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Mardi 22 août 2017

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Descriptif du quartier

En consultant le Cadastre de 1905 , feuille 1, vous remarquerez de gauche à droite et de haut en bas :

- Le pont de l'abbaye, en place même que celui dont nous avons connaissance, par les documents,depuis au moins 1230. En fait sur ce cadastre le pont est orienté vers la rue Sadi Carnot à St. André , alors qu'à l'origine il menait directement à l' entrée de l'abbaye par la porte principale (à l'endroit où, aujourd'hui figure encore l'entrée de l'ex stade Donat Agache)


- Plus bas , sur le cadastre , et à gauche , les bâtiments de l'ancienne ferme de "La Redoute" réf.1311, 1312 & 1313, utili de la rue du sés en partie par "Kuhlmann" en 1880.Puis la cité du même nom avec, en partant de la Deûle vers le carrefour de l'abbaye, la rue du Pont ,les rues C,B,et A (à ce jour tout est détruit)
- En réf.1278 , à l'extrème gauche, ce que seront les "ternaires" , bâtiment d'une hauteur de 40m.construit en 1938
- En façade à la rue de Lille,les autres maisons ouvrières "Kuhlmann" réaménagées et réutilisées ...
- A l'angle de la rue de Lille et de la rue du pont de l'abbaye et en continuité avec les habitations ci dessus la café tabac .
-En face de ce Café-tabac ce qui fut la boucherie VERSLYPE -ROGIER puis COIGNET-PREVOST, démolie en Septembre 1996
-Suite à ce commerce et toujours rue de Lille la ferme VANDEWOESTYNE abattue en 1960
- Dans la rue du Pont de l'Abbaye ( C.I.C. n°21) près de la Deûle , en n° 1184 , le "Cabaret du Pont de l'Abbaye" qui fut la résidence du premier maire de Marquette Philippe BONVERNE - Ce n'est bien entendu plus le même bâtiment -
- Puis aux n° 1189 et 1894 , les bâtiments de le S.A.M.E. , anciennement "Brasserie des Alliés", construite en 1720 ( à noter que les habitations 1183 et 1184 feront parties de cette société en 1922, date de création de celle ci) le 1184 sera rasé en 1940 , le terrain sera acquis par la S.A.M.E. en 1953. Le bâtiment 1185 et ceux notés 1178 et 1182 sont les seuls qui sont encore visibles actuellement.
-En n° 1197 l' ancienne charcuterie KNOCKAERT-DEVOLDER...

- En haut , à droite les Ets. VERLEY, amidonnerie fondée en 1885...
- Sous ceux ci , sur le plan, en 1710 , une des pâtures VANDEWOESTYNE et , au n° 1707 , l'emplacement de la future paroisse N.D. de Lourdes, fondée en 1912 - l'église actuelle sera bâtie en 1932 - en 1905 ce terrain appartenait aux Ets. VERLEY , il fera l'objet d'un don de cette société en 1911 pour la fondation de la paroisse...

- La rue Chanzy apparait déjà dans sa structure actuelle , par contre la rue St Antoine de Padoue est pratiquement inexistante en 1905 elle est nommée "chemin particulier" bien que son "nom" figure déjà sur ce plan.Seules les premières maisons de la "rue" , dans sa partie droite , sont construites ( N° 2 à 10) et d'autres y figurent aussi vers le milieu de la rue ( N° 30 et 32)
A noter que la rue de la Gare ( celle ci menait en effet à la gare de La Madeleine construite en Mai 1870) est devenue la rue Faidherbe en 1900 ( le Général Faidherbe est décédé en 1889 à Paris)

C'est dans cette rue ( nommée alors rue Faidherbe)que se sont installées , en 1922 le 19 Avril , au n°35, une fondation de Soeurs Servantes du Sacré Coeur de Jésus , maison mère à Versailles.






