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Mardi 27 juin 2017

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Enclos abbatial plan 1686

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Maires de Marquette

Maires de Marquette 1790 - 2006

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Introduction

Le quartier dit de "l'Abbaye" se situe à la limite des territoires de Marquette, La Madeleine, St André et Marcq en Baroeul





Deux voies d'accès relient Marquette à La Madeleine : la rue St Charles et la Rue de Lille
Une voie rejoint St André : la rue du Pont de l'Abbaye
Deux voies communiquent avec Marcq en Baroeul : la rue Jules Guesde à Marcq - du Général Leclerc à Marquette et la rue Lalau
Déjà au Moyen Age figuraient sur les divers plans que nous possédons dans leur tracé actuel :
- la rue de Lille : nommée en 1668 Grand chemin d Ypres
- la rue Lalau : citée depuis très longtemps chemin St Roch (elle était empruntée par les pélerins - voir la chapelle St Roch dans cette même rue) néanmoins elle se nommait sur un plan de 1668 : Chemin descendant de l'Espinette...
- la rue du Gal. Leclerc: rue de Marcq avant 1948 - en 1668: chemin de l Abbaye au Pont de Marcq . C est dans cette rue que figurait le Moulin de l Abbaye que l'on peut voir sur les gravures de l'album De Croÿ
- Rue du Pont de l Abbaye : (rue Sadi Carnot à St André) , toujours en 1668 : Chemin de Lille à l Abbaye par la porte St Pierre ( à Lille)
Outre le quartier du "Clos de l Abbaye", (qui doit évidem ment son nom au fait qu il fut créé sur les lieux même de l ancienne abbaye fondée en Octobre 1226 et démantelée en 1793), le quartier du "Pont d Abie"a toujours eu le même aspect rural au fil des siècles.
Sur le document ci dessus mentionné extrait de l album "De Croÿ"et datant du XVII° siècle , une vue depuis la rue du Gal. Leclerc actuelle,à la limite avec Marcq en Baroeul, et ayant comme thème principal l abbaye,nous présente en premier plan le moulin à vent, propriété de l abbaye, cons truit au point culminant du quartier ( 22m Au dessus du ni veau de la mer,alors que le site de l abbaye est à une dizaine de m.) Ce moulin donnera plus tard son nom au café du "moulin de brique" appellation erronée puisque ce moulin était sur pivot et non de type "tour"((l'ensemble du moulin tourne sur son "pivot" alors que dans le cas du moulin tour c est la "tête" du moulin qui s'oriente aux vents).
La rue du Gal. Leclerc n était alors qu un chemin de terre de 5m de large, non carrosable,aucune habitation n y figu rait...
Le quartier de l abbaye , tel que nous le connaissons aujour d hui se compose essentiellement d'une partie de Marquette délimitée à l ouest par la Deûle, au sud par sa limite avec La Madeleine, à l est par la proximité de Marcq en Baroeul et au nord par l avenue de la Liberté , limite d avec le Centre.
Partant de ce "schéma" et venant de St André,en 1650 par exemple, le voyageur trouvait, après avoir franchi le pont de la Deûle,et sur sa droite immédiatement la ferme de "la Redoute"- appelée ensuite(1775) cense du Meunier. Elle laissera place vers 1880, à la "cité Kuhlmann" avec ses rues A,B,et du Pont,donnant dans la rue du Pont de l Abbaye.
Face à la ferme et par conséquent à gauche en venant de St André, faisant l angle avec la rue des Charbonniers (qui était à quai avec la Deûle et facilitait le déchargement des bateaux - d'où son nom), le cabaret du Pont de l Abbaye résidence du premier maire de Marquette M. Bonverne ( en 1790)et la rue des Charbonniers , très courte et constituée de de trois habitations : deux estaminets et un marchand de charbon.( fin XIX°). Toujours à Gauche de cette rue du Pont de L Abbaye, la brasserie des Alliés créée en 1720 qui sera remplacée en 1922 par la S.A.M.E. ( Société Anonyme Magenta Epernay). Un des bâtiments de cette brasserie subsiste encore de nos jours.
Les rues Faidherbe, Chanzy et St. Antoine de Padoue n'existaient pas encore . L ensemble compris entre les rues
de Lille, Lalau et Gal. Leclerc n'était représenté que par des terres agricoles appartenant à L Abbaye.
Elle contenait selon le plan réf. A.D.N. 33H106 plan Lille34) de 1688:
Parcelle 40 (partie comprise entre les rues de Lille , Gal. Leclerc,Lalau et approximativement le groupe scolaire de L Abbaye.)Contenance 9 bonniers 4 cents 50 vergettes ( env. 10 ha). Occupant : en 1776, Jean Philippe LEROY; rendage:
Argent : 35 Florins , Poulets : 1 paire , pots de vin: 35 Florins pour une superficie occupée de 8 cents et 75 vergettes. Echéance de la première année de bail : St Rémy 1788 - terres à labeur
Parcelle 38 (approximativement : le groupe scolaire de l Abbaye)11 cents, 17 vergettes,occupant (1776)Simon Pierre DEPINOY; rendage: argent 50 Florins, poulet: 2paires, échéance de la première année du bail : St Rémy 1784
Parcelle 39 ( supérette et station E.D.F. St Roch)
13 cents. Occupant en 1776 Théodore CORNILLE, rendage :
Argent :58 Florins, poulets : 2 paires échéance de la première année de bail:St Rémy 1784. Terre à labeur

