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Mercredi 18 octobre 2017

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La Paroisse N.D. de Lourdes

Le Quartier de l'Abbaye avait ses limites "administratives" mais aussi paroissiales.
Avant 1912 le quartier dépendait de la paroisse du centre -StAmand- Avec l'industrialisation du quartier et , de ce fait l'augmentation sensible de la population , il s'est fait sentir le besoin de création d'une autre paroisse spécifique.





En 1960 l Abbé Lefebvre , curé de la paroisse N.D. de LOURDES résume la situation dans un courrier adressé au Diocèse de Lille :
" 17 Juillet 1960 .
Les limites actuelles de la paroisse N.D. de Lourdes , éta blies lors de sa fondation en 1912,à une époque où des champs et des pâtures séparaient les quartiers du Centre et de l'Abbaye,semblent ne plus répondre aux exigences de 1960.
Il y a 50 ans la délimitation avait été décidée par le soucis de garder à la paroisse mère , une famille influente et aisée (CLABAUT) . La construction de nombreuses habitations demande à repenser et à réajuster cette délimitation.IL serait souhaitable , pour ce qui est de la rue de Lille, que la limite des paroisses soit reportée à l'avenue de la Liberté qui , à vol d'oiseau, est à égale distance des deux églises .
Déjà un certain nombre d'enfants ,même habitant au delà de cette avenue,fréquentent les écoles du Pont de Marcq. Les parents les y envoient , craignant la traversée du carrefour des rues de Lille et Lalau, jugé dangereux malgré la mise en place des feux de signalisation,ainsi que le pont de l'Epi nette au trafic important. Ils préfèrent les envoyé à l'eglise de l'Abbaye car il n'y a aucune rue à traverser pour y parvenir.
La prochaine construction d'écoles dans le quartier va certainement orienter plus d'enfants encore vers l'Abbaye. N'y aura t il pas alors danger de voir ces enfants échapper à l'influence d'une paroisse qui ne serait la leur que par convention ? Le percement de nouvelles rues , d'ici un an, va encore accentuer le flux actuellement important de personnes vers "les Coopérateurs" (rue Gal Leclerc aujourd hui salon de coiffure), "Express Service" (rue st Charles à La Madeleine - disparu), le marché de Marcq ( au Pont le samedi après midi), le "Lavoir Familial" (rue Jules Guesde à Marcq- disparu)etc...Qui sont des centres utilitaires non négligeables , mais plutôt importants dans les rapports humains.
Dans la rue Lalau, la limite pourrait se trouver au café "St Roch"(disparu- près de la station E.D.F.)aussi éloigné de l'une que de l'autre des paroisses. Le lotissement St Roch comprenant 48 maisons et inauguré le 3 Juillet (1960)serait alors totalement sur l'Abbaye. Je pense qu'il faut juger avant tout sans idées préconçues et avec désintéressement ce qui sera le plus utile à l'ensemble, en faisant abstraction de nos préférences personnelles et de celles de quelques paroissiens déjà engagés dans la paroisse du Centre. Il est bien entendu que ces derniers devraient garder toute liberté de continuer leurs activités, s'ils le désiraient pour que le changement se fasse sans heurt.
Outre ces raisons importantes, il serait utile de considérer que la paroisse N.D.de Lourdes , limitée des autres côtés par des usines et des zones industrielles , n'a encore bénéficié d'aucune construction nouvelle.
Par contre , elle a vu tous les jeunes foyers quitter le quartier pour le centre de Marquette , pour La Madeleine ou St André. La plupart des maisons ouvrières , très vieilles, et en cités , appartenant aux Ets. Kuhlmann, sont actuellement habitées par des retraités ou des veuves de travailleurs ;alors que les ouvriers , employés et ingé nieurs sont logés dans de nouvelles maisons construites dans la périphérie.La majorité de la paroisse est maintenant cons tituée par une population âgée et inactive qui est une char ge et ne peut contribuer au développement de la vie parois siale et des oeuvres.
La situation de la paroisse de l'Abbaye est unique, quand on pense que sur 240 maisons nouvelles bâties à Marquette de puis 1954 jusque ces derniers temps,pas une seule ne se trouve sur le quartier. Le lotissement St Roch qui commence à être habité avec ses 48 maisons apporte les premiers loge ments nouveaux.