Cette habitation qui appartenait à M. et Mme Henri Joseph GRENUE-POLEZ, mariés à Marquette le 9 Juillet 1885 ( M. GRENUE était serrurier), a été vendue aux A.R.F. Ets. VERLEY amidonneries de France, rue de Lille à Marquette, pardevant Me. Lefebvre notaire à Wambrechies , le 9 Décembre 1920.
En 1922 donc, la Fondation de Soeurs s'y installe , les A.R.F. de M. VERLEY leur loue ce bâtiment qu elles occupe ront jusqu'en 1972, date à laquelle -le 15 Février- ce bâtiment sera vendu à la municipalité de Marquette pardevant M. BIGO , notaire à Marcq en Baroeul pour 40 000F.






En effet, le Conseil Municipal de Marquette avait , par délibération en date du 5 Juin 1971, décidé l'acquisition de
cette propriété et déclaré d'Utilité Publique la dite opération; Il était alors "Déclaré d'Intérêt Publique le projet d'acquisition par la ville de Marquette, en vue de la destiner à un usage social, de l'immeuble sis 35 rue Faidherbe"(le maire : Michel DELEBARRE)






En 1999 l'immeuble est pratiquement en ruines ( 27 ans après !)il devrait laisser place à des logements sociaux
A ce jour tout est démoli y compris le café CARETTE à l'angle des rues Gal. Leclerc et Faidherbe - qui fut le siège de l'U.S. M. football- 35 ans après que la municipa lité avait décidé de faire du "social" et qui n 'est encore aujourd'hui que ruines...





Après démolition de ces bâtiments, programmée au dernier trimestre 1999, un ensemble de logements serait
construit par la société Logis Métropole... En 2002 tout sera détruit et rien ne sera plus reconstruit


.



Mais de tout cela qui ne se souvient de Soeur Ildefonse (dont le Jubilé avait été fête le 7 Décembre 1980)qui se dépensait sans compter, comme lors du débarquement de Normandie où elle prodiga des soins sous les bombes, ou , avec son "Solex" quand elle se déplaçait pour rendre visite aux malades de la ville... en 1980 elle fêtait ses 50 ans de service...







Malgré cet environnement modeste , le quartier de l'Abbaye savait vivre et s'amuser , il se suffisait à lui même et était pratiquement autonome.
La densité de population y était la plus importante de Marquette. Au delà de tout leurs soucis , et il y en avait beaucoup , ses habitants , à 90% d'origine belge en 1890, se retrouvaient après le travail ou les W.E. ,dans les nombreux cafés du quartier.
Quels étaient ils ? c'est ce que nous allons découvrir par la suite mais avant cela continuons à explorer les rues et bâtiments de ce qu'était ce quartier de l'Abbaye...Cadastre 1905

Sur le cadastre de 1830 n'apparaissait presqu'aucune maison, les seules habitations (fermes, estaminets,auberges, etc...)étaient disséminées aux quatre coins du quartier.
Mais il existait un chemin qui reliait la rue du Gal. Leclerc ( de Marcq)à la rue de la Petite Vitesse- à La Madeleine- : la ruelle du Gaz.
Les différents plans joints à ce chapitre émanent des Archives municipales de La Madeleine et des sociétés J.J. ROZENDAEL et du GAZ de WAZEMMES
La ruelle du Gaz était située à la limite de propriété de ces deux sociétés, à cheval sur Marquette et La Madeleine .
Aujourd'hui elle serait en bout des propriétés de la cité des Jardins rue du Gal. Leclerc , parcelles n° 3491 à 3501 et 3553 à 3558 du cadastre de Marquette.
Anciennement destinée au passage des chariots, elle est très anciennes et était mitoyenne des villes de Marquette et La Madeleine.
Antérieurement toutes ces parcelles étaient propriétés de l'abbaye de Marquette. En 1796 le Directoir a loti et vendu ces terrains en parcelles , la ruelle du Gaz ayant toujours créé mitoyenneté il en fut de même par la suite et les propriétaires durent s'acquitter des impositions relatives à cette mitoyenneté (moitié/moitié)
Sur La Madeleine cette partie de la ruelle appartenait à la société des Nouvelles Epiceries du Nord ( N.E.N.). Cette dernière , par lettre du 17 Juin 1921, demande à la munici palité de La Madeleine la levée de la servitude existant faisant partie d'un ancien chemin de terre dénommé "ruelle du Gaz" et reliant la rue de l'abbaye à Marqutte ( rue du Gal. Leclerc)à la rue de la Petite Vitesse à La Madeleine (rue Agache). ce chemin se trouve donc en partie sur le territoire de Marquette et sur celui de La Madeleine. Sur ce dernier territoire il figure au cadastre sous l'appellation de "Chemin particulier"et est inscrit à la matrice comme étant propriété des divers riverains traversés.
L'utilité de cette ruelle ne parait pas bien grande étant donné quelle est doublée , à peu de distance, à droite et à gauche , par deux rues larges dont l'une , au moins : la rue St Charles , est en parfait état de viabilité; L'autre , la rue Lavoisier , possède une chaussée centrale pavée. Pour le rendre parfaitement viable il suffirait d'assurer l'écoule ment des eaux par une canalisation souterraine et de paver les accotements.
Extrait de la séance du Conseil Municipal de La Madeleine du 1ier Octobre 1929.