Face à la parcelle 40 nous avons le moulin à vent, vu précédemment, sis sur la parcelle 41 dénommée: le moulin, la motte, les terres à labeur pour 553 vergettes. Occupant en 1776 : Pierre Joseph DELEPORTE; rendage :ensemble des parties 36,41,43,44 et 45, argent : 1200 Florins, poulets: 8 paires,petits droits :48 Florins ; échéance de la première année de bail: St Rémy 1790
Parcelle 42 :(rendage d'une partie du 42)
30 vergettes en triangle faisant le coin des chemins condui sant à Lille par la Porte de La Magdelaine (rue de Lille)et l'autre menant à l abbaye (rue du Gal. Leclerc).Comprenant: manoir,arrentements - partie du 42-Occupant en 1776: Mathieu Gille MILLECAMPS, propriétaire et occupeur. Les bâtiments restant à l abbaye par prisé à emporter, ledit MILLECAMPS ne peut planter arbres montants ni établir cabaret, tanneur ou corroyeur. Rendage: argent 3 Florins, échéance de la première année de bail: Mi Mars 1757 , première année de quarante.
Pour toutes ces parcelles référence au plan A.D.N. 33H106.Plan Lille34 de 1688
Marquette a toujours été une commune rurale,Plus près de nous ,d après le recensement de 1946 , sur 6067 hab.,536 sont considérés comme vivant de l agriculture. En 1952, les 20 fermes de Marquette et l Asile de Lommelet possédent une superficie totale de 172 Ha. de terres de labours et de 47 Ha. en pâtures.
Sur une surface totale de 486 Ha. les labours et pâturages occupaient :
- en 1880 465Ha. soit 96%
- en 1888 264Ha. soit 54%
- en 1937 243Ha. soit 50%
- en 1953 220Ha. soit 45%
Concernant la répartition détaillée de la production agricole, on note :
En l'AnIX (1801)
Blé 102 arpents 3Perches 13m.
Colza 44 " 64 " 35m.
Trèfles 34 " 11 " 48m.
Avoine 34 " 2 " 48m.
Lin 21 " 26 " 55m.
Seigle 17 " 1 " 24m.
Grosses fèves 17 " 1 " 24m.
Tabac 12 " 75 " 93m.
Oeillette 8 " 50 " 62m.
Légumes en gros 4 " 25 " 31m;
.
1 arpent d'ordonnance = 0,51 are environ

En 1888 et 1953:

Surface en Ha.
1888 1953

Froment 80 69
Seigle 22
Avoine 60 25
Pommes de terre 30 32
Betteraves indust 50 4
Betteraves fourragéres 20
Lin 22
Légumes industriels 4
Fourrage 13

En chiffres absolus, la production du froment a diminué de 1/4 de 1888 à 1953, celle de l'avoine de moitié et le seigle a disparu complètement.
L'élevage proprement dit en nombre d'animaux agricoles reste assez important pour la même période :

AnIX(1801) 1888 1953
Chevaux 58 120 26
Bovins 198 361 191
Ovins 175 42
Porcins 5 97
Volailles 250 n.i n.i

Mais en proportion, par exemple,avec l'état du cheptel de l'arrondissement de Lille en 1953

vaches laitières Chevaux
Nombre par Ha. Nombre Par Ha.