Bien sûr cette menace de dépérissement de la petite paroisse ne peut exiger à elle seule de reculer les limites paroissia les, mais elle doit pourtant entrer en ligne de compte pour un remaniement qui parait plus logique et plus favorable à l'évangélisation.Il ne faudrait surtout pas coire que le remaniement demandé le soit par ambition de voir augmenter le nombre d'habitants ou l'étendue du territoire parois sial.Notre seule ambition n'est elle pas de réaliser le Royaume de Dieu ?"
Réf. A.D.D. 5C229






Les limites paroissiales d'origine , dont parlait l'Abbé Lefebvre,ont été définies par l'Evêque de Cambrai le 10 Mai 1912 :
" La circonscription de la nouvelle paroisse de l'Abbaye sera limitée par les territoires de La Madeleine, de St André et de Marcq en Baroeul et sur le territoire de Marquette par une ligne qui engloberait l'usine Wattrigant (dans le "clos de l' abbaye" aujourd'hui Orsa Béton), l'usine LESAFFRE, la ferme propriété de M. CLABAUT (203 rue de Lille-disparue- le jardin et ladite ferme, et les pâtures de la ferme jusqu'à la grille de cette propriété donnant rue St Roch - Approximativement l'avenue de la Liberté)
Le Centre Diocésain d'Etudes Socio-religieuses, 39 rue de la Monnaie à Lille voit les choses ainsi dans son courrier du 28 Juillet 1961 :
" Les limites paroissiales , fixées à l'origine dans une zone non habitée entre le quartier du Centre et celui de l'Abbaye, posent actuellement un problème de fait de cons tructions récentes.
Les églises St Amand et N.D. de Lourdes distantes de 900m. à vol d'oiseau, ne laissent pratiquement subsister aucune zone non desservie dans l'axe Nord-Sud.
La situation géographique de Marquette dans l'agglomération lilloise entraîne un fort courant d'attraction vers le sud, en direction de La Madeleine, du quartier du Pont de Marcq et vers la ville de Lille.
Le nouveau quartier qui s'est contitué est peu attiré par le centre de Marquette.Pour s'y rendre il faut traverser le car
refour des rues de Lille et Lalau et franchir la Deûle. Si, administrativement, il s'agit bien du centre de la commune, (mairie, Poste de Police; P.T.T.) ce n'est pas en fait un centre attractif. Les commerces du Pont de l'Abbaye , du Pont de Marcq et de La Madeleine sont plus recherchés.
La création prochaine d'une école officielle, à 150 m. de l'église,orientera sans doute plus nettement la population vers le quartier de l'Abbaye. Une route qui doit aboutir près de l'église accusera encore ce phénomène ( ce sera l' avenue de la Fraternité ,en prolongement de la rue Faidher be)
Les objections formulées par M. le curé de la paroisse de StAmand sont de deux ordres :
- Si la paroisse St Amand est amputée d'une partie de son territoire, les écoles libres risquent de voir leurs effec tifs diminuer
- Il est certes à prévoir une diminution des effectifs, sur tout pour les classes maternelles et les classes des filles ( près de la rue de la Papeterie-école St Joseph ; école St Louis au centre)du fait de la création d'une école officiel le. les écoles libres de la paroisse St Amand sont en fait inter-paroissiales et il ne semble pas qu une modification de limites puisse amener les parents à prendre un comporte ment différent vis a vis de l'école libre.
- Des personnes actuellement engagées dans les oeuvres de la paroisse St Amand seraient territorialement rattachées à N.D. de Lourdes. Ce problème peut se rencontrer à propos de toutes modifications dans les limites paroissiales et le Centre ne peut se prononcer sur la valeur à accorder à ce critère.
En conclusion, il semble que le nouveau quartier déjà actuel lement orienté vers le Pont de L'Abbaye , le sera encore plus nettement à l' avenir.
Pour respecter l'unité du quartier qui est constitué de la paroisse N.D. de Lourdes devrait s'étendre jusqu'à l'avenue de la Liberté (côtés pairs et impairs)et s'étendre également jusqu'à cette limite dans les rues Lalau et de Lille. Sur cette dernière, même le groupe de maisons situé entre l'ave nue de la Liberté et la rue de la Papeterie ne devrait pas être séparé du reste du nouveau groupe.
Bien que le Centre ait été exclusivement contacté à propos des limites paroissiales entre N.D. de Lourdes et St Amand,l'attention est attirée sur le caractère anormal des limites Est et Ouest de la paroisse St Amand qui correspon dent aux limites communales.