Dans sa séance du 12 Février 1930 le Conseil Municipal de Marquette expose les faits ainsi :
"...la commune de La Madeleine a supprimé le partie de la ruelle du gaz située sur son territoire. Le tronçon sur Marquette est devenu sans utilité pour la circulation. Il servait d'ailleurs de dépôt d'immondices et il est nécessaire pour l'hygiène du quartier de l'abbaye de prendre des mesures propres à remèdier à cette situation.
Le sol de cette ruelle appartient à la Compagnie Continenta le du Gaz net à M. ROZENDAEL , industriel à La Madeleine.
M. le Maire invite ces propriétaires à établir une clôture à l' alignement de la rue de Marcq ( du Gal. Leclerc).
DEpuis 1930 cette ruelle n'existe plus et fait partie intégrante des terrains qui lui étaient mitoyens.
Sur le territoire de Marquette ces terrains avaient deux propriétaires :
La Compagnie Continentale du Gaz de Wazemmes
Les Ets. ROZENDAEL
La première est passée au Gaz de France l autre a laissé place à la Cité des Jardins...


Outre VERLEY, KUHLMANN et RIGOT-STALARS que nous avons évoqués précédemment, d'autres sociétés de plus ou moins grandes importances avaient choisi ce quartier de l'Abbaye pour s'y implanter.Ainsi rue Félix Faure (partagée avec St André) , connue populairement par "la Chemin des Vaches". Tenant et aboutissant de la rue Sadi Carnot à St André à la rue d'Ypres se cotoient plusieurs entreprises :

- L'Economique S.A. dépôt de carburants en 1922 ( sur un terrain de M. BERNHEIM)
- Société de Construction d'Embranchements Industriels (bien que celle-ci ait pour adresse postale:20 rue Félix Faure à St. André , elle possédait de nombreux terrains sur Marquet te de part et d'autre de ladite rue )
- Société "ESSO - Standard" (installée en 1963 sur un terrain acheté à la précédente entreprise)- cadastré : section B n° 660 p et 1030-

Rue Chanzy :
Les Ets. SOUDANT - DURAMONT , au n° 29 , fondés en 1867
Rue du Gal. Leclerc :
L 'atelier de mécanique LAMBLIN au n° 15
L'entreprise PLOUVIER , menuiserie , au n° 65
Le Gaz de France
Rigot Stalars , implanté sur Marcq , mais dont l'influence sur le quartier de l'Abbaye était importante

Dans le "Clos de l'Abbaye" :
WATRIGANT ( aujourd'hui Orsa Béton et Atelier de Préforma tion)
Maîseries du Nord
S.G.T.A. (Société des Grands Travaux Alpins) qui devindra S.G.T.N. (Société des Grands Travaux du Nord) avant de disparaître
Raffinerie BERNARD , sucrerie , créée au XIX° s. et disparue en début du XX°