Marquette 123 1 par 4Ha 26 1 par 19Ha
Arr. de Lille 21357 1 par 2Ha 10351 1 par 2Ha

En 1953 pourtant la culture est peu mécanisée, car il s'agit en général de modestes exploitations familiales, avec une aide occasionnelle des ouvriers industriels qui utilisent ainsi une partie de leurs loisirs, surtout en période de grands travaux aux champs . En 1953 toujours , l'équipement mécanique ne comprend que 3 motoculteurs et 3 tracteurs...

Tout ce chapitre pour démontrer que Marquette est essentiel lement rural et que le quartier de l'Abbaye n'échappe pas à ce constat
En 1865 il n y avait dans ce quartier que deux fermes, l'une disparue dans les années 1960 au carrefour de la "croix de l Abbaye", propriété de M. Hubert VANDEWOESTYNE, l'autre qui a laissé place en 1880 à,la cité Kuhlmann rue du pont de l'Abbaye
La nature du quartier a fortement changé à partir de l'indus trialisation commencée par les Ets. SCRIVE ( puis Rigot Stalars)en 1830 . Ceux ci ont installé leur entreprise à la limite de Marcq en Baroeul, à l'angle des rues Lalau et Jules Guesde. Si l'ensemble des constructions "sociales" de la société a été fait sur le territoire de Marcq (cité ou vrière , écoles, patronage,église...)cette entreprise a néan
moins contribué à la mutation du caractère rural du quartier
comme celui du Pont de Marcq, tout proche et même souvent confondu avec le quartier de l abbaye par le brassage de population identique. Depuis cette période 1830/1860 l'ensem ble constitué des deux quartiers est devenu ouvrier à 90% avec en 1885 par exemple 85% de population étrangère ( belge surtout)
KUHLMANN a exercé le même type de mutation sur la quartier de l Abbaye à partir de 1845/1850

Mais revenons à l'origine de ce quartier que nous situerons pour la compréhension de cette profonde mutation à 1793
A cette date la Révolution Française impose ses principes et Marquette n'échappe pas à la règle.
Toujours en se référant au plan de 1688 (réf. A.D.N. 33H106 Lille34) et après avoir "vu" la partie situées de chaque côté de la rue Gal. Leclerc, il convient de s'intéresser àla partie gauche de la rue de Lille (en venant de Lille) et comprise entre les actuels carrefour de la "Croix de l Abbaye" et la Société SONOCO ex-Clabaut.
Sur ce plan elle correspond aux parcelles 35 et 32.

Parcelle 35:
A noté qu en 1780 , 1 Bonnier = 1Ha. 86
1 bonnier , terre à labeur, occupeur:Simon Pierre DEPINOY, rendage :argent:72 Florins,poulets : 2 paires,échéance de la première année de bail :StRémy 1789
8 cents , terre à labeur, occupeur : Albert Joseph PICAVET, rendage : argent : 32 Florins, poulets :2 paires , pots de vin :32 Florins, échéance de la première année de bail : St Rémy 1789
21 cents, terre à labour,occupeur : Albert PICAVET,rendage: argent:90 Florins, poulets:3 paires, pots de vin: 90 Florins , échéance de la première année de bail :St. Rémy 1788
8 cents, nommé grande pierre, terre à labour, occupeur: Hubert DESQUIENS, rendage:(avec une partie sur La Madeleine) argent: 60 Florins, poulets : 4 paires , pots de vin: 60 Florins,échéance de la première année de bail : St Rémy 1788

Parcelle 32:
Comprenant :2 bonniers, 5 cents, 80 vergettes, terre à labour, occupeur : Philippe LAMBLIN , rendage:(avec les parcelles 33 et 34) argent:240 Florins , poulets:6 paires, échéance de la première année de bail: St Rémy 1788
Réf. A.D.N. 33H106, H107,H108,H109, H110

Toutes ces terres appartenaient à l abbaye de Marquette. Elles ont été démantelées en 1796 , parcelées et vendues...