A l'Est du quartier du Lazaro ( angle de la route de Menin et de la rue du Lazaro) il y a 700 m. pour se rendre à St Vincent à Marcq et 2.300 m. pour se rendre à St Amand
A l'Ouest le petit quartier situé au sud de l'Asile de Lomme let est à 1000 m. de l'église de St André et à 2500m. de St Amand. Pour certaines parties de la rue d'Ypres, l'eglise St Amand est aussi plus éloignée que l'église de St André. Le phénomène de distance pure est accusé par la facilité d'accès vers St André.
Réf. A.D.D. 5C229





L'abbé Trentesaux,curé de la paroisse St.Amand,répond à ces deux lettres le 8 Août 1961:
"Le rapport du Centre Diocésain est juste si l'on aborde le problème uniquement au point de vue géographique. Les conclu
sions cependant ne peuvent être approuvées parcequ'elles sont le résultat d'une information incomplète, et surtout parcequ'elles s'inspirent étroitement d'un projet du 17 Juil
let 1960 qui manque d'objectivité et d'honnêteté.
Si" la situation géographique de Marquette entraîne un fort courant d'attraction en direction de La Madeleine , du quar tier du Pont de Marcq et de Lille", cela vaut uniquement pour les activités commerciales -tout Marquette va au marché de Marcq le samedi après midi- mais activités commerciales et vie religieuse sont deux domaines totalement différents. Les gens qui vont à Marcq le samedi changent de direction le dimanche: la vie est réellement parroissiale.
Le nouveau quartier établi sur le territoire du centre proche de l'Abbaye , s'est constitué en deux étapes :
- En 1956, 46 maisons ont été construites rue de Lille, avenues de la Liberté et de la Fraternité
- En 1960, 48 nouvelles maisons avenue de la Fraternité (pro
longement de la rue Faidherbe) et rue des Fleurs.
Dans l'intervalle ou avant 1956, une vingtaine de construc tions particulières
D'un commun accord, (pour la partie construite sur le terri toire du centre)cette deuxième tranche a été confiée à l'Abbaye.
Mais le groupe de maisons construites en 1956 est tellement attiré vers la centre que , dans la seule avenue de la Liber té sur 28 familles, 22 pratiquent au centre, au moins par leurs enfants dans les écoles du centre ( en majorité dans les écoles libres)
Rue de Lille , sur le même territoire que l'église de l'Abba ye, 9 falmilles sur 13 viennent régulièrement au centre.Pour les patronages c'est la même chose...les faits eux mêmes dé montrent que les parents n'éprouvent aucune crainte au carre
four dit "dangereux".






Une lettre de M.Clabaut, remontant à 6 années, est nettement périmée. Aux dires d'un homme qualifié , si les gens du quar tier étaient consultés- laissant de côté les gens qui n'ont pas d'opinion, la religion les laissant indifférents- 80% ex
primeraient leur préférence pour le centre. Déplacer les gens contre leur gré n'est ce pas aller au devant de bien des conflits ?
Il est normal de signaler , en outre, dans l'éventualité de modifications de la limite paroissiale, le fait que la pa roisse du centre serait alors amputée, non pas de quelques éléments mais de la majorité des responsables paroissiaux
(Directeur d'école libre,Président du Conseil Familial Sco laire ,Président du Conseil Paroissial,Responsable du Foyer des Jeunes, Responsable de la Bibliothèque Paroissiale, Di
recteur adjoint de la chorale,Responsable adjoint des Mouvements Sportifs - et les sports sont amenés à prendre une plus grande extension parceque , le mois prochain ( en septembre 1961)une immense salle de sports construite sur la place par la municipalité, va être mise à la disposition des jeunes.
Il semble donc que, dans le rapport du Centre d'Etude il y ait:
1) une erreur d'appréciation concernantl'influence d'un courant commercial sur le vie religieuse
2) L' ignorance d'un esprit marquettois nullement axé sur l'Abbaye
Par ailleurs, il est utile de savoir que dans deux années , 100 maisons nouvelles vont être contruites sur l'Abbaye. Si on lui ajoute une centaine maintenant, outre les 48 récem ment acquises,la paroisse sera t elle en mesure de faire face aux charges d'une population presque doublée ?
Les limites paroissiales devraient être :
Rue des Fleurs ; Le lotissement récent del' avenue de la Fraternité a vu son axe prolongé jusqu'à la rue de Lille.