Rue de Lille:
Amidonnerie VERLEY A.R.F.
Grandes Malteries Modernes
CLABAUT , papeterie , aujourd'hui LHOMME-SONOCO
Desmarais Frère ' au 401 , depôt de carburants de la marque "AZUR"


sur le plan cadastral de 1905 vous remarquerez de nouveau que la rue St Antoine de Padoue est pratiquement inexistante
Seules figurent réellement les rues Chanzy, Faidherbe et de Marcq (Gal. Leclerc)
Sur le plan d'alignement du Chemin d'Intérêt Commun n°21 (rue de Marcq) de 1901 la rue Faidherbe existe déjà ,- elle fut ainsi nommée en 1900-et dans son prolongement la rue St. Charles est dite " Rue Particulière"
Les habitations de la rue de Marcq ont été - avec quelques unes de la rue Chanzy (le Général Antoine Chanzy est décédé en 1883) les premières du quartier à être construites - si on fait abstraction des cités Kuhlmann -
Par exemple les n° 61 & 63 rue de Marcq :
"...deux maisons situées à Marquette lez Lille, lieu dit "le Pont de l'Abbaye" dont une à usage d'estaminet ( le 61 devenu les 61 et 61 bis en 1934)à l'enseigne de "L'Aggripin" et l'autre le N°63 ,à usage d'habitation , y attenante , avec les fonds et terrains en dépendant, d'une contenance de 242m2 le tout tenant par devant à la route menant au Pont de Marcq, d'un côté à M. VANDERASPOILDEN (n°61) de l 'autre à .M.ROUZE.
Le tout repris au cadastre sous les N°1490 & 1491 de la Section A
Occupants :
- L'estaminet(début de l'exploitation commerciale par M. Charles GODDERIS en 1900) tenu par Mme Vve. JANSSENS - VYNCKIER verbalement moyennant un loyer mensuel de 100F. (depuis le 29 décembre 1920)
L'estaminet sera nommé " Au Vélodrome" en 1924 .
- La maison (n°63) par M. GHYSELLE , verbalement moyennant un loyer mensuel de 40F. payable à terme échu.
Ces habitations dépendaient de la communauté de biens de M.et Mme. GOURLET-BOUCQUEY , vendeurs en 1932, par l'acqui sition qu'ils en avait faite de M. Charles Auguste BOURGEOIS et Mme Thérèse Rosalie FUMERY demeurant à Marcq en Baroeul , n° 4 rue Philippe de Girard , suivant acte reçu par Me.Victor PIERRET, notaire à Wambrechies ,le 1ier Avril 1922
Antérieurement M. et Mme. BOUGEOIS - FUMERY en avaient fait l'acquisition de M. Louis BERGHE , journalier , demeurant à La Madeleine , pardevant Me. DUJARDIN , notaire à Wambre chies le 13 Janvier 1879.
1879 étant la date d'acquisition il est évident que cette habitation fut construite avant cette date...

Toutes ces rues ont bien changé au fil des années.
Dans sa séance du 3 Juillet 1929 , le Conseil Municipal de Marquette expose :
"...rue St Antoine de Padoue :
Travaux de mise en état de viabilité . La rue St. Antoine de padoue étant impraticable , pendant une grande partie de l'année,il a paru indiqué, dans l'intérêt de l'hygiène pu blique et pour assurer la comodité du passage de cette voie, d'y construire un aqueduc et une chaussée résistante.
La dépense totale de ce travail peut être évaluée à
-Aqueduc cinté en béton - Bordures de trottoir en grès - Chaussée pavée de 5m50 de largeur en pavés de réemploi retaillés ou en empierrement bitumeux : 5m.50 à 55 = 302,50
203 M. de longueur de la rue à 580F. = 118 000F.