Sur le plan d'alignement de la rue de Lille dressé le 15 Octobre 1901, la parcelle 35 correspond à Deux parties:
L'une du carrefour de l abbaye jusqu aux anciens Ets VERLEY
L'autre de ces Ets. jusqu à la mitoyenneté éxistante entre la Grande Malterie Moderne et Lhomme-Sonoco
Rappelons que la Grande Malterie Moderne s'est installée sur ces terres en 1853 , Verley y vint en 1885...
Toute la partie comprise dans le secteur du quartier de l'Abbaye délimitée par la rue du Pont de l'Abbaye , la rue de Lille , la Deûle et la Grande Malterie Moderne a subit une influence constante de la part des entreprises proches : A.R.F. VERLEY et KUHLMANN.
Ainsi dans l'extrait du cadastre de 1905 l'on peut voir , en outre :
L' emplacement des A.R.F. (sans Marly), la ferme qui sera plus tard louée à M. VANDEWOESTYNE , La S.A.M.E. ( ancienne Brasserie des Alliés), quelques maisons rue du Pont de l'Ab baye et rue des Charbonniers . En 1940 on retrouve la même disposition exception faite des A.R.F. dont les bâti ments ont été remaniés.
Les habitations de la rue de Lille en façade de l'usine VERLEY semblent avoir été bâties en même temps que celle-ci. Elles figurent en tous cas sur le cadastre de 1905 (la société VERLEY a été créée en 1885). Aux numéros 154, 158 et 160 elles avaient comme occupants (en 1948) : respectivement , M. Adhémar CARON , chauffeur et concierge des A.R.F. , au 158 : M. Francis DANEL , Employé et au 160 : M. Pierre THEETEN , Employé ( il parti ensuite comme compable agréé 14 rue Jeanne d'Arc à Marquette pour son propre compte)

D'Autres habitations rue de Lille , portant les Numéros 219 , 221 , 223 et 225 et propriétés de MmE VERLEY furent rache tées par l entreprise le 22 Mars 1947 pour un prix global de 120 000F. ( 30 000 par maison) et revendues par la société le 31 Mai 1965... les n° 158 et 160 rue de lille appartenant également à l'usine furent vendus le 28 Juin 1967 pour...
146,56 F.!
Pour rappel les sommes allouées , toujours par "VERLEY" pour la construction d'un Patronage le 1ier Octobre 1909 et surtout 15 000F. pour la construction de l'église N.D. de Lourdes (le 2 Mars 1911) qui éxiste encore...
Les terres à culture louées à M. VANDEWOESTYNE en 1945 (pour l'exemple)l'étaient pour :
Location terrain : petite pâture: du 1ier Juillet 1944 au 30 Juin 1945 300F.
Terrain, jardin : du 1ier Mai 1944 au 30 Avril 1945 : 200F.
Payables au compte de Mme. VERLEY
Grande pâture : du 1ier Janvier 1944 au 30 Juin 1944: 2500F. du 1ier Juillet 1944 au 31 Décembre 1944 : 2500F
Payables au compte joint 1/2 Mme VERLEY , 1/2 M. Pierre CLABAUT
Des maisons contigües à celles appartenant à M. VERLEY et sises rue de Lille N° 165, 167, 169, 205, 207, 209, 211, 213 et 215 appartenaient à Mme CLABAUT en 1945
, à cette date elles étaient louées :
N° 165 Arthur HULET
N° 167 Successeur de Mme. DEGAY
N° 169 HAQUETTE
N° 205 LAETHEM André , LEDE Jeanne Marie
N° 207 ZUINDEAU Henri , THIEBAUT Emilienne*
N° 209 VANTOURHOUDT Maurice , CARON Marie Jeanne
N° 211 TURBIEZ Angélique , LEBLANC Victor
N° 213 LEMAY Louis , ZUINDEAU Cécile
N° 215 DESCAMPS Henri , LEROY Marie

puis , propriétés de M. VERLEY:
N° 217 LAMBLIN Angèle
N° 219 OLIVE Jules
N° 221 SIMOENS puis TALLEU Jean et PHILIPPE Julienne
N° 223 FACHE-DAUCHY Julie
N° 225 MARECAUX Henri et VANHOUTE Marguerite
N° 227 CARNEL puis DEBUSSCHERE Gérard et DEWANKERE Raymonde
N° 229 ZUINDEAU Jules puis VANDENABEELE Emile et VANTOURNOUT Marie

Au 233 résidence de M. CLABAUT Jacques et de Mme. CUVELIER Marie Louise et au 237 résidence de M. VERLEY étaient érigées des "maisons de Maître" nommées dans le quartier "Châteaux VERLEY et Château CLABAUT" Elles furent progressi vement abandonnées et finir en ruines avec les caves inon
dées... elles ont laissé place au groupe scolaire de l'Abbaye...
En 1948 plusieurs personnes y résidaient :
M. EVRARD Joseph , Mme. LAHO Suzanne , M. EVRARD Michel , M. EVRARD Roger , M. EVRARD Jean Claude, M. EVRARD Daniel Mme. LAHO- VERVACKE Clémence...
En 1968 le 237 appartenait à M. Jean MULLIEZ ...

Dernière modification le : 31/10/2006 @ 09:27
Catégorie : Aucune

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