Cette mise au point a été faite bien à regrets , sans esprit de polémique,uniquement pour respecter la vérité et exprimer l'opinion commun de tout un quartier..."

Malgré tout, et dès le 23 Septembre 1960, l'évêché de Lille
avait, par Mgr. le Cardinal Liénart,fixé les limites de la façon suivante :
"...entre le chemin de Warneton à Fives (rue de Lille) et la rue St. Roch (rue Lalau), la limite était constituée autre fois par une simple ligne conventionnelle. Dorénavant, cette limite sera fixée par l'avenue de la Liberté reliant ces routes, cette avenue étant attribuée pour les deux côtés, à,la paroisse de St. Amand..."

Réf. A.D.D. 5C229

Que faut il retirer de cette "petite guerre de clocher" ?
Tout d'abord les informations concernant les créations des rues et habitations, qui confirment les articles précedents ( A voir dans ce site) . Ensuite les références à quelques commerces du quartier - aujourd'hui disparus- pôles d'attrac tion; et enfin la composition"qualitative" de la population du quartier de l'Abbaye
Il faut bien en convenir , les "pratiquants" sont devenus rares aussi bien dans l'une que dans l'autre des paroisses de Marquette ( mais ce n'est pas un problème exclusivement marquettois) Il est loin le temps où , aussi bien chez "Verley" que chez "Clabaut" ,il vallait mieux être "prati quant" , et le dire et le montrer , pour y être embauché !
Mais est ce un bien pour nos enfants? Quels sont devenus leurs loisirs aujourd'hui ? Où est encore le sens du res
pect?
Le problème de cet artcle n'est pas là mais l'analyse des mentalités explique, en partie, les changements importants intervenus ces dernières décennies.

Origines de la Paroisse


 :