Le programme des travaux de voirie et d'assainissement pour 1931, 1932 et 1933 prévu par la municipalité est le suivant:
" Les chaussées pavées de la plupart des rues de la commune de Marquette sont en assez médiocre état. Par suite du déve loppement continuel de la circulation et de la mise en ser vice de véhicules de grandes dimensions , camions et trac teurs à remorques ces chaussées sont devenues trop étroites
Elles ne répondent plus , tant au point de vue de l'uni de leur surface que de leur largeurà l'importance du lourd trafic industriel et de la circulation automobile qui les emprunte.
L'extension de la commune n'est cependant pas achevée, nous pouvons, au contraire , prévoir que le développement indus triel se poursuivra jusqu'à ce que les terrains du lotis sement BERNHEIM ( Av. Industrielle et rue Félix Faure)soient complètement construits. Cet accroissement industriel amènera nécessairement le développement de la construction ouvrière et moyenne.
Le moment paraît venu où le problème de la voirie doit être examiné dans son ensemble pour qu'il puisse être résolu dans les meilleures conditions d'économie.
Les améliorations à réaliser sont de natures différentes . Elles comprennent des travaux d'assainissement ( construc tions d'aqueducs)et des travaux de voirie proprement dits.(réfection et élargissementdes chaussées pavées)

Travaux d'assainissement:
Pour parfaire l'assainissement du quartier de l'abbaye il y a lieu d'envisager la construction d'aqueducs sous chaussée dans les rues Chanzy et Faidherbe lesquels se raccorderont sur ceux existants.
Ces aqueducs seraient en béton de ciment et auraient une section ovale de 0m.70 sur 0m.90. Toutes les eaux pluviales et ménagères seraient déversées directement dans ces égoûts.L'humidité qui règne d'ordinaire dans les fils d'eau serait supprimée, la chaussée pavée pourrait être maintenue plus facilement en bon état.
La longueur de ces deux rues est de 280m.La dépense peut être évaluée à 200F. le mètre courant soit 56 000F...
...Pour parfaire l'amélioration de la voirie il restera à achever les voies privées ( rues Jeanne d'Arc, du Presbytè re, Carnot, chemin St. Venant, rue Lavoisier)
En ce qui concerne cette dernière , la ville de La Madeleine est disposée à former un syndicat entre tous les proprié taires riverains pour éxécuter la remise en état du pavage existant et le pavage de l' accotement en terre. Pour les autres rues il sera possible après execution des travaux de la rue de Lille d'envisager leur pavage. La commune dispose ra en effet de vieux pavés qu'elle pourra mettre à la dispo sition du syndicat des propriétaires...
Résumé et moyens financiers :
Pour nous permettre de rechercher les moyens financiers qui permettront de réaliser ces divers projets , nous les clas serons de la façon suivantes :
1931 :
1°) Projet de renouvellement du pavage de la piste charre tière de la rue de Lille. Chemin d'Interêt Communal n°108
Participation communale :175 000F.
2°) Projets des aqueducs :
Rues Chanzy et Faidherbe :56 000F.
Chemins du Touquet & de wervicq : 84 000F.
Rue Nouvelle,Mairie : 28 000F.( rappelons qu' à cette date- 1929- il était prévu de construire une nouvelle mairie rue Nouvelle qui venait d'être ouverte... elle était située dans l'école de Musique actuelle )

1932 :
Projet de remise en état des chaussées et des chemins vici naux ordinaires et ruraux:
Chemin de Wervicq 70 000F.
Chemin du Touquet 60 000F.
Chemin St Roch 120 000F.
Rue de l'Eglise 113 000F.

1933 :
Projet de construction des rues de la Place et de la Nouvelle Mairie
En bitume 87 000F.
En pavage 114 000F.
En fait en 1934 la nouvelle mairie sera celle que l'on connait aujourd'hui...

