1956 le 24 juillet , les Ets Rigot-Stalars envisagent l'exploitation d'un atelier de cardage de fibre d'origine végétale et teinture et blanchiment, avec dépôts de déchets et matières filamenteuses.
La Préfecture ordonne le 19 àctobre 1956 une enquête de commodo et incommodo. M.Léon DILLIES résidant chemin de Wervicq à Marquette est désigné pour remplir les fonctions de Commissaire Enquêteur.
Autorisation sera donnée ; en 1957 l'entreprise construira cet ensemble...

Ces constructions ne vont pas sans créer de petits problèmes de voisinage...
Ainsi le 25 septembre 1959, la mairie de Marcq écrit à la ville de Marquette en ces termes :
"Dernièrement des riverains de la rue Jules Guesde , en notre commune, se sont plaints des inconvénients que produi sait la pose de ventilateurs dans l'usine Rigot-Stalars de Marquette.
Cette affaire étant venue à être discutée à la Commission des Travaux, le service a effectué une enquête.
Il résulte qu'en effet ces ventilateurs nouvellement instal lés par l'usine Rigot-Stalars peuvent produire une gène con sidérable pour le voisinage ces appareils fonctionnant de 5h. du matin à 10h. du soir.
Cette gène est surtout perceptible dans les premières heures d'exploitation et a pour effet de troubler le sommeil d'en fants en bas âge et de personnes malades.
Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir , si possible, d'étudier ce cas et de lui donner toutes les suites favorables qu'il peut comporter.
Vous en remerciant par avance....

RIGOT-STALARS répond le 1 octobre 1959 :
M. le Maire :
" Nous avons bien reçu votre lettre du 25 courant concernant la réclamation des riverains de la rue Jules Guesde à Marcq en Baroeul qui se plaignent des bruits produits par des ventilateurs nouvellement installés dans notre filature.
Nous tenons tout d'abord à vous informer que cet appareil a été installé à grands frais sur la demande des membres de notre personnel , en vue de leur assurer un confort plus appréciable.
Nous concevons fort bien qu'il se produit un bruit qui n'existait pas auparavant.Cet appareil marche de 5h. à 22h.et nous nous rapprochons auprès de notre constructeur pour lui demander s'il est possible d'atténuer cet incon vénient.
Nous tenons cependant à vous dire qu'à notre avis une solu tion technique , même très onéreuse , semble à peu près impossible et nous sommes assez étonnés , malgré tout , de la réclamation qui vous a été posée ,car nous ne croyons pas à première vue , que l'inconvénient ainsi créé soit plus fort que celui posé par la circulation qui peut exister dans la rue Jules Guesde...
En espérant cependant trouver une solution,nous vous prions...

En Janvier 1964 l'Avenue de la Fraternité vient d'être per cée , aussi les Ets. Rigot-Stalars envisagent une sortie du personnel dans cette avenue.
Leur lettre du 2 janvier 1964 dit ceci :
"M. le Maire ,
Nous nous apercevons depuis quelques jours que nos bâtiments subissent des trépidations et des ébranlements anormaux par suite de poses de canalisations effectuées rue Lalau.
Ce fait n'est pas sans nous inquiéter et nous craignons surtout les conséquences que pourrait avoir lorsque ces travaux s'effectuerons au droit de nos maisons ouvrières si
tuées à l 'angle des rues Lalau et Gal. Leclerc.
Aussi , nous permettons nous de porter ce fait à votre connaissance et de vous faire les réserves d'usage sur les conséquences que ces travaux pourraient comporter.
Nous profitons de l'occasion pour vous demander quelle est la décision que vous avez prise au sujet de notre demande de cession de terrain à l'angle nord-ouest de notre propriété afin de nous reserver une sortie éventuelle sur la nouvelle rue qui vient d'être percée.
Dans l'attente de votre réponse....

La Mairie répond effectivement le 8 janvier suivant :
"M. le Directeur ,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 2 courant concernant les canalisations rue Lalau ; certains riverains ont cru bien agir en faisant constater par huis sier le bon état de leur propriété , avant les travaux, ce qui leur permet , en cas de dégradations éventuelles , de demander réparations.
Les travaux étant d'utilité publique, l'Administration Municipale ne peut que conseiller aux intéressés de se prémunir de cette manière.
Pour la cession d'une parcelle de terrain située à l'angle nord-ouest de votre propriété et que vous destiniez à une sortie éventuelle de votre personnel , sur le prolongement de l'avenue de la Fraternité , les démarches sont en cours et nous espérons pouvoir faire droit prochainement de votre demande.
D'autre part , veuillez nous faire savoir si nous pouvons lancer les formalités administratives pour la bandelette de 17a.01 au nord de votre usine, afin de faciliter à la ville l'aménagement du terrain voisin.
( cela concerne l'ancien chemin devenu l'allée des Marronniers)
Veuillez agréer...

Bien entendu une réponse s'imposait et ainsi le 13 janvier suivant la Direction de Rigot-Stalars répond :

"M. le Maire ,
Nous avons bien reçu votre lettre du 8 courant en répose à la notre du 2 et vous remercions des précisions qu'elle nous apportait sur les travaux actuellement en cours rue Lalau et sur la cession éventuelle d'une parcelle de terrain située à l'angle nord-ouest de notre propriété.
Pour cette dernière question nous espérons recevoir prochain ment les précisions que vous nous laissez espérer.

Quant aux formalités administratives pour la bande de terrain nous appartenant au nord de notre usine et actuellement en dehors de celle-ci ,nous serions heureux, comme nous avons déjà eu l 'occasion de vous l'exposer de vive voix , d'avoir quelques précisions complémentaires sur ce qui est envisagé dans cette partie de votre commune.
En effet, le plan d'urbanisme prévoit toujours le passage d'
une route alors qu'au début d'année , il avait été question de construire au même endroit un centre d'habitations réservées à des personnes agées de la Caisse de Retraite des Ouvriers du Bâtiment.
Vous comprendrez facilement que la réalisation de l'un ou l'autre projet présente une certaine importance pour notre société et nous sommes persuadés que vous pourrez , avant toutes décisions de notre Conseil de Gérance, nous apporté les précisions nécessaires.

Dans cette attente...

Or , en bordure de cette avenue , la Société d'Habitations à Loyer Modédé de Lille ayant acquis en juillet 1965 la propri été de M. VANDEWOESTYNE, au nord de Rigot- Stalars, envisage , pour compléter le projet de construction de 112 logements rue de la Fraternité , l'acquisition de la parcelle n°1589 de 1701 m2 appartenant à Rigot-Stalars .
Ces derniers proposent de vendre à raison de 20F. le m2.
La S.A. d'H.L.M. de Lille trouve ce prix exagéré et demande à la commune de Marquette d'intervenir auprès des vendeurs.

M. le Maire écrit donc à Rigot-Stalars le 8 octobre 1965:

" A M.le Directeur de la S.A. d'H.L.M. de Lille et environs,B.P.223 Lille R.P.
En accusant réception de votre lettre du 28 septembre...je vous informe que j'interviens auprès de cette société dans le sens que vous suggérez et vous tiendrai au courant.

En fait , et après intervention de M. le Maire de Marquette,
Rigot-Stalars ramène son prix à 15F. le m2 ( lettre du 25 octobre 1965 )
Les habitations seront construites ...en 1970

Ci aprés pour exemple de ce que fut la commémoration du 125° anniversaire de la fondation de Rigot-Stalars

Dernière modification le : 05/11/2006 @ 11:56
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

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