Le 21 Mai 1912 , suite à la délibération du Conseil de l'Archevêché, Mgr. Delamaire , archvêque coadjuteur de Cambrai , ordonne :
Art. 1 / L'église de la section de l'Abbaye , à Marquette -Lille est érigée en succursale sous le vocable de N.D. de Lourdes ( fête patronale : l'Immaculée Conception)
Art. 2 / La circonscription de cette succursale sera limitée par les territoires de La Madeleine, St. André, Marcq en Baroeul , et sur le territoire de Marquette-Lille par une ligne qui engloberait l' usine Wattrigant ( Orsa Béton , ate lier de préfo.), l' usine Lesaffre (G.M.M.) la ferme proprié té de M. Clabaut (203 rue de Lille), le jardinde ladite fer me et la pâture jusqu'à la grille de cette propriété donnant sur la rue St Roch (rue Lalau)
Art. 3 / La présente ordonnance sera lue et publiée au cours de la messe paroissiale dans les églises de St.Amand et N.D. de Lourdes à Marquette , le dimanche qui en suivra réception
Réf. A.D.D. 4C230
La paroisse créée en 1912 ne put exercer son "plein emploi"qu'en 1913, il a fallut construireun lieu de culte , ce sera la chapelle, inaugurée le 8 Décembre 1912, puis en 1924 le Patronage. La chapelle devint la Maison des Oeuvres pour les jeunes filles de la paroisse quand l'église défini tive sera construite en 1932. Puis vint la guerre de 1914 à 1918. La paroisse tourna au "ralenti". En 1920 , l'abbé DIREMAN décide de sortir chaque mois un bulletin paroissial qui devrait informer les fidèles de tout ce qui se passerait dans leur paroisse.
Dans le n°6 du mois d'avril 1921 on peut y lire :
Mes chers paroissiens
Votre jeune paroisse N.D. de Lourdes était encore à son ber ceau quand la guerre éclata. Toute organisation paroissiale fut arrêtée par l'occupation allemande. Mais depuis, elle s'organise et se développe peu à peu et bientôt elle possé dera tous les organes nécessaires pour fonctionner normale ment.Il y a 4 catéchismes différentset un groupe appréciable de cathéchistes volontaires. Les jeunes gens ont le Patrona ge St Joseph, l'Avant Garde et la Jeunesse Catholique; les jeunes filles le Patronage Jeanne d'Arc, la chorale , les Saints Anges et la Congrégation des Enfants de Marie. Pour les hommes il y a la Confrérie du Très Saint Sacrement et la Conférence de St. Vincent de Paul; pour les dames l'Associa tion des Femmes Chrétiennes. Le bulletin paroissial est ressuscité et une bibliothèque paroissiale fonctionne. Le nom de la paroisse paraîtra désormais à côté des plus grandes, grâce aux oeuvres de Charité Chrétienne qui s'y sont introduites récemment: Propagation de la Foi, Oeuvres des Campagnes, de Saint François de Sales, de la Sainte Enfance. Si la providence et les évènements le permettent, nous ajouterons encore une autre oeuvre nécessaire à la paroisse.Mais tout cela c'est VOTRE oeuvre , chers parois siens, car c'est vous qui avez aidé le prêtre à les créer.C est vous qui vous donnez aux oeuvres.Dieu nsoit béni et qu'il soit lui même votre récompense.
Mais il manque à l'église ce qui donne la vie dans une paroisse  : une Cloche, voix de Dieu qui invite à la prière, annonce les fêtes et les joies des baptèmes et des mariages mais aussi pleure les chers défunts.
J ai tellement confiance en vous tous et en votre générosité que j ai déjà commandé uns cloche de 225 kg à la fonderie WAUTHY à Douai et j'ai espoir que les 446 familles du quartier voudront toutes avoir leur part de cette cloche et chacun pourra dire en l'entendant : c'est MA cloche! Soyez donc généreux , d'autant plus que pour pouvoir sonner cette cloche il faudra un clocher. Sur ce point nous ne rivalise rons avec les tours de N.D. de Paris. Nous serons modestes et une construction métallique élèvera la cloche à 7m. au dessus du sol.






De là double dépense. Néanmoins je compte que votre généro sité sera grande et me permettra de réaliser ce projet.
Les travaux du clocher et de la cloche commencèrent fin Août 1921. Le massif en béton destiné à recevoir la tour métalli que fut prêt et , dans les premiers jours de Septembre la tour se dressa en attendant la cloche.
Il y eut une souscription et à la date du 15 Août 1921, les bulletins reçus représentaient le quart de la somme escomp tée.
En Octobre 1921 il y eu le baptème de la cloche.
Le bulletin paroissial d'Octobre 1921 relate ce baptème en ces termes :
" A 9h15 , un cortège, présidé par la musique municipale, conduira sonlennellement du presbytère à l'église par les rues de Chanzy, de Marcq et de Lille Mgr. MARGERIN Vicaire Général, délégué par sa Grandeur Mgr. QUILLET , évêque de LILLE pour bénir la cloche.On est prié de pavoiser sur le parcours aux Couleurs Nationales. Dès l'arrivée à l'église on procèdera à la bénédiction : Première cloche de la parois se N.D. de Lourdes à Marquette fondée en 1912 grâce à l'initiative et la générosité de M. et Mme VERLEY-DESCAMPS, j'ai été baptisée le 16 Octobre 1921 sous le pastorat de M. l'abbé DIERMAN, par Mgr. MARGERIN , Vicaire Général de LILLE
Je m'appelle : Jacqueline, Yvonne ,Marie,Alphonsine, Noémie, Félicienne ,Isabelle. Mes parrains sont Ms. Alphonse SOUDANT et Félix JULLIEN ; ma marraine est Mme. Ernest DESPRETZ - CUVELIER.