En 1930 , M. le Maire fait connaitre au Conseil que la chaussée pavée de la rue de Lille ( chemin d'I/C. n° 108)
est en fort mauvais état...par suite de l'installation de la ligne de tramways Mongy, cette chaussée est devenue trop étroite.
M.Scalbert , Conseiller Général répond à M. le Maire de Marquette que les travaux de grosses réparations du chemin n°108 sont prévus en 1932...
A cette date les rues Chanzy et Faidherbe n'ont que 3m. de large (pavé),la rue de Lille, d'une longueur de 1370m. sera portée de 5m. à 5,50m.
En plus des travaux ci dessus il y aura lieu également de prévoir la réfection des rues de Marcq et du Pont de l'Abbaye.
D'autre part les effectifs scolaires augmentent chaque année et la circulation intense le matin , le midi et le soir dans les principales rues de notre commune ,est très dangereuse pour les enfants des quartiers de Lommelet et de l'Abbaye qui doivent se rendre au Centre pour aller en classe.
Il y aurait donc lieu de penser à la constrution d'une école dans les quartiers de Lommelet et de l'Abbaye ( nous sommes en 1935 et cette demande est signée des Elus du quartier de l'Abbaye)
Bien entendu pour circuler la nuit sur les voies carrossa bles de la ville il faut de l'éclairage. Ainsi cette doléance des "Usagers de la route" du 16 janvier 1934 ( sans autre signature):
M. le Maire
"Vu avez certainement lu dans les journaux (et vos relations avec les localités voisines vous l'ont confirmé)le gros effort fait par les municipalités de Lille , La Madeleine et St. André pour intensifier l'éclairage des rues.Les usagers de la route espère que , dans son budget de 1935, la muni cipalité marquettoise aura à coeur de prévoir une améliora tion très sensible de son médiocre éclairage public.
En effet, dans les diverses rues très fréquentées ( rues de Lille, Pasteur , St Roch , Wambrechies et de Marcq)les becs de gaz sont trop espacés, ce qui laisse de nombreux endroits dans l'obscurité et rend la circulation difficile et dange reuse.
De plus le peu de becs existants sont mal réglés et conti nuellement l'un ou l'autre ne fonctionne pas...

En 1935 le Conseil Municipal se plaint de la non-exécution des travaux de la rue de Lille promis en...1932.
En 1936 même problème. En 1938 M. le Maire de Marquette écrit à M.BAILLY Maire de Marcq ( le 4 août)

"...par même courrier j'écris à M.CATOIRE , notre Conseiller Général , en le priant d'insister pour que , dans le pro gramme des travaux de 1938 ,soit inscrit en première ligne , la réfection du chemin G.C. 108 , c'est à dire notre rue de Marcq et votre rue de Marquette , anciennement.
Les travaux ont été faits sur le territoire de St. André et , dans votre rue Jules Guesde, seul le tronçon de Marquette est resté en panne...
Vous savez les efforts que nous faisons pour améliorer notre service vicinal; cette année , c'est la rue St. Roch , l'an prochain ce sera les rues Chanzy, Faidherbe et St. Charles.
Notre population ne comprendrait pas que seule la rue de Marcq qui est l'artère principal de ce quartier , reste en arrière...
Malheureusement les sommes prévues pour le programme des travaux par la Préfecture sont réduites de façon importante en 1939... la remise en état de G.C.48 ( rue de Marcq)sera remise à une date ultérieure.

En date du 12 août 1939 , M. le Préfet publie un Arrêté con cernant les travaux à éxécuter pour la construction d'une chaussée en pavage mosaïque rue de Marcq.Ainsi l'Arrêté sti pule que , pour ne pas gêner l' éxécution de ces travaux, il convient de prendre des mesures de sécurité :