En continuant la lecture du bulletin paroissial de Novembre 1921 :
" C'est avec bonheur que je rempli mon devoir de reconnais sance à l'égard de tous les souscripteurs qui m'ont aidé à donner une cloche à la paroisse. Elle sera un monument immor tel de votre esprie de Foi et de votre sympathie religieuse pour la paroisse.Impuissant à vous dire ma gratitude je prie Dieu et N.D. de Lourdes d'être eux même votre récompense.
Désirant perpétuer le souvenir de cet heureux évènement, j'ai donné à notre bulletin paroissial un titre nouveau. Il sera désormais :"La Cloche de l'Abbaye".
Jadis une abbaye bénédictine se trouvait dans notre quartier
la célèbre Abbaye de Marquette, dont la porte principale existe encoore. L'Abbaye et sa cloche ont disparues dans la tourmente révolutionnaire de 1789. Une nouvelle cloche réson nera où l'ancienne appelait les soeurs à la prière! Puisse- t -elle , à son tour parler à vos coeurs ! Ecoutez: "Louanges à Dieu" vous chante -t-elle..Et ce petit bulletin mensuel sera l'echo de la "cloche de l'abbaye"...

En résumé :
En 1911 M. VERLEY fait don d'une partie de sa propriété sise rue de Lille pour la construction de la chapelle érigée sous le vocable de N.D. de Lourdes en 1912 . Celle-ci servira en 1932 en salle des Oeuvres et Patronage pour les jeunes fil les. Elle a abrité la première cloche de la paroisse en 1922
On y adjoindra en 1924, un Patronage...Tous ces bâtiments étaient situés derrière l'église actuelle, ils ont été démolis pour laisser place à un lotissement de quelques maisons en Juillet 1981
En 1929 le Diocèse achète , le 15 Juin, une portion de terrain à Mme. VERLEY (M. VERLEY est décédé deux ans plus tôt...); le 3 Septembre 1929 , pose de la 1ière Pierre de la nouvelle église qui sera terminée en 1932
Les anciens bâtiments construits de 1912 à 1914 serviront encore à la paroisse pour les "foires aux plaisirs" ou autre cathéchisme avec salle de cinéma...

Sous l'inspiration de M.le curé , l'abbé VANDERBRIGGHE , un comité se forme ayant en vue l'organisation complète d'un groupe paroissial. Son Président sera M.Edmond VERLEY , qui offrira généreusement le terrain nécessaire.
L'église provisoire , qui servira plus tard de Maison des Oeuvres, fut inaugurée le 8 Décembre 1912. Mais la guerre vint interrompre l'oeuvre commencée...
Tous les prêtres appelés successivement à la tête de cette paroisse , devaient continuer avec succès l'oeuvre commen cée.
En 1920, M. l'Abbé DIERMAN installe le Patronage dans un baraquement offert par M. Le Maire , puis en Mars 1921, c'est la Réunion des Jeunes Filles qui est installée dans un ancien atelier offert par la Maison VERLEY
Enfin, en Février 1924, M. l'Abbé CAMERLYNCK inaugure le nou veau Patronage, solide et spacieux , et en 1925 , le presby tère.
Le plan primitif se réalisait donc on peu à la fois , grâce à l'audace des pasteurs successifs, mais il restait l'oeuvre principale à accomplir: la construction de l'église définiti ve pour laquelle il fallait prévoir une somme considéra ble...
Il était réservé à M. l'Abbé MACQUART de terminer le program me des travaux commencés par ses prédécesseurs.
La Providence vint à son aide sous forme d'un généreux anony me . Un don financier princier fut le geste initial dans le quel "chacun pu voir la volonté Divine"
Les souscriptions, grosses et petites, affluèrent si rapide ment que le Comité Organisateur pu aussitôt commencer l'étu de du projet de l'architecte M. Vilain
Le 15 Juin 1929 , réception de l'autorisation de l' Associa tion Diocésaine de construire l'église, sur un terrain aus sitôt acheté par elle et le 3 Septembre 1929 M. le Vicaire Général FLIPO voulait bien en bénir la Première Pierre .
Depuis les travaux se sont poursuivis, non sans difficultés ,mais la Providence a béni les efforts des membres du Comité qui y ont apporté leur coeur et leurs compétences pour mener à bien l'oeuvre commencée...
Il ne pouvait en être autrement avec des hommes rompus aux difficultés industrielles mais possédant surtout le sens chrétien et qui voyaient se réaliser l'oeuvre ardemment souhaitée par son promoteur: l'organisateur incomparable que fut M. Edmond VERLEY .Hélas! Dieu voulu le ramener à Lui avant d'avoir vu terminer l'ouvragequ'il avait si bien prépa ré; mais il laissait derrière lui sa collaboratrice infati gable qui fut l'âme de notre Comité ( Mme VERLEY)
Qui pourra jamais dire les innombrables démarches qu'elle fit , non seulement pour provoquer les souscriptions mais pour comparer et étudier les différents types d'églises de la région? Cette église elle la voulait d'une simplicité élé
gante et discrète, possédant un caractère exclusivement reli gieux afin de porter à la piété tout ceux qui viendrait y prier.
S'inspirant de son désir M.l'architecte VILAIN nous a donc donné une église belle et commode qui permettra à tous les assistants et en particulier les enfants , de voir facilement les cérémonies de Culte, car, nous rappelant la prédilection du Christ pour les petits, nous avons voulu fa ciliter la réalisation de son désir paternel :"Laissez ve nir à moi les petits enfants"!
Je manquerais à mon devoir si je ne disais pas ici la recon naissance du Comité à l'architecte, aux entrepreneurs et à leurs ouvriers, qui ont mené à bonne fin l'oeuvre que nous admirons aujourd'hui.
Tout nos remerciements vont à M. l' architecte VILAIN et aux divers entrepreneurs : Mrs. LAMNIN, STREIT, DOUTERLINGNE,SOUDANT, DEWAILLY, CALUT et VANDERBECQ, LAURENT,TURPIN,MOREAU,BOUTHILLIER,DEPRYCK et les Usines Alsaciennes