Art. 1/ La circulation sera interrompue du 16 août au 23 octobre 1939 sur le chemin départemental n°48 entre la porte de l'Abbaye à St. André et la R.N. 17 à Marcq en Baroeul.
L'interruption de la circulation des voitures se fera par tronçons au fur et à mesure de l'avancement des travaux.
1ier. tronçon :entre la R.N.17 et le chemin St. Roch la cir culation sera déviée par la rue de l'église à Marcq l'église et la rue Jacquart
2ième. tronçon :entre le chemin St. Roch et la rue St. Char les : la circulation sera déviée par les rues Jean Jaurès , l'église , les rues Carnot, St Crépin et St. Charles
3ième. tronçon : entre la rue St. Charles et la Croix de l'Abbaye : ( carrefour C.D.108)la circulation sera déviée par les rues Faidherbe et St Antoine de Padoue
4ième. tronçon:entre la Croix de l'Abbaye et la porte de l'Abbaye :la circulation se fera par le G.C. 108 ( rue de Lille) le pont de l'Epinette, le V.C. 4 rue Pasteur, le pont Mabile ,la R N349 et la rue Félix Faure.
malheureusement , et une fois encore ,les travaux entrepris en août 1939 ont dû être arrêtés par suite de guerre.
A cause de la destruction des ponts sur la Deûle, la partie comprise entre le Pont de l'Abbaye et le C.D.108 , ne pourrait pas être entreprise actuellement(19 juin 1942), le pont provisoire de l'Abbaye étant le seul existant entre Lille et Wambrechies. Par contre , la restauration de la chaussée , d'une longueur de 866m.comprise entre le C.D.108 ( rue de Lille) et la R.N.17 (route de Menin)pourrait être entreprise prochainement. Celle -ci ne pourra être entre prise que lorsque le pont Mabile aura été reconstruit...
Enfin les travaux de pavage de la rue de Marcq commenceront le 28 janvier 1948 ( soit 17 ans après le projet initial)

Le 27 décembre 1947 le Conseil Municipal décide, à la demande de Mme. DESTAILLEUR, conseiller municipal ,de donner le nom de Général Leclerc à la rue de Marcq. La présentation du projet est faite ainsi :
" Mme. DESTAILLEUR émet le voeu que le nom du Général Leclerc soit donné à une rue importante de la ville.
Le général Leclerc , qui vient de trouver le mort dans un accident d'avion ( Colomb Bechar) était un grand Français.
Après avoir rejoint le Général De Gaulle à Londres en 1940, il est parti avec son armée au Tchad.
Débarqué en Normandie avec sa Division Blindée ( 2° D.B.)il a délivré Paris et Strasbourg.
Au moment où la France se débat dans une situation tragique et où elle a besoin de tout ses enfants , elle perd un de ses plus illustres généraux...M.le Maire propose au Conseil de soumettre le voeu à la Commission des Travaux...
En 1949 la largeur de la rue Faidherbe sera portée de 5m. à 6m.La largeur entre façades étant de 10m. et sa longueur de 110m.

Enfin , en 1952 , par délibération du conseil Municipal de Marquette, il est proposé de reconstruire le pont de l'Abbaye . il a été détruit par voie de guerre en 1940 et a été remplacé par un pont provisoire en bois établi sur une déviation de la route.
Le pont sera reconstruit et livré à la circulation le 10 Novembre 1958...pont de l'abbaye

De même un pont ferroviaire avait été installé sur la Deûle au niveau des Grands Moulins de Paris , en 1922. Il permet tait de raccorder par le chemin de fer industriel de la Société d'Embranchements Industriels , rue Félix Faure à Marquette , les sociétés : DESPRETZ, Grandes Malteries Modernes , Verley, Clabaut.
Ce pont fut détruit , en Mai 1940, par le génie britannique. C'était un pont-rail en ciment.
EX.: La minoterie DESPRETZ avait obtenu, en 1935, d'être raccordée à ce réseau; les rails traversaient le C.D.108 (rue de Lille)Arrêté Préfectoral du 24 juin 1935, et le C.V.O. n°3 (rue St.Roch)Arrêté Préfectoral du 10 juillet 1935. pont ferroviaire

Dernière modification le : 01/11/2006 @ 18:54
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Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

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