Voici donc, en raccourci, l'historique de cette paroisse et de son église, à l'érection de laquelle tous les paroissiens ont voulu contribuer avec un enthousiasme et une piété qui a profondément édifié tout ceux qui les ont vu à l'oeuvre.
Mais que pourrais je dire personnellement, si je ne craignais de blesser la modestie des membres de ce Comité.

Je ne puis cependant laisser sous silence les noms de son incomparable secrétaire général M. HAVERLAND , toujours sur la brèche , de M. MARTIN, chargé de surveiller les comptes , de M. Claude EVRARD, dont le juvénile entrain provoquait les souscriptions populaires; mais il faudrait citer les noms de tous les membres du Comité et de leurs collaborateurs béné voles, et ils sont légion.
Que dire des souscripteurs populaires , se traduisant par près de 17 000 billets à 1 F. (un franc par brique)
Notre Eminencesera certainement touchée d'apprendre que des milliers de souscripteurs , ouvriers , ouvrières , jeunes filles et enfants, ont apporté joyeusement leur contribution
à l'érection de leur église.
Leurs noms ont été inscrits par les Anges sur les Registres Eternels et ,sur les pierres du sanctuaire, diront aux générations futures la Foi et la piété des habitants de Marquette, qui , de 1929 à 1932 ont voulu édifier une église
digne du Seigneur et placée sous le vocable de N.D. de Lour des

Allocution du Président du Comité d'érection de la nouvelle église N/
.D. de Loudes à Marquette le 8 Mai 1932

Edmond Charles VERLEY :
Né à Lille le 16 Mars 1862 , décédé à Marquette le Mardi 25 Octobre 1927 (acte 133) 237 rue de Lille.
Il était le fils de Paul Nicolas VERLEY et de Léonie Victoire Désirée DELESALLE.
Il s'est marié à Lille le 3 Février 1885 (acte 115) avec Mme
Marguerite Rosine Henriette DESCAMPS née à Lille le 3 Novem bre 1865 , décédée à Angers , 2 rue de l 'Esvière, le 5 Avril 1944 (acte 619) décès déclaré par Marie Louise BRY, 40 ans, religieuse, 2 rue de l'Esvière à Angers.
Fille de Edmond Alfred Nicolas DESCAMPS et de CLémentine Claire PORTEFAIX.
M. Edmond VERLEY était :
Chevalier de St Grégoire le Grand
Membre du Tiers Ordre
Maire de Marquette de 1908 à 1919
Fondateur des Ets. VERLEY , Amidonneries et Rizeries de France (A.R.F.)


Dernière modification le : 02/11/2006 @ 18:46
Catégorie : Aucune

Moulin Despretz

Introduction

Epilogue

compléments

revue de presse

G.Malteries

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